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Lynchage de Quentin à Lyon… politique ? Pas que…

Deux gangs se font face, chacun sur un trottoir de chaque côté de la rue. Ils s’invectivent, s’insultent, se provoquent. Le premier qui pose un pied sur la route a perdu. Là, commence la bastonnade qui se termine par la mort. Les règles, fussent-elles informelles, n’existent plus. Ces jeunes ont besoin qu’on les entraîne à supporter les mots les plus horribles, la performance consistant à ne pas poser le pied sur le macadam. Quels jeux, quelles activités peuvent enseigner cette force ? Celle de ne pas répondre à l’invitation.

L’agression, le meurtre de Quentin est analysé sous l’angle politique dans les médias. La Jeune garde antifasciste, Némésis sont dans le viseur. La Justice devra faire la lumière. Un crime politique, dit-on, sans doute, mais surtout n’arrêtons pas là l’analyse. La dimension sociétale escamote ou ignore l’abord psychologique de la question. Questions dont les réponses pourraient nous aider à contextualiser, à mesurer le chemin que collectivement, nous devons faire. À quels besoins cessons-nous de répondre collectivement ? Je pense en particulier au besoin d’excitation, propre à l’adolescence qui se prolonge. . Qu’est devenue la ritualisation de l’entrée dans l’âge adulte ? Est-ce que la vie sociale répond au besoin de « contenance » de l’adolescence aux apparences joyeuses qui cherchent à se mesurer aux limites ? 

La « contenance » permet l’expression de toutes les émotions dans une force de message bordée. Ainsi, elles sont toutes les bienvenues. N’est-ce pas ce processus qui s’affaiblit ? La scène politique s’exprime sans retenue. Brutalité des discours politiques. Ne sont écoutés que les propos emballés dans la « force », dans la puissance. Ils ne seraient entendus que s’ils contiennent peurs et menaces. Là s’éteint la contenance. Les enfants sont recrutés pour assassiner les gêneurs du narcotrafic, d’autres puisent dans les signes donnés par les extrêmes en politique et en « religion » dans le climat tonitruant des débats, mais aussi dans la crainte des régimes dits démocratiques, les meurtres commis par l’ICE… le climat ambiant ne protègerait pas des excès pulsionnels. Faire de la politique, c’est s’engager à gérer le vivre ensemble. Il devient urgent qu’ils se penchent sur l’affaiblissement de la contenance que la société offre à ces jeunes qui ne trouvent pas les digues. Cette question de « contenance » oblige notre société à tous les niveaux, nous oblige tous. Sans ce regard, on entre dans l’escalade.

Luc Fouarge

A la suite de l’#assassinat de #Quentin Deranque, bouc-émissariser RN et LFI, leur fait cadeau d’une caisse de résonance. C’est aussi et surtout faire l’autruche devant les carences de la République, des citoyens face à la montée de la violence à l’Assemblée, dans les Ecoles, dans la rue… une tâche dont chacun porte une part de responsabilité. La culture ambiante ne fait plus « contenance »… cfr Lynchage ci-dessous

Le discours politique s’appauvrit. Nous attendons un projet de société pour demain. C’est aussi vrai dans les groupes qui se revendiquent d’un radicalisme, de gauche ou de droite. La pauvreté des contenus politiques, le fond sont remplacés par la forme qui devient surpuissante, verbalement violente et dans des actes d’extrêmes violenc es.

L.F.

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… perte d’humanité

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Propos d’un enfant dys

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L’étranger

Personne, personnage et psy

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Amour et soin

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Moins pour mieux

Le sort de l’humanité nous oblige à répondre d’une seule voix aux conséquences des menaces que nous avons portées à la terre. Les scientifiques nous donnent les indications, les moyens d’assurer notre survie sont à notre portée. 

Alors, pourquoi ? 

Des intérêts d’exploitation des ressources de notre univers, à peine cachés derrière les incessantes joutes entre grands de ce monde, semblent bien gouverner la politique mondiale.  

Sommes-nous réduits à compter les points ?

Devons-nous vraiment enrichir les sociétés qui contribuent à l’armement pendant que nous fatiguons nos espérances dans des petites joutes nationales et locales ? 

Vu ainsi, naïvement, je crois que tout tourne bien !

Enfant, j’écoutais les rituels commercialisés par la religion pour trouver un semblant de paix pendant que l’humanité s’attachait à ses sombres business. Puis les pompes à fric ont vendu des antidépresseurs et les gouvernements nous ont offert des séances de psy. Ils sont allés ensuite rechercher Trump qui court derrière le Nobel de la paix. Ça déconne, dieu !

Comment nous réapproprier notre responsabilité, notre pouvoir sans engraisser les actionnaires ? 

En cueillant le fruit de l’arbre de la connaissance, dans la quête de jouissance, l’envie d’en posséder trop pour en faire commerce, nous avons perdu beaucoup de notre humanité.  La terre brûle !

Je lisais ceci : » … si on laisse faire le capitalisme, nos sociétés seront condamnées à retourner à un état de barbarie… » Kōhei Saitō – Moins : La décroissance est une philosophie – Seuil 2021

Je me réveille, j’ouvre les yeux… nous y sommes.

Luc Fouarge

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… après Mélanie

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Ados meurtriers…

Le premier ministre: former le personnel pour repérer, observer et bilanter (psy) l’enfant… et voilà, l’énergie centrée sur l’enfant plutôt que sur la culture, la société, les valeurs qu’épongent les enfants… ajoutons-y une flambée de mesures sécuritaires qui lui rappellent chaque jour qu’il est désigné par la société qui détourne le regard sur la réalité. Non, le problème, c’est peut-être pas les enfants, même si quelques uns vont mal

Les commentateurs évoquent ces enfants qui n’obéissent plus.

Parlons aussi, d’abord, des adultes, parents, intervenants qui doivent apprendre l’obéissance à ces enfants. Examinons cette difficulté à endosser cette responsabilité, l’autorité. J’en entends qui profitent de cette situation pour nous attirer dans l’autoritarisme.

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Aide à mourir

Une aide… inhumaine

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Boualem Sansal reste en prison parce que nous n’aimons pas ce qu’il nous dit… de nous !

Paru en 2021 chez Gallimard, Lettre d’amitié, de respect et de mise en garde aux peuples et aux nations de la terre, Boualem Sansal ose nous dire ce que nous ne vouons pas savoir de nous.

 » …nul d’entre nous, fût-il le fils de Dieu ou son prophètepréféré s’il venait à réssusciter, n’échapperait à la mort. Qu’ont-ils donc tous ces Destructeurs contre la vie qu’ils aient inventé tant de moyens pour la détruire ? Serait-ce que la vie aime la mort et la réclame… » p 85-86

Nous n’aimons pas cette question. Nous n’aimons pas qu’il nous dise que nos croyances fassent partie, comptent parmis les Destructeurs. Nous aimons encore moins découvrir notre responsabilité.

Dans cet ouvrage de 100 pages, il nous invite à nous regarder, exercice de d’honnêteté, de sincérité difficile.

Il s’est voulu concret et nous fait cadeau de ce projet de déclaration universelle qu’il nous adresse ainsi qu’au secrétaire des Nations Unies.

Nous n’aimons tellement pas le miroir qu’il nous présente que nous l’oublions dans sa prison.