COVID on cherche le pilote

Autant l’arrivée de Mme Wilmes, avec des pouvoirs spéciaux, en début de crise covid, a été rassurante pour le public, les politiques semblaient parler d’une seule voix, autant les tergiversations qui suivirent, les tensions entre les politiques, les différents niveaux de pouvoirs, les instances scientifiques, la communication girouette ont déstabilisé le public.

Cette deuxième vague a pris le pouvoir sur les décideurs et les conseillers. Par manque d’anticipation la panique s’installe, le public se sent mal, les médecins sont aux abois.                 Le barrage a cédé, sauve qui peut !

Les chambres, Régions et Fédérale assistent à cette tragédie du balcon. Les partis et nos élus ne nous rassurent pas. L’école a fait sa rentrée dans une grande instabilité, elle-même malmenée par cette déstabilisation ambiante, incapable de rassurer les enfants et les parents. 

Un niveau d’angoisse s’immisce dans le quotidien des familles, des citoyens. 

Sont apparus différents acteurs de décisions, représentants du peuple, politiques, partis, scientifiques qui externalisent la responsabilité, …  « Ce n’est pas moi, c’est l’autre » comme il est normal que cela se pratique à l’adolescence. 

Avant la pandémie nous pouvions nous réjouir que ces adolescents désertent l’école et occupent la rue pour crier le manque de courage des adultes en charge de la responsabilité face aux problèmes environnementaux. C’est encore du balcon qu’ils ont été regardés presque de façon amusée. 

Mais le pilotage de la société par des ados n’est pas la solution.

Nous les acteurs de santé mentale ne somment pas encore agités comme le sont les infirmières en hôpital, mais nous avons à craindre des réponses sous forme de passages à l’acte comme les décrivent les manuels de pathologie mentale des ados. 

Anticipons, sinon, nous aussi nous serons débordés.  Nous pouvons même craindre que leurs parents les précèdent dans l’expression de ces symptômes. 

Nous pourrions éviter le pire en instaurant rapidement des lieux, des temps de démocratie participative, des temps de paroles, de mobilisations, pilotés dans un climat de travail de groupe, travail communautaire. Nous devons en attendre un effet cathartique et de mobilisation des consciences et des comportements. Les risques les plus grands viendront d’un manque d’échanges ou d’échanges sur les réseaux sociaux ou marchent en tête des esprits peu rassurants.

Luc Fouarge

Président du CRéSaM

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