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Trop d’enfants dans les salles d’attente des psy …

La peur se déguise et conduit nos enfants dans les salles d’attentes des psy

Oui bien sûr, « La peur pervertit les perceptions humaines et asservit les esprits ». A.Pena

L’intranquillité permanente et sourde envahit les ressentiments et le comportement des parents. Les enfants, depuis toujours, épongent les émotions de leurs parents sans qu’aucune commande leur ait été faite en ce sens. Distraire les parents des émois pénibles qui les habitent est une caractéristique des relations enfants/parents.  Bon nombre d’entre eux, parmi les trucs et astuces que bien inconsciemment, ils développent à cette fin, produisent des comportements qui distraient les parents de ces inquiétudes, angoisses qu’ils transpirent. On repérera ces comportements et on pourrait bien leur donner un nom de symptôme. Et voilà, qu’en raison de l’amour qu’ils développent à l’égard de leurs parents, la « machine » les orientera chez des spécialistes… qui parfois se rue dessus sans prise de distance. 

Les milieux professionnels spécialisés du soin ont repéré que de nombreux adolescents à la suite du confinement ont « fugués » en eux-mêmes. Refuge dans l’esprit qui a pu faire penser qu’ils déraillent et les voilà dans les salles d’attentes des consultations. De trop nombreux ont flirté avec le délire et d’autres avec le suicide. Il nous faut faire parler, écouter ces peurs. Je n’observe pas que le monde d’hier meurt pour faire place à un monde nouveau, à une société, à des états plus protecteurs. Les consultations pédopsy pourraient bien déborder encore quelques années. Nous n’avons pas écouté le joueur de pipeau, il conduit nos enfants en troupeau en haut des falaises. Les acteurs de santé mentale doivent lire ces symptômes dans le contexte politique particulier des crises. Ils doivent s’ouvrir à la « politique ». 

Nous devons déplacer le focus du symptôme vers le contexte.

Les acteurs de la SM doivent se déplacer vers l’école pour conforter, soutenir la position des enseignants dans la fonction contenante de l’école  (Tu es le bienvenu avec toutes tes émotions…)

Luc Fouarge

Le Vif du 23 juin 2022

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Le village de la joie

C’est en prenant soin de nos enfants qu’il est possible de changer le monde

Dans ce village épargné du modernisme, les gens vivaient heureux et en bonne santé. L’observateur regardait ces gens s’offrir sans compter des « doudouces » qu’ils sortaient d’un sac qui jamais ne se vidait. 

Intriguée une féepsy tente d’y installer une consultation. Les gens l’accueillent bien comme ils le font avec tout un chacun, elle reçoit, elle aussi, profusion des doudouces… mais personne ne se présente à sa consultation.

Dépitée elle s’adresse à un homme qui contemple avec ravissement son épouse distribuant généreusement ces précieuses gentillesses. La féepsy se penche vers l’oreille du mari et lui suggère qu’il devrait craindre qu’à tant distribuer elle pourrait en manquer pour lui et ses enfants. Mais non, dit-il, nous vivons ainsi depuis toujours, et nous n’avons jamais manqué. 

Elle revint le lendemain et insidieusement relança son interrogation qui mina l’homme.

Il invita sa femme à plus de parcimonie, à une dose de retenue. D’abord surprise, elle commença à compter ces dons pour les réserver à son mari et ses enfants. Elle était moins gaie, et les enfants se mirent en compétition pour obtenir ses gestes tendres et aimants. Le bruit s’était répandu dans les rues du village. Les gens remplaçaient les doudouces par des gestes et parfois même des mots désagréables. 

La consultation ne désemplissait pas. Les enfants devenaient malades et s’échangeaient beaucoup des gestes accompagnés de mots désagréables. 

L’un d’eux dit qu’il se sentait malheureux, un mot qu’ils n’avaient jamais entendu. 

Inquiets, états qu’ils ne connaissaient pas, ils décidèrent de tenir un conseil à l’insu des parents. Le plus ancien de ses enfants se souvenait de cette époque, où jamais les mots maladies, souffrances ne se prononçaient. À l’analyse, ils se souvinrent qu’il était question d’une époque de bien avant, l’arrivée de la fée qui s’enrichissait.

