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Avant de se mettre au travail dans l’aide et le soin

Avant de se mettre au travail dans l’aide et le soin

La qualité des interventions psychosociales ne s’accommode pas facilement de l’addition de compétences. Il s’en faut de peu pour que le collectif fasse obstruction pendant que la direction glisse sur les pentes gestionnaires et managériales.

L’urgence se situe du côté de la reconnaissance des besoins spécifiques du « faire équipe » pour que s’installe la nécessité d’élaborer les approches, les plans de soins dans l’interdisciplinarité, la transversalité et l’interinstitutionnalité. 

Du communautaire, il convient de faire le premier objet de soin de l’institution, une équipe qui prend soin d’elle-même. Faute de quoi, les intervenants, risquent de se précipiter sur la tâche sans que ne se croisent les regards sur l’exercice de la mission. Comme pour se ménager du regard de l’équipe. La mission risque fort de se mettre en œuvre dans l’autoréférencement. 

Les besoins spécifiques du travail en équipe, laissés pour compte, conduiront au burnout.

Je déplore régulièrement le départ de professionnels de grandes qualités que le service a laissé s’épuiser faute de mettre l’exercice de la tiercéité au travail.

Les autorités qui subventionnent ne peuvent déconsidérer cette dimension de la vie institutionnelle plus longtemps. La qualité de l’aide et de soin du public en dépend. Cette culture d’entreprise spécifique au travail d’aide et de santé public est indispensable pour que s’exerce la métabolisation des résonances, du transfert… phénomènes normaux et bienvenus de la relation d’aide. 

Après cette étape, les mesures données par l’évaluation prendront du sens. La mesure viendra en soutien aux services désignés pour offrir au public les aides dont il a besoin. L.F.

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