Jardin Pour Tous (JPT) des réseaux provinciaux (Pedo-psy)

Ce qui différencie le Jardin Pour Tous (JPT) des réseaux provinciaux (Pedo-psy)

JPT, mis en oeuvre à la suite d’accord de coopération entre les administrations de l’Aide à la Jeunesse (CFWBxl), L’AViQ branche Handicap et branche Santé autour des enfants et des jeunes dits « en situation complexe ». Ils ont besoins de réponses concertées, co-construites dans les champs du social et de l’aide à la jeunesse, du handicap et de la santé (Secteur santé mentale).

Un JPT Faitier rassemble des professionnels de ces champs et des JPT Locaux. Le JPT F synthétise les réflexions posées par les groupes locaux. Il est courroie de transmission vers les administrations et cabinets concernés, les JPT Locaux et si besoin le public.

Localement participent les acteurs concernés motivés et volontaires par des échanges sur des bonnes pratiques. Le plus souvent, ces groupes fonctionnent sur le modèle de l’auberge espagnole. Les participants s’enrichissent de bonnes pratiques. Ces groupes sont non-décisionnels, ils n’ont ni mandat ni devoir de représentation, ils n’engagent pas de pratiques concertées, ils n’ont pas d’objectif à atteindre autre que celui de se former, de créer des liens, de connaitre les forces en présence sur le territoire, et mettre en lumière librement les ecueils rencontrés par les participants.

Au JPT C, Charleroi-Centre, les échanges se font à partir d’exposés de situations anonymisées et à propos de thématiques repérées comme problématiques. Les participants adhèrent à une charte de confidentialité et de respect des personnes, présentes et de jeunes et familles évoqués. Les secteurs résidentiels et ambulatoires s’y fréquentent et pourront mieux identifier les besoins pour soutenir cette foi « que mieux tu travailles, plus efficace sera mon action et inversément ». Les éventuels PV n’ont d’autres objectifs que de retenir les questions qui se posent à chacun soucieux d’augmenter son efficience avec et par le croisement des regards. Rentrant dans leurs services, les partenaires pressentis participeront à l’établissement d’un protocole de coopération avec les services identifiés, présents ou pas à la rencontre. Partage d’expériences plus que de l’intervision, ce processus tricote une nouvelle culture de travail dans les champs précités.

Les participants y viennent volontairement dans des aménagements d’horaire avec leurs services qui tirent tout bénéfice de ces rencontres en terme de connaissance de réseaux, de limites et de potentiels d’éventuels partenaires. Il n’y a ni permanent, ni salarié attaché ou détaché, ni contractuel attaché au JPT.

Cette démarche procure le sentiment de participer à un processus créatif qui n’a de compte à rendre qu’à lui-même. Les rencontres sont légères, déchargées de toutes obligations de résultats, elles se pérénisent grâce à l’intérêt qu’elles suscitent, hors cadre réglementaire codifié. Ouvert, le JPT C accueille les personnes « détachées » par les dispositifs de réseaux initiés par la nouvelle politique en pédopsychiatrie. Une participation qui garantit de s’épargner des actions doublons. Les participants ne paient aucune adhésion, il en ressorte avec le sentiment d’augmenter leur formation. La convialité (boissons et sandwich)est offerte par l’administration.

La création des réseaux provinciaux visant l’aide et les soins en santé mentale pour les enfants et adolescents répond à un prescrit gouvernemental relayé par le SPF Santé Publique. Une impulsion de politiques de santé dont les objectifs doivent être atteints: ils sont évaluables et mesurables. Le déploiement de cette politique a pour but une efficacité accrue dans la détection précoce des problématiques d’ordre psychique, leur diagnostic et leur traitement. Il s’agit aussi de favoriser l’inclusion des jeunes concernés dans tous les domaines de vie ainsi que les échanges entre professionnels et la valorisation d’expertise. La priorité est donnée aux soins au plus près du milieu de vie avec l’objectif de limiter le recours aux soins hospitaliers.

Les agents qui en ont la charge sont engagés contractuellement (via des conventions de mise à disposition) pour atteindre les justes et nobles objectifs définis par cette politique qui se veut intersectorielle. Des agents « fils rouges », case-managers sont désignés pour activer des protocoles pensés dans l’inter-institutionalité lors de rencontres décisionnelles. Cette étape suppose une prise de décision qui concernera une personne, un groupe cible…

Les représentants des partenaires des réseaux provinciaux ne choisissent pas de venir ou pas dans les différents groupes et comités mis en place. Ils sont mandatés par leurs institutions et viennent à la hauteur de leurs disponibilités, ils participent (ou pas) aux décisions mettant en œuvre les pratiques de réseau et se retrouveront pour en évaluer les réussites, les écueils…

Participant (ou pas) au JPT Local, l’agent contractuel du réseau peut puiser dans le JPT les ressources qui seront précieuses pour apporter un élément de solutions. Il peut y présenter une situation pour laquelle il souhaiterait d’autres regards et inversément, il peut porter à la connaissance des participants JPT les ressources nouvelles de la province dans les compétences qui sont les siennes.

Au JPT, il est permis de rêver (pas que) en terme de coopération, d’équipement et dans ce rêve peut naitre la créativité.

Le réseau, nous le souhaitons tous , inscrit ses actions dans le réel.

Le JPT ne fera pas face à la famille comme ressource pour faire évoluer une situation.

Le réseau répond au besoin du public tandis que le JPT répond davantage aux besoins des professionnels, et nous savons qu’ils sont en résonnance avec les besoins du public.

JPT et Réseau ont donc des zones de recoupement et la connaissance du terrain nous permet d’identifier des professionnels actifs des deux côtés.

Il serait donc malvenu de mettre ces deux approches en concurence.

Enfin, le JPT ne coûte pas, ne réclame ni subvention ni directive, c’est sa condition d’existence et de succès. Il travaille sur son initiative.

Quoique, de tous petits moyens pour que le JPT F crée un blog ouvert aux JPT L permettraient d’augmenter les échanges d’expériences entre Tournai, Liège et Arlon.

La pratique de réseau prescrit se doit d’être évaluable et devra rendre compte de son activité…mais nous espérons qu’il ne sera pas atteint par une forme de quantophrénie paralysante qui monopoliserait l’énergie de ses agents rémunérés.

Luc Fouarge,

Membre du JPT F et JPT C.

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