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IMP 140 Protection de l' Enfance

Le « care » s’élabore en équipe

Quelle culture d’entreprise, quelle culture d’équipe pour soutenir le « care » dans l’acte professionnel ? 

Notre société était riche, aujourd’hui, elle compte. Les directions sont devenues gestionnaires. Les dépenses en personnels se contractent. Plus avec moins. Les CM sont importants. Les remplacements tardent à venir. L’offre de service annoncée diminue. Le temps de travail d’équipe se rétrécit. Les professionnels se décrivent sous pression. Ce qui conduit aux CM. Le concept de don est conspué. La question du sens ne trouve pas d’échos, pas le temps. Le bien-être des équipes n’est plus le sujet. Les pointeuses interrompent le dialogue, la construction et l’entretien de ce qui fait l’esprit du service, ce qui nourrit spirituellement la personne et le personnel d’effiloche. 

La course atrophie la dimension spirituelle de l’activité. Dans le climat du service, l’acte y perd le « care », cette dimension essentielle du soin dans laquelle se cultive le sens… reste la fiche de paie, maigre. 

Ici s’inscrit la tâche première des cadres. Se faire accompagner pour mettre cette réflexion au travail avec l’équipe. Le développement de cette conscience d’être sujet central dans le service en est l’objectif. L’équipier, complémentaire, devient l’acteur avec lequel se réalise la fusion nécessaire entre l’acte et la découverte de la joie dans sa mise en œuvre. Moi, l’équipe d’abord. Voici la règle éthique, nécessaire et préalable de l’élaboration du soin. 

Souvenez-vous de la période covid. Elle nous rappela que nous sommes indispensables. Mais le bruit de casseroles à 20 :00 s’est bien vite cessé de courir. Trouvons dans cette dévotion, ce culte du soin qui doivent être en permanence au coin du feu un essentiel de la « contenance » que la société nous doit en réponse à notre participation à l’action sociale.

La société ne peut y songer toutes les 4 lunes. Les défections sont nombreuses, le recrutement difficile.

C’est dans l’action, régulièrement sous les spots de la pensée de l’équipe, que nous serons en mesure de faire mieux demain ce que nous faisons déjà très bien, la se cultive la joie.

C’est elle le meilleur recruteur et la formation la plus solide quand on ambitionne de soigner.

Je voyage continuellement au milieu des éducateurs, des soignants. Ils sont si fatigués qu’ils en sont décourageants. Les chaises vides sont nombreuses, les absences pèsent sur ceux qui restent et se fatiguent à leur tour.

Je retiens les recommandations suivantes :

-Réagir, renoncer à participer à l’éclosion et l’installation du ressentiment.

-Confronter, cet échange de cadeaux qui permettent à chacun, à son rythme d’expérimenter la joie.

-Prendre le temps en équipe d’actualiser ses propres recommandations.

-Moi d’abord, quand l’équipe en a fini, aujourd’hui, de se mettre à l’écoute des malaises, alors elle peut se mettre au travail sur l’élaboration du projet de la personne, avec elle.

Les failles sont repérables, les personnes, les enfants également risquent de les alimenter pour faire tourner la « machine » à fabriquer de Quelle culture d’entreprise, quelle culture d’équipe pour soutenir le « care » dans l’acte professionnel ? 

Notre société était riche, aujourd’hui, elle compte. Les directions sont devenues gestionnaires. Les dépenses en personnels se contractent. Plus avec moins. Les CM sont importants. Les remplacements tardent à venir. L’offre de service annoncée diminue. Le temps de travail d’équipe se rétrécit. Les professionnels se décrivent sous pression. Ce qui conduit aux CM. Le concept de don est conspué. La question du sens ne trouve pas d’échos, pas le temps. Le bien-être des équipes n’est plus le sujet. Les pointeuses interrompent le dialogue, la construction et l’entretien de ce qui fait l’esprit du service, ce qui nourrit spirituellement la personne et le personnel d’effiloche. 

La course atrophie la dimension spirituelle de l’activité. Dans le climat du service, l’acte y perd le « care », cette dimension essentielle du soin dans laquelle se cultive le sens… reste la fiche de paie, maigre. 

Ici s’inscrit la tâche première des cadres. Se faire accompagner pour mettre cette réflexion au travail avec l’équipe. Le développement de cette conscience d’être sujet central dans le service en est l’objectif. L’équipier, complémentaire, devient l’acteur avec lequel se réalise la fusion nécessaire entre l’acte et la découverte de la joie dans sa mise en œuvre. Moi, l’équipe d’abord. Voici la règle éthique, nécessaire et préalable de l’élaboration du soin. 

Souvenez-vous de la période covid. Elle nous rappela que nous sommes indispensables. Mais le bruit de casseroles à 20 :00 s’est bien vite cessé de courir. Trouvons dans cette dévotion, ce culte du soin qui doivent être en permanence au coin du feu un essentiel de la « contenance » que la société nous doit en réponse à notre participation à l’action sociale.

