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Prendre soin de et à l’école… pour rompre avec le silence

Avec et après les parents, l’école participe à la construction psychique de l’enfant… elle en prend soin.

Construction qui s’élabore sur un lien affectif. L’enseignant n’a-t-il pas le pouvoir de donner  une image complémentaire, nouvelle peut-être, de l’enfant aux parents.

Le sachant, l’enfant voit en lui une personne à qui « plaire ». Il se peut qu’il le place dans la sphère du silence.

L’enfant entre dans cette nouvelle relation en transférant sur le maître, l’enseignant les émois, les affects (+ et -) avec ses croyances sur l’adulte, ses soumissions, ses oppositions passives, ses rebellions… expérimentées en famille.

Cela s’installe « bien malgré soi » pour l’un comme pour l’autre, un lien particulier. Ce qui fait de l’école bien plus qu’un lieu d’éducation et d’instruction, sur lequel elle se replie régulièrement.

La classe est le premier lieu, hors de la famille, qu’intègre l’enfant. Premier lien qui pourra, ou pas, voir, entendre, sentir, lire…toucher du doigt des détresses cachées, secrètes, refoulées.

Elle ne peut y rester sourde.

L’actualité sur les dommages du covid, les (r)éveils de #metooinceste, qu’elle l’accepte ou non, font de l’école le premier lieu après la famille où l’enfant pourrait s’ouvrir et se libérer.

Encore faut-il que le climat s’y prête, les cœurs ouverts et tous les sens, exercés et contenants, sans s’en protéger derrière la fonction enseignante. Qu’elle aime ça ou pas, cela fait de l’école un lieu de l’amont du soin, en cultivant le « prendre soin » de l’enfant dans sa globalité, de l’être « holistique » de l’enfant et des siens.

Cela donne des devoirs aux PO comme aux administrations et politiques de soutenir cette fonction par la formation et par les appuis d’acteurs de santé mentale. L’énergie qu’on y consacrerait pourrait bien baisser sensiblement les épreuves vécues et le coût des soins quand les douleurs dorment trop longtemps au plus profond de l’être.

L.F.

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Ecole et santé mentale par temps de covid

Nous puisons dans nos réserves…si nous ne nous exprimons pas. 

Les psy savent que se retenir mobilise plus d’énergie que de s’exprimer. 

C’est d’ailleurs une des pistes de compréhension de la dépression, retenir la colère conduit à l’épuisement. Ce processus inconscient se repère à l’irritation de l’entourage.

Phénomène nommé « exportation des émotions »

S’ajoute que les enfants durant longtemps protègent la source des réponses à leurs besoins, ils « protègent » leurs parents en  taisant ces émotions qui pourraient en ajouter au stress de leurs parents, ce qui se repèrera par du retrait ou de l’agitation.

Le tout baigne dans un climat d’insécurité, les politiques trainent à affronter, réguler l’économie « sauvage » à l’origine des alertes du GIEC. Discours relayés par de grands adolescents, de jeunes adultes et des grands-parents. 

Le réchauffement climatique et bien d’autres dérives fatiguent les esprits. Et nous suivons le joueur de pipeau qui conduit la population vers la fatigue d’ « être soi ». 

Le terreau riche des GAFA.

Pour ne pas aller nous jeter du haut de la falaise :

  • Nous avons pris soins de nos soignants. Nous leur avons clamé notre gratitude. Aujourd’hui, nous protégeons notre système de soins en respectant depuis un an les mesures de distanciation et d’hygiène qui libèrent peu à peu les services de réanimation.
  • La prochaine étape consiste à mettre en place un « processus contenant », qui autorise l’accueil des émotions les plus morbides, sordides que vit le personnel de l’éducation. Un accueil qui soit modèle de cette expression qu’il faut reproduire dans la classe, premier lieu d’individuation. Un climat qui autorise et soutient l’expression des peurs, des colères, des idées noires de nos enfants dont je vous disais le risque qu’ils protègent leurs parents.

