L’islamisme n’est pas une religion

L’islamisme n’est pas une religionBien sur comme dans toutes les religions et mouvements spirituels laïcs il y a des dogmatiques qui filent du mauvais coton. En cela, ils ternissent les mouvements desquelles ils se revendiquent. Ici je questionne l’idées que des mouvements terroristes en recherche de pouvoirs, de marchés se déguisent en adeptes de l’Islam, une usurpation d’autorité en quelques sortes.

Sur les réseaux je lis des attentes, odieuses, que les musulmans s’en « excusent ». Adhérents ou non à une religion, quelle qu’elle soit, c’est à nous de répondre en temps que citoyen.

Si nous restons coincés sur la question religieuse, nous ne regarderons pas les tentatives de prises de pouvoir qui se faufilent dans notre dos. La mise à mort cruelle de cet enseignant révèlent que cela fait un bon moment que l’on ose plus critiquer les religions dans l’ école, que l’exercice d’une pensée libre s’y asphyxie.

J’essaye une réponse :

Les musulmans ne peuvent que nous dire que l’islamisme n’a à voir avec l’islam que le costume. Comme l’inquisition de l’ église catholique, et ses terribles assassinats, n’avait rien à voir avec le christianisme. Que le terrorisme n’a rien à voir avec la république, la nation, que la loi et la démocratie nécessitent notre vigilance, celle des journalistes.Que nous plaçons à la tête des gouvernements qui nous protègent, les politiques que nous élisons….

Ces terroristes islamistes ont-ils quelque chose à voir avec les musulmans ? Sans doute assez peu.

Ne fixons pas notre regard dans cette direction, car de l’autre côté, dans notre dos, ceux qui envisagent de tirer profit du terrorisme fourbissent leurs armes, nous risquons de ne pas les voir. Ceux-la recrutent des jouisseurs de violences, des casseurs, des assoiffés de sang encostumés dans des discours « arrangés » et exploitent la perversion à des fins de pouvoir.

Agissons pour avoir dans nos pays des religions dirigées de chez nous, en accord avec nos lois et pas dirigées de contrées lointaines sur lesquelles nos autorités n’ont pas de contrôle. Si nous en avons besoin, que les chapelles laiques, églises, mosquées, synagogues soient sous contrôle démocratique.

Analysons les parcours de ces recrues diaboliques et anticipons. Et, privons les partis extrémistes de l’exploitation de nos trouilles. Et que nos profs n’exercent pas en saignant.

La pensée est en panne. L’émotion se traduit en acte sans en passer par la pensée qui conduirait à une action. Une évacuation de l’émotion. L’intention traduit la différence entre l’acte et l’action. C’est là, que l’école doit opérer anticipativement. Accueillir l’émotion, l’écouter la partager, la contenir donc. C’est ce qu’il y a bien longtemps la méthode Prodas met en exercice dès la grande maternelle. Il convient de restaurer son apprentissage et sa pratique à l’école.

N’est-il pas naïf de s’arrêter à l’étiquette islamiste, (il l’est probablement mais pas que), quand on évoque l’assassin de Samuel Paty . Le « costume » dont on l’affuble, n’est-il pas l’encre de la sèche ? Quel groupe utilise la « folie », la soif de jouissance perverse de telles personnes ? Est ce que cette tentative de prise de pouvoir, d’instances que je n’identifie pas, n’adopte pas les attributs de l’islam comme un camouflage ? Jouer sur la frontière Islam/islamisme sert quelles monstrueuses ambitions de pouvoir ? Ces questions sont assez naïves, j’en conviens, mais je crains que nos sociétés ne s’arment pas contre le danger originel, qu’on se laisse distraire par les formes qu’un ennemi utilise pour avancer masqué en islamiste. La puissance de l’argent…par ex.

Est ce que des puissances, peu religieuses, n’empruntent pas le « costume » de l’islamisme pour s’en prendre à notre démocratie et dans l’avenir gagner des parts de marchés sur nos territoires, en y prenant le pouvoir ? Est ce qu’en restant enfermés dans la lecture d’une déviance, déformation d’une religion, nous ne détournons pas notre attention d’un danger plus grand ? Dans toutes les églises, chapelles, mosquées…nous devons veiller à l’application de nos lois.

Je fais l’hypothèse que ce genre  d’islamiste est à l’Islam ce que les Black Bloc sont au gillets jaunes. Forcément, les GJ rentrent chez eux dépités et freinés quand les BB, derrière eux, ont bouté le feu à la ville. Ils finiraient par ne plus crier leurs misères comme les profs pourraient mettre en veilleuse la critique des djiadistes. Mais oui, je pense aussi, comme le déclare le recteur de la Grande Mosquée, qu’une autre partie des islamistes est une maladie de l’Islam. Ce que je tente de débusquer, c’est quels intérêts de pouvoirs, quels groupes recrutent ces jeunes et arment ces pulsions de mort. Et chez nous quels intérêts se frottent les mains de l’impact de ces atrocités. 

Cet article a été publié dans Société. Ajoutez ce permalien à vos favoris.

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur la façon dont les données de vos commentaires sont traitées.