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Nous habituer

Juste un peu avant 07:00 le bruit d’un avion me réveille. A peine le bruit s’est-il éloigné que j’en entends un autre se pointer à l’horizon sonore. Une minute, c’est la durée de ce bruit qui vole au-dessus de nos têtes. Il est 07:09, le huitième s’éloigne. La veille, un peu au-delà des 01:00 j’en entendais encore un. 

Nous habituer à ce qui nous fait mal, à petit feu. Nous habituer pour que nous ne le sachions plus. Pour que l’économie tourne, nous habituer au bruit, à l‘air que nous respirons, à l’eau que nous buvons, aux légumes et à la viande… nous habituer aux désastres du changement climatique que cette même économie induit, nous habituer aux pluies dévastatrices, et au soleil qui tue. 

Nous habituer à l’impuissance des élus qui sont proches de nous. 

L’habitude prise, notre corps souffre et nous ne le savons plus. Réveiller nos perceptions, ôter la sourdine de nos douleurs, les porter dans les lieux de décisions devraient être la première préoccupation des politiques locaux attentifs à la santé de la population, même et surtout si le pouvoir de décider appartient à d’autres sphères politiques.

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Revisiter la hiérarchie des valeurs

Revisiter la hiérarchie des valeurs qui nous animent.

Samedi. Juste un peu avant 07 :00 le bruit d’un avion me réveille. A peine le bruit s’est il éloigné que j’en entends un autre se pointer à l’horizon sonore. Une minute, c’est la durée de ce bruit qui vole au-dessus de nos têtes. Il est 07 :06, le troisième s’éloigne. La veille, un peu au-delà des 23 :00 j’en entendais encore un. 

Il nous est demandé de nous habituer. Et nous nous habituons à nous « habituer ».

Oui, me répond le Messenger de la ville de Thuin, renseignements pris auprès d’un aiguilleur du ciel : 

Nous pouvons donc constater qu’il y a une augmentation de 14% de l’activité de l’aéroport de Charleroi. En 2024, l’aéroport de Charleroi Bruxelles-Sud a enregistré 9,57 millions de passagers, répond mon interlocuteur.trice. Après m’avoir répondu une première fois que la ville n’est pas compétente en cette matière, ce que bien sûr, je sais.

Je suis averti qu’en période estivale le trafic augmente.

Le questionnement que je désire partager avec mes concitoyens thudiniens est la protection que nos autorités locales nous assurent, alors que bon nombre d’entre elles, sont gérées par d’autres niveaux de la lasagne belge.

Nous habituer à ce qui nous fait mal, à petit feu. Nous habituer pour que nous ne le sachions plus. Pour que l’économie tourne, nous habituer au bruit, à l‘air que nous respirons, à l’eau que nous buvons, aux légumes et à la viande… nous habituer aux désastres du changement climatique que cette même économie induit, nous habituer aux pluies dévastatrices, et au soleil qui tue. 

Nous habituer à l’impuissance des élus qui sont proches de nous. Ne sommes-nous pas en droit d’attendre qu’ils saisissent leurs pairs nichés dans les autres sphères politiques.

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Cent jours avant les élections 2024

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Burnout et homéostasie

En apportant mon aide, qu’est-ce que, sans le savoir, je soigne chez moi ?  Est-ce que le soin que j’apporte est libérateur pour l’autre ? et pour moi.  Cette part d’ombre du travail psychosocial, faute d’être prise en compte par les services est génératrice des malaises des intervenants psychosociaux. 

Là, l’institution enclenche le processus de « burnoutisation » des accompagnants. 

Et là, se fige le cheminement vers plus d’autonomie et de liberté du public. 

Enfin, là, se coconstruit l’homéostasie pour les uns et pour les autres de façon non consciente.

Le malaise du TS abandonné à lui-même est qualifié d’un manque de distance professionnelle, là où devrait intervenir la « contenance institutionnelle ».  Bien malgré eux, les intervenants psychosociaux, privés du regard tiers de leur équipe, deviennent partenaires des dysfonctionnements perçus et ciblés par les projets institutionnels.

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Il est où ce monde nouveau qu’annonçait le covid ?

« Il n’y a pas eu autant de guerres, partout dans le monde, depuis la seconde guerre mondiale ». Est-ce parce qu’elles créent de l’économie, qu’elles enrichissent, parce qu’elles conduisent l’humanité vers « son destin », la #suicidarité évoquée par Antonio Guterres, secrétaire général de l’ONU, parce qu’elles nous distraient des horreurs environnementales et climatiques que nous créons, …. ?