Une destinée soignante qui n’était pas la vocation de l’école. Des relations humaines emballées dans le prendre soin de l’autre. Ceci nécessite que les autorités, liées à l’éducation, proposent un accompagnement des enseignants entre eux et avec le personnel des services ambulatoires de santé mentale, pour autant qu’on leur en donne les moyens, de sorte qu’ils ouvrent les portes de l’usage du verbe pour accueillir l’émotion et ainsi rendre les esprits disponibles.

  • Une école, une classe vecteur de valeurs humaines qui anticipe sur cette nécessité de créer un monde nouveau. Relançons la culture de la communauté éducative, celle où enseignants, parents, PO parlent ensemble des objectifs de formation de nos enfants… pour quelle société ?

Nos enfants qui demain agiront pour faire vivre ce monde nouveau que nous réfléchissons ensemble. Un vaste mouvement d’expression dans la bonneveillance , dans lequel parents et enseignants s’offrent à être le tiers de l’autre et ainsi,  mieux se mettre à l’écoute de l’indicible qui ronge nos enfants.  La libération de la parole par Mmes Kouchner et Brasilliers mettent en avant que près d’un tiers des enfants sont concernés de près ou de loin par les questions indicibles qu’enterre l’inceste. 

Luc

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A l’école, au collège, en famille…lire le conte des chaudoudoux de Claude Steiner

Dans ce village épargné du modernisme les gens vivaient heureux et en bonne santé. L’observateur regardait ces gens s’offrir sans compter des « doudouces » qu’ils sortaient d’un sac qui jamais ne se vidait. Intriguée une féepsy tente d’y installer une consultation. Les gens l’accueillent bien comme ils le font avec tout un chacun, elle reçoit elle aussi profusion des doudouces… mais personne ne se présente à sa consultation.Dépitée elle s’adresse à un homme qui contemple avec ravissement son épouse distribuant généreusement ces précieuses gentillesses.

La féepsy se penche vers l’oreille du mari et lui suggère qu’il devrait craindre qu’à tant distribuer elle pourrait en manquer pour lui et ses enfants. Mais non dit-il, nous vivons ainsi depuis toujours, et nous n’avons jamais manqué. Elle revint le lendemain et insidieusement relança son interrogation qui mina l’homme.Il invita sa femme à plus de parcimonie, à une dose de retenue. D’abord surprise, elle commença à compter ces dons pour les réserver à son mari et ses enfants. Elle était moins gaie, et les enfants se mirent en compétition pour obtenir ses gestes tendres et aimants. Le bruit s’était répendu dans les rues du villages. Les gens remplaçaient les doudouces par des gestes et parfois même des mots désagréables. La consultation ne désemplissait pas. Les enfants devenaient malades et s’échangeaient beaucoup des gestes accompagnés de mots désagréables. 

L’un d’eux dit qu’il se sentait malheureux, un mot qu’ils n’avaient jamais entendus. Inquiets, états qu’ils ne connaissaient pas ils décidèrent de tenir un conseil à l’insu des parents. Le plus ancien de ses enfants se souvenait de cette époque où jamais les mots maladies, souffrances ne se prononçaient. A l’analyse ils se souvinrent qu’il était question d’un époque de bien avant l’arrivée de la fée qui s’enrichissait.Il décidèrent de la chasser. Il se mirent à imiter les parents de cette époque où le mot malheur ne se prononçait pas chez eux. Ils échangèrent entre eux des doudouces sans compter. Ainsi ils « contaminèrent » les parents qui petit à petit imitèrent les enfants.Le village retrouva sa beauté, les maladies disparurent, les enfants jouaient, le village de la joie s’échangeait à nouveau des doudouces qui jamais ne venaient à manquer.

Selon le conte des chaudouxdoux de Cl.Steiner

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L’#école, bien malgré elle, devient aussi un #lieu_de_soin

L’école, bien malgré elle, devient aussi un lieu de soin

Elle est complémentaire à l’éducation familiale. Elle participe à la construction psychique des jeunes.

Cette longue pandémie perturbe cette construction et il est admis aujourd’hui qu’il nous faut craindre des manifestions de troubles, de symptômes psychiatriques. 

Pas question d’attendre qu’elles débordent pour répondre. 

La communauté scolaire est associée à cette attitude soignante dont ils ont besoin. 