Ils décidèrent de la chasser. Ils se mirent à imiter les parents de cette époque où le mot malheur ne se prononçait pas chez eux. Ils échangèrent entre eux des doudouces sans compter. Ainsi, ils « contaminèrent » les parents qui petit à petit imitèrent les enfants.

Le village retrouva sa beauté, les maladies disparurent, les enfants jouaient, le village de la joie s’échangeait à nouveau des doudouces qui jamais ne venaient à manquer.

Luc Fouarge, interprétation du conte des chaudouxdoux de Cl.Steiner revisité par Salomon Nasielski

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Crises climat et covid==>Jeunesse

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Saturation des salles d’attente pédopsy d’ados suicidaires

Carte blanche pédopsy – Les salles d’attente débordent de la suicidarité ambiante

Bien sûr, sans réserve, je remercie l’initiative des pédopsy sur cette carte blanche à propos des soins qu’il convient d’apporter aux trop nombreux ados qui manifestent des envies suicidaires. 

La saturation des services pédopsy pose les questions de l’orientation vers des aides et soins ad hoc, le recours à la pédopsychiatrie, la médicalisation de problèmes psychosociaux, l’éveil tardif des intervenants psychomédicosociaux sur la dimension politique du soin et de l’éducation. J’apprécie que la carte blanche questionne les mises en œuvre de politiques qui relève du psychomédicosocial, de la protection de la jeunesse et de l’école. Des secteurs qui opèrent sous l’égide de 3 niveaux de pouvoirs. Un découpage politique qui contribue à la difficulté d’ériger des projets pensés et co-construits de façon transversale. Un accord entre les administrations de l’Aide à la Jeunesse (CFWBxl) et de l’AVIQ (RW) débouchait sur les « Jardins pour Tous », enterrés en même temps que l’arrivée de la pandémie. Un par province et une structure faîtière. Localement des rencontres mensuelles inter-sectorielles, multidisciplinaires et interinstitutionnelles apprenaient aux acteurs participants à tricoter du réseau. Des réflexions et pratiques sécurisantes pour les professionnels qui deviennent plus courageux et qui par phénomènes de cascades rejaillissaient sur les publics fragiles. Plus courageux et donc plus « contenants ».

L’insécurité des personnels accrue par la crise sanitaire conduit un peu rapidement les jeunes vers les hôpitaux à la suite de manifestations anxieuses aux allures de dépression.

Solution qui pourrait bien, inconsciemment, avoir pour intention de faire porter par d’autres les inquiétudes qui nous envahissent. Cela correspond, sans doute pas par hasard, au phénomène adolescentaire d’externalisation des responsabilités de ses actes.

Du soin bien sûr est nécessaire MAIS à plusieurs et plus anticipés. C’est là aussi que s’inscrit la dimension politique du soin. 

La tentation de faire porter sur la crise sanitaire cette explosion de l’orientation d’ados vers la pédopsy pourrait nous faire passer à côté des réponses urgentes dont ils ont besoin. La carte blanche nomme l’impact de dysfonctionnements sociétaux. Là elle dit qu’il serait rapide et dangereux d’attribuer la cause de l’explosion de ces orientations à la seule crise sanitaire. La crise agit en montrant les fragilités de l’organisation du vivre ensemble. Ici s’inscrit la dimension politique et éthique du soin. Cette carte blanche, si elle n’est pas relayée, commentée dans l’ensemble des lieux concernés par la construction psychique des jeunes, y compris l’école, augmentera l’effrayant constat de saturations des consultations psychiâtriques. Si l’école n’est pas et ne doit pas devenir un lieu de soin elle a cependant grand besoin de soutien des professionnels spécialisés pour accueillir les jeunes qui manifestent des signes de souffrances, de carences en famille. L’école est le lieu de la première expérience des jeunes avec l’extérieur de la famille. Attention qu’ils n’apprennent à l’école ce qu’ils ont déjà découvert à la maison que les adultes ne peuvent les entendre et qu’il faut les ménager.

