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Société

La psyfée

Dans ce village épargné du modernisme les gens vivaient heureux et en bonne santé. L’observateur regardait ces gens s’offrir sans compter des « doudouces » qu’ils sortaient d’un sac qui jamais ne se vidait.

Intriguée une féepsy tente d’y installer une consultation. Les gens l’accueillent bien comme ils le font avec tout un chacun, elle reçoit elle aussi profusion des doudouces… mais personne ne se présente à sa consultation.

Dépitée elle s’adresse à un homme qui contemple avec ravissement son épouse distribuant généreusement ces précieuses gentillesses. La féepsy se penche vers l’oreille du mari et lui suggère qu’il devrait craindre qu’à tant distribuer elle pourrait en manquer pour lui et ses enfants. Mais non dit-il, nous vivons ainsi depuis toujours, et nous n’avons jamais manqué.

Elle revint le lendemain et insidieusement relança son interrogation qui mina l’homme.

Il invita sa femme à plus de parcimonie, à une dose de retenue. D’abord surprise, elle commença à compter ces dons pour les réserver à son mari et ses enfants. Elle était moins gaie, et les enfants se mirent en compétition pour obtenir ses gestes tendres et aimants. Le bruit s’était répendu dans les rues du villages. Les gens remplaçaient les doudouces par des gestes et parfois même des mots désagréables.

La consultation ne désemplissait pas. Les enfants devenaient malades et s’échangeaient beaucoup des gestes accompagnés de mots désagréables.

L’un d’eux dit qu’il se sentait malheureux, un mot qu’ils n’avaient jamais entendus.

Inquiets, états qu’ils ne connaissaient pas ils décidèrent de tenir un conseil à l’insu des parents. Le plus ancien de ses enfants se souvenait de cette époque où jamais les mots maladies, souffrances ne se prononçaient. A l’analyse ils se souvinrent qu’il était question d’un époque de bien avant l’arrivée de la fée qui s’enrichissait.

Il décidèrent de la chasser. Il se mirent à imiter les parents de cette époque où le mot malheur ne se prononçait pas chez eux. Ils échangèrent entre eux des doudouces sans compter. Ainsi ils « contaminèrent » les parents qui petit à petit imitèrent les enfants.

Le village retrouva sa beauté, les maladies disparurent, les enfants jouaient, le village de la joie s’échangeait à nouveau des doudouces qui jamais ne venaient à manquer.

 

Selon le conte des chaudouxdoux de Cl.Steiner

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Protection de l' Enfance

Je ne suis pas qu’un ventre

Un tiers pour la rencontre parents/agents de suivi de placement.

« Je ne suis pas qu’un ventre [1]»…. Cette mère, sans provocation, exprime son vécu face au « traitement » de son dossier par les services qui intervenaient jadis, dont certains sont encore en fonction aujourd’hui.

Ce vécu lui revient comme un boomerang quand sa grande fille, adolescente, placée depuis l’age de quelques mois, lui dit en présence de de la référente, agent de suivi de placement et de son AF, sa nounou, que secrètement elle appelle maman, lui renvoie : « je suis attachée à mon assistante familiale [2]».

La mère s ‘était émancipée, entendez s’étaient échappée de sa famille sous emprise de différentes addictions et de son cortège de violences quand elle allait avoir 17 ans, l’âge de sa fille aujourdhui. Dans ces tourments, elle se « retrouve » enceinte, son bébé lui est « enlevé » par les services sociaux. Elle est rebelle et sa révolte contient toutes les horreurs subies dans son enfance. A ce stade, elle ne se laisse plus aidée…elle est décourrageante, les professionnels se replient sur leur mission de Protection de l’Enfance[3]. L’énergie est mise sur l’épanouissement de la petite en accueil familial. Il faudra longtemps pour que la maman qui de dépressions en grossesses revit les mêmes douleurs, les mêmes « agressions », puisse un jours prendre distance vis à vis de ses propres troubles du comportement, boucliers contre la société qui ne cesse de l’humilier. Cet instant, tardif, ou elle pourra répondre à la question du sens des dérives qui justifient le placement de ses enfants.

