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IMP 140 Protection de l' Enfance

L’écrit pour métaboliser…

Dans les commissions enfance de l’ASE, le temps ne donne pas la place à cet échange en équipe qui vise le « prendre soin » des TS à travers la relecture du moment passé avec le public.

Dans les services et les institutions, le plus souvent, la capacité contenante du chef de service, non initié à cette dimension, n’autorise pas cette culture que je qualifie d’intervision.

Un des sentiments les plus exprimés est la solitude. Sentiment qui freine l’acte de penser l’action éducative sous le regard bienveillant de l’équipe. Cela conduit progressivement à la défection des TS….ou, à son blindage qui conduira au CM.

En présence et avec le soutien des cadres, la supervision installe l’exercice de la fonction tiers, fonction phorique dirait le Dr Delion.

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Soin et productivisme

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Le temps des pros, le temps du public

L’indignation s’achève dans l’action. Communications, rencontres… un « atelier Mots » qui soutient, contient, libère, déclenche et permet une prise en main par la personne de sa dignité. Une efficacité qui Fleury si les pros ne s’enlisent pas dans le ressentiment. Cela devient soin tant pour les pros que pour le public. Une éthique du soin. Cynthia Fleury, encore elle, nous dit : Le soin est un humanisme.

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de l’origine de la gloire de Trump… et compères

Ma réflexion porte sur les résonances entre le personnage de Trump et une attente inconsciente de la population. Il a saisi cette faille du public grâce à ces années d’animateur TV… et Musk, est également un champion

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Empathie et soin

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Santiago, enlevé ?

Santiago.

Les parents en avaient toujours la garde, retrouvé, langé, biberonné, ayant pris du poids… Que s’est-il passé, ou pas, entre l’hôpital et les parents avant qu’ils ne l’emmènent ?
Dans les heures qui suivent son départ de l’hôpital, les médias, Justice et police parlent d’enlèvement.
Que s’est-il passé après l’accouchement ? Comment se sont-ils parlé, personnel hospitalier et parents… jusque là, je n’en sais rien, mais je sais que dans une partie de la population, l’évocation d’une aide par les services sociaux est vécue comme une menace, un pas dans la direction du retrait de l’enfant de sa famille, ce qui immanquablement est ressenti comme un enlèvement.
J’ai rencontré des familles luttant pour récupérer la garde de leur enfant, à la suite d’une demande de soutien par la famille.
J’ai aussi rencontré des parents, parfois un peu rustres, dans la façon d’exprimer leurs inquiétudes. Réactions tout de suite classifiées comme de l’hostilité à l’égard des services et un refus de se faire aider. Le « risque de danger » s’appuyant alors sur la peur de l’intervenant social. À l’analyse, on retrouve comme point commun entre ces situations de placement la solitude du TS. C’est une des thèses défendues par la réalisatrice @DelphineDoliget, dans « Rien à perdre ».
L’absence de triangulation, c’est donc l’institution de protection qui est la cause de placements abusifs. Il faut des mois, parfois plus, pour qu’un moment de honte, du service, passe… et le placement perdure. Il ne peut que se vivre dans la colère, dans ce cas, il ne soigne pas, il détruit.

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Mécanismes défentiels et collectif d’accueil

Accompagner des enfants, des adultes avec des troubles du comportement expose les intervenants à se faire toucher dans des zones d’ombre de leur personnalité. Processus normal, difficile à vivre qui rend ce professionnel dépendant de son équipe pour en prendre conscience. Quand ce n’est pas le cas, une réponse sur le mode action/réaction est très probable. Parfois, cette forme d’aveuglement s’empare de toute une équipe, voir d’un service. Ce qui indigne le tiers s’est petit à petit installé en système.

Rien d’anormal toujours. Ce qui le devient, c’est que cette réalité institutionnelle reste en l’état, ne fait pas l’objet d’un travail d’analyse à l’interne ou avec l’aide d’un superviseur. Le service devient vite complémentaire des « pathologies » des personnes accueillies, qui ont tout loisir d’y pêcher des confirmations toxiques de l’image qu’elles ont d’elles-mêmes.

Une complémentarité qui n’est évitée que si la culture institutionnelle permet et soutient ce que les analystes transactionnels décrivent de la confrontation[1] saine. 

Hors de cette culture d’entreprise la personne qui s’autorise une telle attitude, indispensable à la construction d’une clinique éducative, est perçue comme le sont souvent les lanceurs d’alerte, menaçant l’équilibre du service. L’équipe se protège plus   que les personnes accueillies.

Devenu « lanceur d’alerte » cette personne menaçante pourrait bien faire l’objet d’une inquisition, d’une mise en lumière de ses failles. Elle pourrait bien renoncer à sa démarche, toute salutaire qu’elle soit pour sauver sa peau.

Processus qui « satisfait » l’équipe et leurs encadrants. Les premiers cachant leur inertie, les seconds reculant face au manquement, à la violence dénoncée. Le message empathique dudit lanceur d’alerte dévie les uns et les autres de réalités désagréables, insupportables.

J’observe ces dérives, ces dérapages dans les services où les valeurs d’engagement, de courage sont ringardisées, on y dit même qu’elles sont des instruments d’exploitation des « boites[2] ». L.F.


[1] Confrontation saine : je te donne à voir de toi ce que tu ne peux voir de toi-même, je t’en fais cadeau.

[2] Boite : vocabulaire largement utilisé dans des services perdent le sens de « prendre soin ». 

   Les personnes accueillies doivent alors se résoudre à se faire mettre en boite, les soignants s’adressent             à des objets. Une déshumanisation qui « autorise » la « chosification » des personnes ou enfants accueillis.