Ici aussi s’ouvre la compétence des psy, observateurs privilégiés de la société, dans cette question politique au cœur du soin. Il appartient à l’ensemble des acteurs psychomédicosociaux de parler, commenter et peut-être agir au niveau politique pour augmenter l’accueil de paroles libératrices. Les enseignants, dans cette dimension éducative de leurs pratiques doivent être épaulés pour voir, entre les lignes, ce que les enfants se sont interdit de dire chez eux.

Attention, la leçon que tireront les enfants et les jeunes, de la saturation des services psy sera sans doute de ne pas en rajouter à la détresse des professionnels desquels ils attendent d’être aimé, c’est sans doute ce qu’ils ont appris à la maison. Si non…ils nous faudra apprendre à décoder les comportements passifs qu’ils déploient, il nous faudra apprendre à lire entre les lignes du comportement…mais quand on est là, il est souvent tard.

  • Médicaliser la suicidarité ou l’éclairer d’un regard reconnaissant pour la fonction qu’exerce le jeune qui se débat ?
  • Ne nous donne-t-elle à voir la cécité de la société qui se dirige vers le haut de la falaise ?
  • La réponse ne serait-elle pas d’activer les ressorts politiques d’un avenir sociétal plus (en)viable ?
  • Ne serait-il pas plus juste de soutenir les fonctions « contenantes[1]» de la société plutôt que de « pathologiser » le mal-être de la jeunesse ?

Nous coupons les fils des témoins lumineux du tableau de bord plutôt que de porter secours à la famille, l’école, les mouvements de jeunesse, la culture et le sport pour qu’ils exercent mieux la « contenance » à laquelle font appel les jeunes ?

  • N’est-ce pas de toute cette insécurité, imprévisibilité que nous alerte les jeunes ?

Luc Fouarge

Président du CRéSaM

Janvier 2022


[1] Contenance, « tu es le bienvenu avec toutes tes émotions, je t’écoute, je reste avec toi… »

https://www-lalibre-be.cdn.ampproject.org/c/s/www.lalibre.be/debats/opinions/2022/01/25/des-soignants-seront-ils-obliges-de-choisir-quels-jeunes-sauver-du-suicide-3Q7TE3OWKVEIJOWXHSIBEBDWNE/?outputType=amp

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Catastrophes, les conditions de la résilience

« Réinvestir les lieux sinistrés peut être un acte de résilience »

Comment appréhender le « jour d’après » d’une catastrophe « naturelle » comme celle que vient de subir la Wallonie ? Le Vif + du 22/7/21

Les premières conditions de résilience sont la vérité et la transparence. Il ne s’agit pas d’une catastrophe naturelle, mais  d’un dérèglement induit par l’activité humaine. Si les analystes, les politiques, les communicants… partent de cette réalité, le sentiment d’une prise en compte réaliste par les autorités commencera à être pris au sérieux. La résilience à besoin de tuteurs pour s’exercer. Ce sont les efforts de régulations que doivent assumer les États dans une assemblée mondiale, GIEC…. Au regard de ce que nous venons de subir en Wallonie, en Allemagne, en Chine…, à l’analyse des causes de l’émergence de virus foudroyants, les tuteurs de résiliences sont la certitude que les nations ne permettront pas aux “profits” de démolir la planète que nous habitons. Pendant ce temps-là, ceux-là même qui tirent profit des dernières crises “s’envoient en l’air” pour le fun. Ils produisent activement, s’enrichissent sur les crises. Ils  répondent aux besoins qu’ils nous ont inventés. Ils comptent parmi ceux qui bousculent les équilibres naturels de notre univers, nos tuteurs. On nous enverra des psy mandatés pour adoucir l’impact de ces désordres. Ils anesthésieront nos peurs. Elles sont pourtant nécessaires pour qu’urgemment nous réclamions les régulations indispensables pour que survivent les enfants de nos enfants. 