L’escalade dans l’horreur, les images « sensationnelles » qui tournent en boucle, les justifications « pseudos rationnelles » clivantes, les riches plus riches, les pauvres plus pauvres, le sud qui envie le nord, le nord qui exploite le sud, les effets collatéraux maquillés jusqu’à les banaliser…

Les #enfants premières victimes, la #pédopsy qui ne désemplit pas, les soignants qui s’en vont… 

Les politiques qui se cachent derrière les scientifiques, les élus qui ne représentent plus, qui se décrédibilisent, les extrêmes qui font le plein de voix, des propos aux allures idéologiques qui occupent l’avant-scène, les nouvelles participations qui s’essoufflent…  

 Accélération, fuite en avant de la modernité, dit Hartmut Rosa, comme si l’histoire ne contrôlait plus rien, un autre versant de l’anthropocène, la machine s’affole… géopolitique et climat génèrent une atmosphère anxiogène, peu respirable.

Ce fond anxieux s’incruste, insidieusement, signe que nous nous défendons si nous l’écoutons… mais on nous oriente vers des soins qui étouffent, éteignent l’angoisse à coup de psy… et nous gérons en coupant les fils des témoins de notre tableau de bord.

L’école, assignée à produire du même, par ces mêmes qui coupent les fils, n’est pas encore ce lieu de construction du monde nouveau qu’on nous faisait miroiter durant la crise covid. 

Par phénomène d’homéostasie, ce glissement non-conscient de renoncer au changement, nous n’écoutons pas les rebelles, qui se discréditent, hélas,  tout seuls. Nous savons tous qu’il faudrait faire de la politique autrement, les ornières sont profondes.

Renoncer est notre cancer, réagir, notre espérance, est sans doute notre salut, à porter et partager dans les secteurs associatifs… ce qui peut transformer le politique. L.F.

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Famille et école… changer de route

Il est établi que la perte de sens est précurseur des phénomènes de burnout.

On en rencontre des signes chez les adolescents… bientôt chez les enfants.

Les réponses à cette alerte ne semblent pas avoir grand effet sur les signes avant-coureurs que constatent les acteurs sociaux, éducatifs et de la santé mentale.

On ne cible pas l’origine de ces constats en élargissant l’accès aux soins des ados et des enfants, même s’il est utile de le faire, j’en conviens avec vous.

Cap, route, point. Les clés de la navigation. Le cap que collectivement, nous souhaitons atteindre est probablement le bon. Le point nous dit que nous n’en prenons pas la direction. Il nous appartient de changer de route. Cela demande une (re)mobilisation des jeunes, de leurs parents, de leurs éducateurs et enseignants. La génération active, aujourd’hui, résiste à changer de route. 

Si on accepte que l’école n’est pas l’affaire des seuls enseignants, que la formation humaine et humaniste n’est pas du seul ressort des parents, que le court-termisme des politiques ne nous guide pas sur de nouvelles routes… je propose que la mobilisation des jeunes entame cette recherche, soutenus par les familles et par l’école. 

Qu’à l’école, familles, jeunes, enseignants se mettent à table pour répondre ensemble, pas à pas, à la description de la société que nous voulons pour demain, le cap. Qu’ensemble, ils pensent les routes à emprunter et celles qu’il faut écarter des programmes. Une mobilisation qui s’engage à soutenir les jeunes sur les chemins que nous avons refusés parce que nous avons « acheté » les délires de sociétés qui s’en enrichissent, nous précipitent dans les dérèglements et crises, nous conduisent dans le mur. 

Un processus qui met fin aux inutiles rivalités parent/enseignant, convaincus que mieux les uns réussissent, mieux les autres progresseront. Une interdépendance indispensable que les signes écologiques, climatiques, économiques, sociaux, de justice et de santé rendent urgente. Le changement de route est conditionné par cette réussite.

Des chantiers qui nous sortent d’un exercice de la démocratie limitée à l’élection. Une responsabilité, une intelligence collective. C’est le prix à payer pour sortir de l’ornière qui conduit nos ados dans les consultations. Un changement de route sur lequel il faudra faire le point fréquemment pour réussir l’urgent changement de route que nous imposent les signes cliniques de la terre, ce navire, que nous empruntons.