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L’eau se rebiffe

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La Protection de l’enfance est en danger

« La Protection de l’enfance est en danger »

                                                                                    3 réponses  

1 – Le « care »

2 – Le « care »

3 – Le « care »

« La Protection de l’enfance est en danger » titre le rapport du CESE

Des préconisations justes, nécessaires, redites ! 

On y évoque les TS, plus loin… rien de nouveau. 

Le courage serait : « Les TS, d’abord ! » Le B.A. BA

Il est illusoire de réussir le pari de l’« impossible éducatif » si cet adage n’est pas posé au frontispice de la protection de l’enfance, que nous soyons acteurs de la Justice, du département, de la santé mentale, de l’école…

Ce postulat que je pose n’est ni plus ni moins celui qui sou tend la relation d’aide.

N’est-ce pas la règle éthique première de nos métiers. Le « care » en direction de l’équipe.

La question de « prendre soin », le « care » est d’abord celle du service ou de l’institution prestatrice, elle est aussi celle de chacun d’entre nous, JE, TS, Psy, Médecin, Enseignant…

Hélas, cette priorité ne trouve pas sa place dans les textes. Les quelques fois où elle est abordée dans un projet de service, c’est dans les derniers paragraphes, alors qu’elle devrait être posée au-dessus de l’édifice.

Une culture du soin qui demande à être déclinée, soutenue, exercée. Les connaissances techniques sont insuffisantes pour créer la « contenance » indispensable dont ont besoin le TS, le jeune et sa famille. Cette capacité contenante passe par le soin que l’équipe s’accorde à elle-même, soutenue en cela par ses cadres, eux-mêmes membres de l’équipe.

Nous parlons d’enfants en danger qui ont déjà un pied dans le trauma, déjà meurtri psychologiquement. On n’est pas allé à leurs rencontres avant que la situation familiale se dégrade, les inquiétudes et angoisses sont déjà là, parfois même déjà inscrites durablement en symptômes. Ce qui place en première intention la réponse ad hoc à la souffrance, « dite » ou pas, mesurable ou pas… les mécanismes de résistances, souvent dommageables même s’il nous faut accepter qu’ils furent nécessaires pour la survie.

Nous sommes tous acteurs de soin dans une transversalité qui adopte :  mieux le partenaire réussit, mieux, je réussis. 

Dès lors que le regard du jeune se porte sur moi, il tente de savoir jusqu’où il devra se sur adapter, ou, s’il va pouvoir déposer. Êtes-vous « contenants » ? Puis-je vous dire toutes mes émotions, les plus horribles aussi, serez-vous capable de les entendre, vous défilerez-vous, repasserez-vous la patate chaude à quelqu’un d’autres ? Êtes-vous psychologiquement prêts à supporter mes douleurs, les banaliserez-vous pour vous apaiser et rendre votre action plus supportable, dois-je avec vous méconnaitre mon état pour ne pas perdre le brin d’espoir que vous m’annoncer ? Mais n’est-ce pas dangereux pour moi et pour les miens ?

Ces instants où l’on se jauge, jeunes, familles, partenaires nous remuent. Nous le savons et si notre équipe nous accompagne dans la « métabolisation » de ces remous, nous en sortirons, nous serons en position d’agir dans le prendre soin. Si nous l’« ignorons », et que notre équipe regarde ailleurs et nous mettons un pied en direction du burnout, y entrainant l’enfant.

Cette règle de l’éthique du TS, doit être portée par l’institution qui donne des temps de travail d’équipe suffisants, « contenus », respectueux est la condition nécessaire de l’élaboration du « care ». Sans cela, chacun y va avec ses gros sabots, ses propres mécanismes de défense, ses résonances comme nous l’avons vu dans le film « Rien à perdre » de Delphine Doliget et entre dans un combat qui pourrait bien durer des années (durée moyenne de placement de plus de 7 ans) ou se terminer après de longs processus d’escalades qui parfois se terminent par des catastrophes. (Somatisations, suicides et meurtres)

Je passe un peu rapidement sur cette analyse de la pratique du TS dans laquelle œuvrent aujourd’hui des personnes qui en trop grand nombre partiront demain pour un autre boulot ou pour un burnout. Confirmant au passage les troubles de l’attachement que connaissent la plupart de ces enfants. C’est la perte de sens, l’inadéquation entre l’accompagnement et le travail de « reporting » qui conduit à ce désastre de la protection de l’enfance. Les constats de difficultés de recrutement en sont la conséquence et comme le chat se mord la queue, l’état de santé des TS en sont, avec le manque de reconnaissance, le salaire,… la cause.

Soigner la protection de l’enfance doit donc commencer par le début, former les cadres pour qu’ils soient en mesure d’élargir la capacité contenante de leurs collaborateurs. Il est constaté que cette catégorie d’employés des services et des institutions est aussi en difficultés que les TS.

Je vous invite à cet effort d’empathie particulier. Que pense-t-il de comment il est pensé cet enfant qui se voit envisager par une personne pressée qui semble porter toute la misère du monde, est-il coupable de ce regard ? Il ne s’est rien dit et le renversement s’opère de la même façon que ce qu’ils connurent dans le milieu d’origine. Ces enfants ne sont-ils pas souvent empêtrés dans des problématiques de parentification. Et voilà qu’il leur faudrait prendre le TS en charge.

CESE : Conseil économique, social et environnemental

Contenance : tu es le bienvenu avec toutes tes émotions, fussent-elles suicidaires et/ou homicidaires, et je ne partirai pas.

Luc Fouarge

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Pour aller mieux, les jeunes ont besoin

Les acteurs de santé mentale doivent porter leur regard sur le contexte. Et désigner le contexte politique… une façon de rendre à César… c’est déjà un soulagement.