Plus que jamais, l’école doit s’équiper sur les terrains de l’instruction, mais aussi de l’éducation, et aujourd’hui du soin. 

L’essentiel de ce temps de soin réside en des temps d’expression émotionnelle. L’expression de sentiments doit être sollicitée, accueillie par les pairs et par les enseignants dans un espace « contenant ». Les émotions les plus désagréables, anxiogènes doivent être autorisées pour qu’elles se disent et qu’elle diminuent ainsi l’impact sur la vie psychique. Accueillir et commenter sans que l’enfant n’ait à se taire parce qu’il protégerait l’adulte d’avoir à entendre les hantises qui le traversent, ou s’installent.

« Le programme ProDAS veut permettre aux jeunes de s’impliquer positivement dans le développement de leur efficience personnelle, de leur confiance en eux-mêmes et de leur compréhension des causes et des effets régissant les relations interpersonnelles. » 

Cette approche pensée pour l’école dès la maternelle aidera l’enseignant à occuper cette place. Cette méthode est expérimentée depuis très longtemps. Elle induit un changement de posture de l’adulte que l’école ne soutient pas forcément surtout si elle se replie sur sa fonction enseignante. Il est donc urgent de leur apporter le soutien qui leur offre à eux aussi cet espace « contenant » dont ils ont besoin comme toutes personnes en charge de soin.

Luc Fouarge

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Alysson, alerte

Béatrice Delvaux, éditorialiste au Soir, évoque le drame en utilisant le concept de glissement. 

La suite d’un trauma, dans ce cas les dommages collatéraux de la pandémie, la  crise économique comme  révélateur… conduit à ce glissement évoqué, agi en suicide ….                       De quoi cet épouvantable drame est le révélateur ?

Cet acte est-il un aboutissement d’une difficulté à vivre ? Est-il symptôme d’une expérience personnelle, est-il signal d’un dérèglement sociétal ? 

Je ne lis pas dans l’âme de cette jeune personne, je ne suis donc pas capable de donner la réponse qu’elle nous donnerait si elle le pouvait encore. 

Le geste désespéré d’Alysson me met au travail sur toutes les hypothèses comme chacun. Politiques ou acteurs de santé mentale, parents ou enseignants, amis ou citoyens nous devons revisiter nos agir à la lumière de cet acte.

Je n’aborde pas la dimension personnelle de ce choix. J’interroge le contexte propice à des passages à l’acte qui nous concernent tous. Ce suicide s’inscrit dans une suicidarité ambiante[1]

Les dérives du système économique, politique sont connues et signalées depuis longtemps. Nous y contribuons en répondant à l‘appel des sirènes du marché, nous élisons des politiques qui méconnaissent les alertes. Nous qualifions les cris des jeunes et des séniors[2] qui font le choix du suicide comme le résultat d’histoires personnelles qui se finissent mal, comme l’aboutissement de dépressions, de pathologies mentales, de glissements… si tout cela n’est pas faux, cela ne peut nous épargner un regard sur les modes de vie auxquels nous participons. 

Le « vivre ensemble » à besoin que nous nous attablions pour le redéfinir. Pour que nous soyons à même d’équiper nos jeunes à construire ce monde nouveau. Il se prépare dès l’école. Après la famille, elle est le premier lieu d’apprentissage de construction du lien, de préparation à exercer l’humanité dans notre environnement, notre économie, l’accès à toutes les richesses, à la culture, à la santé, la formation… 

Une gouvernance ascendante et non pas exclusivement descendante comme l’actuelle crise le dénonce. 

Ce qui « fait santé mentale », ce qui soigne c’est le lien. 

Nous voyons tous venir à grand pas les régimes autoritaires, les dictatures. Le « chacun pour soi » est le terreau des régimes fascisants, le mésusage des réseaux sociaux nous prépare à accueillir ces régimes, les politiques ne s’activent pas à créer ce nouveau monde, ils se (nous) préparent à des dépenses insurmontables pour rattraper l’ancien.

Dans ce contexte qui nous conduit dans le mur, d’autres cris « inaudibles » viendront nous secouer.

Les évoquer, seulement, comme des troubles de la santé mentale, 

les médicaliser participent à cette folle tentative de récupérer ce monde moribond. 