Nous trouverons le ressort de la sortie de l’éco anxiété dans des rencontres, des croisements de regards, dans les appartenances, dans la transmission générationnelle… dans une prise en mains de nos compétences, du pouvoirs que nous avons sur nous-mêmes, les rapports que nous entretenons… une dynamique démocratique qui inquiètent les partis, éveillent la curiosité des financiers… je crains l’abus de soins prodigués par des dispositions politiques, contrôle social qui rabote les symptômes pour que perdure le gout du jour qui nous endort.

Court-termisme du politique, lobbying de grandes entreprises, financiarisation de l’économie… les questions climatiques et environnementalistes progresseront à l’initiative des populations. Les Associations et ONG sont de réels supports. 

L’éco anxiété, celle que la jeunesse éponge* chez leurs ainés qui poursuivent leurs routes vers des crises et catastrophes, prend différentes formes dont certaines s’apparenteront à des troubles de santé mentale. Ils seront soignés comme tel. On ne leur dira sans doute pas que les réactions adaptatives aux inquiétudes qui plânent chez eux en est à l’origine, et qu’il s’agit donc d’orienter justement les désarrois ombrent leur jeunesse. 

En débattre en famille, avec l’école, jettera les bases de nouvelles réflexions sur l’état de notre monde. Coup double, si le processus d’élaboration de la pensée sort des lieux qui confisquent les solutions que l’on ostracise dans les sphères qui veulent pérenniser enrichissement et confort. 

*Par des symptômes qui mobilisent loin de cette maison qui brule et que nous regardons ailleurs

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« burnout » Symptôme de l’institution… de la quête de performance

« Tout échec social est d’abord perçu comme un échec individuel ». David Van Reybrouck. 

Les mécanismes institutionnels y conduisent. Une forme de mécanisme de défense de l’institution en peine dans la réalisation de sa mission. Les collaborateurs en perdent le sens et pourraient choir dans la falaise du #burnout.

Le burnout nous est présenté comme un diagnostic. Ce faisant, les soignants aident la personne à gratter la terre de l’intrapsychique. Et voilà une charge supplémentaire qui pèse sur l’âme de la personne. Si nous sommes d’accord sur cette idée que la perte de sens en est à l’origine, pourquoi ne pas orienter les actions de soins sur le contexte… et, si besoin, plus tard se lancer dans une tentative d’éclairer la personne par un regard sur sa construction psychique. 

Un processus d’aide qui fait perdurer la « machine » * destructrice qui nécessiterait d’être modifiée, abandonnée…

La culture d’équipe, sera favorable ou pas à l’exercice d’une éthique de la tiercéité. Cet indispensable rencontre dans l’équipe qui protège le public des résonances, transferts auto-référencement…. et les équipiers et qui agit, si elle y est encourragée, sur l’institution.

Deux dimensions institutionnelles qui se font écho, qui, si elles sont négligées, conduisent la personne à participer à ce qui la blesse. Une mise à l’épreuve de soi…qui ferait oublier le regard sur la « Machine » toxique, dans cette configuration, la quête de l’accomplissement de soi conduit à une obéissance usante.

Cela aboutit à une mésestime de soi… Il faudra se réveiller avec l’aide d’un thérapeute individuel et d’un superviseur d’équipe pour faire la lecture des dysfonctionnements de la « machine ».

 L’accomplissement de soi doit donc être une tâche prioritaire de l’institution et des collaborateurs. Comme par phénomène de cascade c’est de là que se spécialisera la relation d’aide et de soin dans le respect des intervenats et du public.

« Moi, d’abord »… est le positionnement de l’équipe et de son institution qui autorisera, par la suite, de parler des personnes que nous avons mission d’aider. Une éthique du soin qui n’autorise les interventions que si le service et ses collaborateurs se portent bien.

Le soutien de la superstructure est indispensable pour que cette priorité précède les actions de la mission dont la relation d’aide est à l’avant-plan. La superstructure doit en priorité faire le point sur la managérisation qu’elle exerce ou laisse s’exercer par des cadres qui trop souvent sont chutte sous leurs seuil d’incompétence parceque élévés au delà leurs compétences (Principe de Peeter). Ils sont les premiers à avoir besoin de ce regard bienveillant et structrant. Sans cela ils prennent le chemin du burnout et y conduisent leurs collaborateurs. 