Ce climat de tricheries avec la réalité irrigue des mécanismes de défenses, de méconnaissances qui nous feront consommer les tranquillisants nécessaires au “bon fonctionnement” de la suicidarité ambiante, lucrative. Empathie et compassion des acteurs  politiques, bien qu’indispensables, si elles ne s’appuient pas sur des mesures radicales ne seront pas crédibles. Luc Fouarge

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La santé mentale du futur

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1/5 Travailleur du psycho-social envisage une réorientation

Le virus n’est pas la cause d’une fuite des travailleurs psycho-sociaux, il est peut-être la goutte…

Des départs se constatent depuis bien avant la crise. Interrogé sur cette question, une personne qualifiée dans des fonctions éducatives et de chef de service plus tard m’en dit ceci ; “ Le modèle managérial, en lien avec la taille de l’institution, s’efforce à adopter des conduites, concepts liés à l’entreprise à finalité commerciale”.

Le management  descendant estropie le temps consacré à l’élaboration des pratiques. Privé de ce temps de co-construction, Cfr Michel Foudriat, le croisement des regards dans l’institution diminue lui aussi. Or, c’est dans ces instants que se métabolisent les ressentis, les émotions à l’égard des situations des personnes accompagnées  et c’est aussi celui de la construction du SENS. Les sociologues, psychologues… qui se sont penchés sur l’étiologie du burnout nous enseignent que la perte de sens est le facteur majeur en cause dans l’épuisement professionnel. 

Les « nécessités » de contenir, comprimer les dépenses réduisent ces temps de “travail en chambre”. Des compétitions malsaines apparaissent dans ces services privés de ces temps d’échanges. Il me semble qu’il s’accroît avec la taille des institutions sociales ou de santé.  Les équipes ressentent le stress des cadres, elles les subissent et sont en délicatesse pour l’évoquer. Un sentiment d’omerta s’installe et grignotte…

Dans nos secteurs de la santé, de l’éducation spécialisée, de l’accompagnement social les processus d ‘évaluation sous tendants des objectifs  de rendement amenuisent ces temps de “perlaboration” en équipe des agressions émotionnelles que vivent les TS desquelles les approches en relation d’aide nous enseignent que nous sommes partie du problème, que nos émotions sont des indicateurs utiles pour exercer dans ces métiers.

Est-ce cela que voulait dire Joseph Rouzel lorsqu’il évoque “l’impossible éducatif” ? Une autre personne concernée par ce choix de départ me confiait: “De la place où je suis je ressens fort bien l’insensé de ce que doit être un impossible labeur”

Le covid n’a fait qu’augmenter un mal être déjà existant en  espaçant les temps de réunion dans les équipes.

Luc Fouarge

https://plus.lesoir.be/371489/article/2021-05-11/un-travailleur-du-secteur-psychosocial-sur-cinq-hesite-changer-de-metier

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L’école au secours de la santé mentale des jeunes

L’école a pour mission de transmettre des savoirs et structurer le temps des jeunes. C’est évident.  Ils se construisent de ces missions. Aujourd’hui la pandémie met en évidence la dimension de la construction psychologique qu’on attend de l’école.

Particulièrement après les déclarations des services pédo-psy, le débordement des consultations psy, l’augmentation des suicides… « On » attend, aujourd’hui, que l’école participe au soin. Cette attente demande que les enseignants soient soutenus dans cette dimension de l’Education pour qu’elle intègre la bonne attention que l’état psychique des jeunes requiert.

Voilà que de l’école, la culture, les sports et les mouvements de jeunesse nous attendons qu’ils, elles accueillent cette charge émotionnelle que retiennent jeunes en manque d’extérieur à la famille.

Ces réponses nécessitent que nous les pensions dans la transversalité des autorités politiques et administratives, dans l’interdisciplinarité. Offrir aux enseignants un accompagnement dans l’exercice de cette accueil est devenu primordial.L.F.

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#Educateur ….accompagnateur… TS…

Un peu en vrac…à la suite d’échanges sur les réseaux

Éducateurs, c’est ainsi qu’on nomme ces professionnels aimants qui accompagnent le quotidien des personnes adultes porteuses d’handicap(s).

Une dénomination qui installe la rencontre dans une infantilisation de la personne.