Luc Fouarge, 


[1] https://lucfouarge.com/2020/04/26/pour-en-sortir-parlons-de-cette-suicidarite-mondiale/

[2] Les deux catégories d’âge ou l’ont se suicide le plus

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Santé mentale, le soin est politique

C’est bien plus qu’une mélancolie, qu’une fatigue d’être soi qui conduit au symptôme.        Nos parents, nous -mêmes avons répondus aux sirènes aveuglantes et assourdissantes de l’économie, du capitalisme qui épuise la terre, asphyxie notre atmosphère et déglingue le climat. Le covid 19, et ceux qu’on nous annonce, éclosent dans ce contexte. 

Il en faudra des cadeaux de St Nicolas, de Noël pour illusionner nos enfants, petits-enfants, pour les nourrir d’espoir artificiel et plastifié. 

Le covid révèle la destructivité de notre économie. 

Des lanceurs d’alertes, des scientifiques nous ont avertis depuis très longtemps.                        Mais les sirènes du « marché » en ont étouffé les cris. 

La santé mentale n’a jamais autant occupé les espaces des infos qu’aujourd’hui. 

L’émergence des troubles signale cette dérive sociétale mondiale.                                                Ce qui m’amène à contextualiser ces éruptions pathologiques comme une précieuse et indispensable alerte. Si lesdits malades ne voient pas comment nous nous saisissons de ces avertissements, ils en concluraient que leurs cris ne sont pas assez puissants, que leurs sacrifices ne sont pas à la hauteur. On pourrait voir le taux de suicide, symptôme sociétal, augmenter. 

Je propose que nous accueillions ces témoins, ces personnes dites fragiles, submergées par leurs émotions, en commençant par les remercier des cris qu’elles nous adressent.               Elles attendent que les psys rejoignent les ados dans la rue pour signaler aux gouvernants que le changement de route est urgent si nous voulons atteindre le cap, une société respectueuse des personnes, dans un environnement respecté et soigné. Hors d’un climat soigneux, globale, lesdits patients ne croiront pas en nos bonnes intentions à leur égard parce qu’ils savent notre refus de prendre en compte la réalité. C’est comme une inversion, comme si la maladie était au service de ceux qui ont trouvé les accommodements à l’injustifiable.         Les thérapeutes y perdent leur crédit, et la maladie aux yeux des premiers reste nécessaire. Mon propos est qu’il est illusoire de soigner si le travail sur le contexte sociétal n’est pas pris en soin…. auquel cas, les symptômes restent nécessaires comme soin de ce contexte malade que nous ne lisons pas ou auquel nous avons fait trop de concessions.  

Que les « puissants »    se traitent de fous amplifie cette réflexion. La gouvernance n’a-t-elle pas comme objet de nous aider à vivre en sécurité.                                                                           Si aux dimensions cliniques et éthiques les soignants n’ajoutent pas la dimension politique, la maladie restera utile et nécessaire. 

L.F.

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… un climat suicidaire

Je pense qu’il faut lire les troubles de la santé mentale sur cet arrière fond là.
Une dimension philosophique, politique, un terreau dans lequel germe des mécanismes de défenses, des symptômes tout aussi compréhensibles qu’inadéquats
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COVID on cherche le pilote

Autant l’arrivée de Mme Wilmes, avec des pouvoirs spéciaux, en début de crise covid, a été rassurante pour le public, les politiques semblaient parler d’une seule voix, autant les tergiversations qui suivirent, les tensions entre les politiques, les différents niveaux de pouvoirs, les instances scientifiques, la communication girouette ont déstabilisé le public.

Cette deuxième vague a pris le pouvoir sur les décideurs et les conseillers. Par manque d’anticipation la panique s’installe, le public se sent mal, les médecins sont aux abois.                 Le barrage a cédé, sauve qui peut !

Les chambres, Régions et Fédérale assistent à cette tragédie du balcon. Les partis et nos élus ne nous rassurent pas. L’école a fait sa rentrée dans une grande instabilité, elle-même malmenée par cette déstabilisation ambiante, incapable de rassurer les enfants et les parents. 

Un niveau d’angoisse s’immisce dans le quotidien des familles, des citoyens. 