La société ne peut y songer toutes les 4 lunes. Les défections sont nombreuses, le recrutement difficile.

C’est dans l’action, régulièrement sous les spots de la pensée de l’équipe, que nous serons en mesure de faire mieux demain ce que nous faisons déjà très bien, la se cultive la joie.

C’est elle le meilleur recruteur et la formation la plus solide quand on ambitionne de soigner.

Je voyage continuellement au milieu des éducateurs, des soignants. Ils sont si fatigués qu’ils en sont décourageants. Les chaises vides sont nombreuses, les absences pèsent sur ceux qui restent et se fatiguent à leur tour.

Je retiens les recommandations suivantes :

-Réagir, renoncer à participer à l’éclosion et l’installation du ressentiment.

-Confronter, cet échange de cadeaux qui permettent à chacun, à son rythme d’expérimenter la joie.

-Prendre le temps en équipe d’actualiser ses propres recommandations.

-Moi d’abord, quand l’équipe en a fini, aujourd’hui, de se mettre à l’écoute des malaises, alors elle peut se mettre au travail sur l’élaboration du projet de la personne, avec elle.

Les failles sont repérables, les personnes, les enfants également risquent de les alimenter pour faire tourner la « machine » à fabriquer de l’homéostasie.

-…

Luc Fouarge.

-…

Luc Fouarge

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en service résidentiel

Spot sur la protection de l’enfance, Rétablir les priorités, par quels regards se sentent envisagés les enfants protégés

Rétablir l’ordre de nos priorités est de nature à alléger les épaules des jeunes accompagnés par des éducateurs, des acteurs de la santé mentale et de justice… d’autant plus, s’ils se parlent vraiment

La question est moins de revaloriser les métiers du social que de soutenir la « bonneveillance » que l’institution doit à ses collaborateurs, la proximité et le soutien que les collaborateurs peuvent échanger, que les institutions partenaires s’adressent entre elles. Un virage culturel entretenu par les pouvoirs locaux. Les politiques passent à côté du sujet… Les intervenants aussi.

En protection de l’enfance, un tel changement démarrait grâce au CTT (Commission technique territoriale en France, Jardin pour tous en Belgique)

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Protection Enfance

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Protection de l’enfance symptome d’un conflit Etat – Département

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Quelle contenance devons-nous aux équipes qui accompagnent des enfants maltraités.

Une démarche contenante,  » tu es le.a bienvenu.e avec toutes tes émotions » dans une équipe qui s’engage à donner, à recevoir, en cadeau,  » Je t’offre à voir de toi ce que tu ne peux voir de toi » dans laquelle toute l’équipe « mouille sa chemise… et si besoin, la suite sera envisagée dans une démarche individuelle. Un rapport à l’éthique, à la responsabilité soutenu par toute l’institution et par les financeurs qui reconnaissent la nécessité de ce temps d’élaboration, en interdisciplinarité, le besoin spécifique de ces équipes.

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Né sale

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… de la souffrance éthique aux drames d’ados protégés

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Après…

Je ne suis plus président du CRéSaM, ni directeur du coga.

Je poursuis des activités comme indépendant dans le domaine de la guidance familiale et l’accompagnement d’équipe.

Hervé Reiss : Cher Luc,
Comme souvent, je partage totalement le contenu de votre article.
Et je ne sais pas si je vais oser tenter de prolonger la réflexion… jusqu’aux formations initiales… ou comment les IRTS et autres centres de formation pourraient mieux contribuer à outiller véritablement les professionnels… notamment les professionnels travaillant en hébergement avec des enfants et adolescents… les outiller sur la question de la thérapeutique du quotidien, et même sur la thérapeutique du lien… pour en finir une fois pour toutes avec la soi disant « juste distance » qui n’a en réalité rien, ou presque, d’éducative…
La première des contenances est à éprouver par un lien de qualité, un lien dans lequel la dimension affective est travaillée… les phénomènes de transfert et de contre-transfert sont parlés… le faire-avec et le tenir ensemble peuvent revenir au cœur de l’action éducative… L’éducatrice et L’éducateur peuvent alors devenir les premiers vecteurs, non seulement du « prendre soin » mais encore pleinement du SOIN…

L.F. Hervé:
Oui, la quotidienneté comme média thérapeutique. C’est aller au delà de l’apprentissage, de l’éducation et la question de la distance, des résonances… c’est la question de l’équipe pluri… Là , l’éduc trouve pour lui la contenance qui fait de son geste, de son émotion, de sa parole … un soin. A cet instant, l’éduc est passé à l’action éducative à la clinique éducative.

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L’enfant aura à faire avec ce qu’on fait de lui

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Quand les cadres s’éloignent trop des équipes éducatives

L’organisation « politique », la taille des institutions, conduisent vers un modèle gestionnaire des institutions d’accueil et de soin dans lesquelles l’exercice de la quotidienneté comme média de soin se noie dans des « ressentiments » qui n’échappent pas au regard des enfants accueillis. Des instants de répétition, lourds de sens, de ce qu’il est fait d’eux.