Catégorie : Société
Propos d’un enfant dys
L’étranger
Personne, personnage et psy
Amour et soin
Moins pour mieux
Le sort de l’humanité nous oblige à répondre d’une seule voix aux conséquences des menaces que nous avons portées à la terre. Les scientifiques nous donnent les indications, les moyens d’assurer notre survie sont à notre portée.
Alors, pourquoi ?
Des intérêts d’exploitation des ressources de notre univers, à peine cachés derrière les incessantes joutes entre grands de ce monde, semblent bien gouverner la politique mondiale.
Sommes-nous réduits à compter les points ?
Devons-nous vraiment enrichir les sociétés qui contribuent à l’armement pendant que nous fatiguons nos espérances dans des petites joutes nationales et locales ?
Vu ainsi, naïvement, je crois que tout tourne bien !
Enfant, j’écoutais les rituels commercialisés par la religion pour trouver un semblant de paix pendant que l’humanité s’attachait à ses sombres business. Puis les pompes à fric ont vendu des antidépresseurs et les gouvernements nous ont offert des séances de psy. Ils sont allés ensuite rechercher Trump qui court derrière le Nobel de la paix. Ça déconne, dieu !
Comment nous réapproprier notre responsabilité, notre pouvoir sans engraisser les actionnaires ?
En cueillant le fruit de l’arbre de la connaissance, dans la quête de jouissance, l’envie d’en posséder trop pour en faire commerce, nous avons perdu beaucoup de notre humanité. La terre brûle !
Je lisais ceci : » … si on laisse faire le capitalisme, nos sociétés seront condamnées à retourner à un état de barbarie… » Kōhei Saitō – Moins : La décroissance est une philosophie – Seuil 2021
Je me réveille, j’ouvre les yeux… nous y sommes.
Luc Fouarge
… après Mélanie
Ados meurtriers…
Le premier ministre: former le personnel pour repérer, observer et bilanter (psy) l’enfant… et voilà, l’énergie centrée sur l’enfant plutôt que sur la culture, la société, les valeurs qu’épongent les enfants… ajoutons-y une flambée de mesures sécuritaires qui lui rappellent chaque jour qu’il est désigné par la société qui détourne le regard sur la réalité. Non, le problème, c’est peut-être pas les enfants, même si quelques uns vont mal
Les commentateurs évoquent ces enfants qui n’obéissent plus.
Parlons aussi, d’abord, des adultes, parents, intervenants qui doivent apprendre l’obéissance à ces enfants. Examinons cette difficulté à endosser cette responsabilité, l’autorité. J’en entends qui profitent de cette situation pour nous attirer dans l’autoritarisme.
Aide à mourir
Paru en 2021 chez Gallimard, Lettre d’amitié, de respect et de mise en garde aux peuples et aux nations de la terre, Boualem Sansal ose nous dire ce que nous ne vouons pas savoir de nous.
» …nul d’entre nous, fût-il le fils de Dieu ou son prophètepréféré s’il venait à réssusciter, n’échapperait à la mort. Qu’ont-ils donc tous ces Destructeurs contre la vie qu’ils aient inventé tant de moyens pour la détruire ? Serait-ce que la vie aime la mort et la réclame… » p 85-86
Nous n’aimons pas cette question. Nous n’aimons pas qu’il nous dise que nos croyances fassent partie, comptent parmis les Destructeurs. Nous aimons encore moins découvrir notre responsabilité.
Dans cet ouvrage de 100 pages, il nous invite à nous regarder, exercice de d’honnêteté, de sincérité difficile.
Il s’est voulu concret et nous fait cadeau de ce projet de déclaration universelle qu’il nous adresse ainsi qu’au secrétaire des Nations Unies.
Nous n’aimons tellement pas le miroir qu’il nous présente que nous l’oublions dans sa prison.


Juif, Eyal Sivan a grandi en Israël. Il est cinéaste, producteur, réalisateur, essayiste. Il est défini comme militant pro-palestinien. Il se prononce pour une solution à un État pour avancer dans le conflit Israël-Palestine. L’argument imparable est l’avenir des réfugiés qui voudraient rentrer dans leur pays. Où les accueillir, la bande de Gaza, libérée, ne pourrait les contenir. Quelle place leur laisserait-on, s’ils souhaitaient rentrer dans la région dont ils ont été chassés ? Qu’en serait-il de la frontière entre deux États ? Ou mettre la ligne et comment partager les ressources dont chacun a besoin ? En l’état actuel, faut-il soutenir un régime religieux ? N’avons-nous pas à soutenir une démocratie laïque ? L’ONU n’est pas en mesure de garantir une gestion d’un nouvel État, même à titre intérimaire. Dans cet impossible, le régime israélien s’autorise n’importe quoi.
Des dizaines de milliers de morts, des femmes, des enfants existent sans vivrent et sans vivres au milieu des ruines, l’aide humanitaire bloquée.
Qui pour mettre fin au débordement d’un criminel qui dirige une nation, qui pour protéger ces enfants ?
Quelle instance pour assumer les dégâts de cette histoire bien trop longue ?
Vers un Etat… comment, avec qui ? L.F.