Les secteurs concernés sont subsidiés par différents niveaux de pouvoirs gérés par des politiques ultra libérales. L’état de la situation actuelle, avec son lot de défections chez les intervenants, ne semble pas encore suffisamment critique… et pourtant… mes activités m’amènent à avoir connaissances de drames épouvantables tant chez les professionnels qu’au sein du public. Si éthique et politique ne s’harmonisent pas, la clinique restera en deçà des besoins de la population. L.F.

* Faute de travail sur elle même, avec ses collaborateurs, le service, l’institution, à son insu, s’emballe, ne se regarde plus…et devient « machine ».

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Eco-anxiété

Les mots dits préviennent l’angoisse

Canicules, incendies, inondations…, décompte de la mortalité… inquiétudes que les grands ados, les adultes mesurent à chaque JT… Ils ont les mots, le décodage des scientifiques, les rationalisations, mentalisations… autour d’eux. Les enfants épongent les inquiétudes ambiantes, font le plein d’inquiétudes qui ambiancent leurs foyers. 

Ils stockent des émotions qui ne se relient pas à de la pensée. L’abus d’inquiétudes, sans lien avec leurs origines, devient angoisse, sans conscientisation du phénomène et sans communication adaptée. Ils ingèrent, ils ne le savent pas, ils en avait déjà fait le plein avec le covid. Une force limitante s’installe durablement. Nous, parents, éducateurs, enseignants, devons aller au-devant d’eux, avec les bons mots, pour freiner ce processus morbide dont nous n’avons pour l’instant que de, faibles signes d’alerte. Sans cela, ils aborderont un réel difficile, englués de ces angoisses dont ils n’ont rien à dire. Leur adolescence s’exprimera dans une caisse de résonance que nous ne comprendrons pas, et nous serons en difficulté pour contenir l’expression d’un inconfort qu’ils n’identifient pas. L’école sera aux premières loges. La voilà première ligne pour prévenir de troubles de la santé mentale. Elle est le premier espace social hors de la famille qui peut apporter des réponses préventives et soignantes. Pour cela, les acteurs de santé mentale et les PMS doivent venir au secours des enseignants qui seront confrontés à des questions sur lesquelles l’école normale ne les a pas préparé. En cercle de parole, accueillir et contenir les émotions indicibles deviendra un moment important si les enseignants sont soutenus dans cette démarche d’écoute salvatrice. L.F.

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Nanterre, le meurtre

Ce policier a fait perdre son gang. 

Dans quelques quartiers, des bandes rivales se mesurent. Chacune sur leur trottoir, elles lancent les pires insultes à l’autre. Perdra la bande qui mettra la première un pied dans la rue, elle devient celle qui a commencé. Ce qui « autorise » la sanglante riposte. 

Ce policier de Nanterre n’y a pas assez joué, il a mis sa main sur la crosse en interpelant Nahel. C’est le pied de la bande rivale qui se pose sur la rue. Un geste inutile dans ce contexte… le reste est prévisible… escalade dans les réactions de prestance.

Particulièrement quand on aborde des ados qui manquent de limites, il faut être entrainé au self contrôle. Pour cela, il faudrait des salles d’entrainement particulières. 

La responsabilité de laisser un policier insuffisamment passé par cette salle faire des interpellations avec une arme à la ceinture incombe à sa hiérarchie. 

La réaction de prestance dans la rue est une donnée connue à anticiper. 

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Ces voix qui font obstacle…

Il y a dans ta tête des voix qui se font entendre, tu apprends à couper le son, à faire taire celle de tes parents, pas les vrais, ceux que tu cultives dans ta tête et qui te limitent…, c’est toi qui le fais… Si tu allais marcher dans la nature, les bois, les campagnes sans trop chercher à découvrir si elle est belle… en laissant la nature te révéler combien tu l’es.

…. comme sur les chemins de St Jacques… pour te découvrir dans ta capacité de t’accueillir, toi, tes émotions, les plus désagréables aussi, celles dont « on » te disait que tu devais les réfréner.

Et, cesser de lutter, c’est épuisant et inutile, mais plutôt développer cette compassion pour les conneries que tu as ingérées, bien malgré toi :  » tu as fait avec ce que tu pouvais à cet âge ou tu n’avais pas encore cessé de désirer, avant tout, de leur plaire…, à plaire à tes parents que tu as construits dans ta tête. L.F.