Sont apparus différents acteurs de décisions, représentants du peuple, politiques, partis, scientifiques qui externalisent la responsabilité, …  « Ce n’est pas moi, c’est l’autre » comme il est normal que cela se pratique à l’adolescence. 

Avant la pandémie nous pouvions nous réjouir que ces adolescents désertent l’école et occupent la rue pour crier le manque de courage des adultes en charge de la responsabilité face aux problèmes environnementaux. C’est encore du balcon qu’ils ont été regardés presque de façon amusée. 

Mais le pilotage de la société par des ados n’est pas la solution.

Nous les acteurs de santé mentale ne somment pas encore agités comme le sont les infirmières en hôpital, mais nous avons à craindre des réponses sous forme de passages à l’acte comme les décrivent les manuels de pathologie mentale des ados. 

Anticipons, sinon, nous aussi nous serons débordés.  Nous pouvons même craindre que leurs parents les précèdent dans l’expression de ces symptômes. 

Nous pourrions éviter le pire en instaurant rapidement des lieux, des temps de démocratie participative, des temps de paroles, de mobilisations, pilotés dans un climat de travail de groupe, travail communautaire. Nous devons en attendre un effet cathartique et de mobilisation des consciences et des comportements. Les risques les plus grands viendront d’un manque d’échanges ou d’échanges sur les réseaux sociaux ou marchent en tête des esprits peu rassurants.

Luc Fouarge

Président du CRéSaM

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L’islamisme n’est pas une religion

L’islamisme n’est pas une religionBien sur comme dans toutes les religions et mouvements spirituels laïcs il y a des dogmatiques qui filent du mauvais coton. En cela, ils ternissent les mouvements desquelles ils se revendiquent. Ici je questionne l’idées que des mouvements terroristes en recherche de pouvoirs, de marchés se déguisent en adeptes de l’Islam, une usurpation d’autorité en quelques sortes.

Sur les réseaux je lis des attentes, odieuses, que les musulmans s’en « excusent ». Adhérents ou non à une religion, quelle qu’elle soit, c’est à nous de répondre en temps que citoyen.

Si nous restons coincés sur la question religieuse, nous ne regarderons pas les tentatives de prises de pouvoir qui se faufilent dans notre dos. La mise à mort cruelle de cet enseignant révèlent que cela fait un bon moment que l’on ose plus critiquer les religions dans l’ école, que l’exercice d’une pensée libre s’y asphyxie.

J’essaye une réponse :

Les musulmans ne peuvent que nous dire que l’islamisme n’a à voir avec l’islam que le costume. Comme l’inquisition de l’ église catholique, et ses terribles assassinats, n’avait rien à voir avec le christianisme. Que le terrorisme n’a rien à voir avec la république, la nation, que la loi et la démocratie nécessitent notre vigilance, celle des journalistes.Que nous plaçons à la tête des gouvernements qui nous protègent, les politiques que nous élisons….

Ces terroristes islamistes ont-ils quelque chose à voir avec les musulmans ? Sans doute assez peu.

Ne fixons pas notre regard dans cette direction, car de l’autre côté, dans notre dos, ceux qui envisagent de tirer profit du terrorisme fourbissent leurs armes, nous risquons de ne pas les voir. Ceux-la recrutent des jouisseurs de violences, des casseurs, des assoiffés de sang encostumés dans des discours « arrangés » et exploitent la perversion à des fins de pouvoir.

Agissons pour avoir dans nos pays des religions dirigées de chez nous, en accord avec nos lois et pas dirigées de contrées lointaines sur lesquelles nos autorités n’ont pas de contrôle. Si nous en avons besoin, que les chapelles laiques, églises, mosquées, synagogues soient sous contrôle démocratique.

Analysons les parcours de ces recrues diaboliques et anticipons. Et, privons les partis extrémistes de l’exploitation de nos trouilles. Et que nos profs n’exercent pas en saignant.

La pensée est en panne. L’émotion se traduit en acte sans en passer par la pensée qui conduirait à une action. Une évacuation de l’émotion. L’intention traduit la différence entre l’acte et l’action. C’est là, que l’école doit opérer anticipativement. Accueillir l’émotion, l’écouter la partager, la contenir donc. C’est ce qu’il y a bien longtemps la méthode Prodas met en exercice dès la grande maternelle. Il convient de restaurer son apprentissage et sa pratique à l’école.

