Nous connaissons l’accélération, syndrome d’une société débordée, asphyxiée par l’information, l’urgence d’accomplissement des tâches, le devoir de rentabilité, la quantophrénie (primat de la quantité sur la qualité).
S’y ajoute le temps de la distraction par la multiplication des médias, la surabondance de règles et de décisions dont le but pourrait bien être de camoufler l’inconsistance, les échecs des décideurs.
Cette stratégie Trumpienne diffuse. Elle nous fait consommateurs passifs et anxieux, déboussolés. Ce processus nous fait avaler des couleuvres.
La news est-elle fake ? La com a désormais la fonction de nous « passifier » (pas s’y fier et nous rendre passifs) là où nous attendons qu’elle nous pacifie. Le discours est-il habité ou est-il produit par l’IA ?
Durant ce temps de sidération, l’IA se gonfle de nos commentaires comme de leurs absences, essoufflés que nous sommes, victimes de la distraction devenue processus d’exercice du pouvoir.
Face à ce syndrome, nous devons apprendre à nos enfants l’écoute, les bonnes marches à suivre pour collectivement élever la discussion, ritualiser le débat, l’accompagner et le conduire vers une augmentation de la conscience d’une intelligence collective qui ne se laisse pas remplacer.
L.F.