Comme si la réponse à la dépendance en fait des personnes « régressées ».

Dès lors les humiliations s’enchainent, les attentes se multiplient, la personne se tasse sur elle-même et rentre dans une conformité qui transforme cette noble tâche en asservissement. Et la voilà patiente. Que peut faire d’autre cette personne que d’abandonner l’expression de sa citoyenneté quelle que soit la taille de sa contribution, fusse-t-elle celle du colibri qui apporte aux pompiers sa goutte d’eau pour éteindre le feu ravageur de nos horizons.

Cette idée que certaines personnes auraient besoin d’être éduquées pousse le professionnel dans les positions hautes. De nombreuses fois il rencontre ainsi la « demande » de la personne de se laisser porter, guider… ce qui sera limitant si cet accord implicite perdure au-delà des besoins de la personne. Cela pourrait peser sur le travailleur social qui s’en défendrait. Il pourrait alors devenir rejetant… ou peut-être est-ce dans le rejet qu’elle serait alors perçue. Cet instant s’appelle « la prime ». Elle confirme les positions initiales, de façon désagréable, toxique même de l’une et de l’autre. Une participation des deux dans une méconnaissance, une « complicité » qui dés-sert les deux.

Attirer l’attention sur les postures. Elles en disent long sur la façon d’envisager l’autre, sur la place qui lui est faite, sur un langage limitant, enfermant dans ces postures…. Les réponses doivent se construire dans la transversalité et surtout, avec les personnes accueillies. Finalement, ne sont-ce pas elles, ces personnes, nos employeurs ?

Sommes-nous prêts à accueillir ce que ces personnes nous enseignent sur nous-même, sur la bonne façon de les accompagner ? C’est dans ce « return », dans l’écoute des résonances que nous augmentons nos qualités d’accompagnant, de soignant…

Avec des jeunes, Le Dr Botbol , pédopsychiatre propose que l’éduc se tienne un peu en retrait, derrière le jeune et l’accompagne dans ses nouvelles expérimentations, et de le laisser jubiler du résultat. Lui laissant engranger les gains de ses succès comme le seul auteur. Cela demande à l’éducateur, une forme de discrétion, et l’humilité qui l’envoie jubiler à son tour dans son for intérieur, dans son équipe… Ainsi le jeune se recrée, se crée une image de soi qui l’autonomise, qui le  » sort » de ses dépendances…

Juste un pas en arrière, ce n’est pas loin d’être à côté avec un regard bienveillant et proche, donc. Il y a de la permission et de la protection dans cette position. Posture qui dégage, un peu, la relation de s’enliser dans la rébellion.  Avec notre public, c’est précieux … à adapter selon les âges et les compétences. Bien sur.

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La psychothérapie, pourquoi ?

Se libérer de l’égo

Il se peut que cette construction mentale de l’idée que nous avons de nous-même, notre égo, nous gouverne. De même, nous verrons l’autre dans une construction que nous avons faite d’elle, de lui. De là naissent, se cultivent les ressentiments qui font le lit des conflits, des racismes… et autres …ismes.

Nous avons à découvrir ces adaptations, concessions, sur-adaptations que nous avons faites pour coller à cet égo, si peu nous. 

Dans ce monde de l’image, cette dérive se renforce et nous pourrions privilégier les rencontres qui soutiennent et nourrissent notre égo. Les algorithmes, GAFA sont à l’affût et servent. Il nous ferait acheter des extensions de notre frontière narcissique.

Il nous faut commencer par nous découvrir, tel que nous sommes et que nous même nous ne percevons pas. La quête d’autonomie débute là où nous sommes capables de renoncer à l’image de nous construite pour plaire, pour bénéficier des soins en famille, pour anticiper ou calmer les colères d’un autre.

Quand le dialogue avec l’autre avec lequel nous vivons ne l’autorise pas, parce que les égos de l’un nourrissent celui du compagnon, de la compagne, si la méditation ne suffit pas, la psychothérapie peut nous y aider. Luc F.

A suivre sur #Eckhart_Tolle  https://youtu.be/Wwx7ZtCyrgs