N’est-il pas naïf de s’arrêter à l’étiquette islamiste, (il l’est probablement mais pas que), quand on évoque l’assassin de Samuel Paty . Le « costume » dont on l’affuble, n’est-il pas l’encre de la sèche ? Quel groupe utilise la « folie », la soif de jouissance perverse de telles personnes ? Est ce que cette tentative de prise de pouvoir, d’instances que je n’identifie pas, n’adopte pas les attributs de l’islam comme un camouflage ? Jouer sur la frontière Islam/islamisme sert quelles monstrueuses ambitions de pouvoir ? Ces questions sont assez naïves, j’en conviens, mais je crains que nos sociétés ne s’arment pas contre le danger originel, qu’on se laisse distraire par les formes qu’un ennemi utilise pour avancer masqué en islamiste. La puissance de l’argent…par ex.

Est ce que des puissances, peu religieuses, n’empruntent pas le « costume » de l’islamisme pour s’en prendre à notre démocratie et dans l’avenir gagner des parts de marchés sur nos territoires, en y prenant le pouvoir ? Est ce qu’en restant enfermés dans la lecture d’une déviance, déformation d’une religion, nous ne détournons pas notre attention d’un danger plus grand ? Dans toutes les églises, chapelles, mosquées…nous devons veiller à l’application de nos lois.

Je fais l’hypothèse que ce genre  d’islamiste est à l’Islam ce que les Black Bloc sont au gillets jaunes. Forcément, les GJ rentrent chez eux dépités et freinés quand les BB, derrière eux, ont bouté le feu à la ville. Ils finiraient par ne plus crier leurs misères comme les profs pourraient mettre en veilleuse la critique des djiadistes. Mais oui, je pense aussi, comme le déclare le recteur de la Grande Mosquée, qu’une autre partie des islamistes est une maladie de l’Islam. Ce que je tente de débusquer, c’est quels intérêts de pouvoirs, quels groupes recrutent ces jeunes et arment ces pulsions de mort. Et chez nous quels intérêts se frottent les mains de l’impact de ces atrocités. 

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IMP 140 Société

Il faut prendre soin des soignants

Depuis la pandémie cette évidence est répétée fréquemment.

Dans les services d’accueil résidentiel, plus qu’ailleurs, ce qui apparait comme une vérité basique, reste bien souvent en rade. 

Si le service est accolé à une grosse structure cette carence s’amplifie.

Plus la structure est grosse, hôpitaux, séniories, résidentiels pour personnes, jeunes ou adultes, handicapées, plus les outils de mesure de la rentabilité, les procédures de gestion prennent de la place, plus les écarts entre décideurs et acteurs de soins souffrent de distanciations…plus le « care » est en souffrance. 

Il me semble que le care s’alimente, comme par phénomènes de cascade, des retombées du soin que le gestionnaire, le dirigeant, le directeur donnera (prendra) à ses équipiers. 

Le « machinement » conduit à un renoncement de soi et de l’altérité, ça va de pair, qui affecte d’abord le « prendre soin », le care,  dans  le soin. La mise au service de la machine, logiciel de contrôle, d’évaluation quantitative des soins, ne comptabilise pas l’indispensable entourage du soin par cette humanité dans le geste qui le rend digeste. 

J’observe que la machine n’est pas un sujet de soin dans les équipes qui se mettent à penser la clinique, happées, sidérées par le symptôme, ses variations d’amplitudes. Je fais ici l’hypothèse, que les personnes accompagnées en prennent inconsciemment la mesure, qu’elles jaugent l’insécurité, l’insatisfaction du soignant et réagissent, comme peut-être ils le firent jadis, en distrayant le soignant de cette  préoccupation devenue charge mentale faute d’être lui-même objet de la bonne attention de son institution, sujet d’un « prendre soin » qui rejaillira…ou pas.

Alors oui, amplifions cette découverte qui situe le soignant comme premier sujet de soin de l’institution. 

Luc Fouarge