Durant ces années, la petite a accepté les offres d’affection de sa nounou qu’elle appelle secrèrement maman. Les soins du quotidien le commandent. Cette heureuse rencontre tisse l’indispensable attachement nécessaire à la construction psychique de la petite.      Il y a fort heureusement de l’amour de part et d’autre… plus ou moins en se cachant. [4]         Tata, dans les relations qu’elle entretient avec le service gardien, autorité très forte, sait qu’ elle doit se faire discrète sur cet amour en raison de cette mission de l’ ASE qui veut réaliser, plus que jamais, le regroupement familial. La petite comprend qu’elle a une maman, qui l’aime, dans une intermittance fixée par le programme des visites qu’il arrive à la maman de  «schunter»…. elle comprend, cette petite, qu’elle a quelque chose à voir dans cette souffrance… et cette demande d’attachement de la mère ne parvient pas à porter les signes de cette sécurité que tous voudraient pour que se profile une éventuelle recomposition familiale.

Et le temps passe…. Il conduit cette maman dans les bras de SOS Petits Princes. Des parents qui ont vécu cette histoire la recoivent, écoutent patiemment les sentiments de colère, le vécu d’incompréhension, et les blessures ravivées par les attitudes des référents successifs[5] qui laissent entendre qu’il serait probablement illusoire de faire changer cette personne.

Mais il est tard pour cette maman. Sa grande fille, avec mille précautions, s’est bien laissée approchée par sa mère…mais du bout des doigts…sans vraiment se laisser prendre parce qu’elle sent cette fragilité dans la construction de sa mère, qui « voudrait » faire d’elle sa mère. Il s’ajoute à celà qu’elle a encore besoin de Tata, cette tutrice de résilience, seule personne « sécure » dans l’accompagnement de la petite qui aujourd’hui pourrait bien être aussi grande que sa mère.

En arrière fond des textes légaux qui assurent la Protection de l’Enfance. Les dernieres retouches apprortées à mettent à l’avant plan les « besoins de l’enfant » là ou les précedents mettaient en avant le « droits des parents ». Ces textes enjoignent le JE à protéger l’enfant. Des protections contre les violences, les carences et ….. une définition qui enjoint au juge de s’engager sur le terrain glissant du danger.

Ils désignent le service gardien pour assurer, garantir et soutenir un accueil journalier qui comble autant que se peut les besoins de l’enfant. Certains de ces enfants en ont bénéficié tardivement et présentent déjà de solides carapaces qui ne permettent pas d’inscrire l’enfant dans la sécurité dont il a besoin. Un accompagnement spécfique de tous sera indispensable pour construire cette sécurité nécessaire à son bon développement.

Cette maman dont nous parlions évoque la difficulté qu’elle mesure dans un éventuel regroupement familial. Les acquis qu’elle a pu faire en empathie[6] lui permettent d’entendre le dilemme de sa grande fille. Et cette rencontre se fait quand elle devient majeure. Si elles sont aidées à en parler, il se peut qu’elles deviennent de grandes amies, respectueuses des épreuves et des succès vécus l’une sans l’autre.

Les écoutant je suis persuadé qu’accompagnée plus tôt elle pouvait réussir cette rencontre et recomposition avant l’adolescence de la petite.

L’absence de prise en compte des deuils[7], celui de la mère, celui de la fille, celui de l’ AF comme celui de la référente…et bien sur celui du JE, mais aussi le deuil des familles associées, soeurs et frères, grands parents….et peut être les TDC méconnus.

On ne se détache bien que si on a été autorisé à bien s’attacher. Permettre à la petite de s’attacher à la Tata, l’inverse également ce qui aurait permis à celle-ci le temps venu à anticiper cette rencontre mère/fille, le deuil de la mère pour qu’elle arrive au plus vite à sortir de la position de combat contre l’ ASE qui commit ce « rapt », le deuil de la référente formée à la protection de l’enfant mais peu encline à entrer dans une relation d’aide avec une personne qui la vomit, et aussi, le deuil du Magistrat qui ainsi questionnerait les carences constatées dans l’aide spécifique qu’il convenait de développer à l’intention de la mère. Mais toute ces professionnalités me semblent manquer de « contenance » dans l’accompagnement qu’on leur assure. Entrer en relation d’aide avec une personne qui semble vous hurler dessus tout ce qu’elle n’a pu gueuler à l’intention des ses parents maltraitants, rend la relation d’aide bien lourde si l’institution n’assume pas la capacité contenante qu’elle doit à son employé.

Les parents relais qui ont accueilli Mme A sont experts de ce vécu de révolte, d’incompréhension de l’ Institution, …. La hargne, la rage, le désepoir qu’ils entendent ne s’adressent pas à eu, mieux, ils peuvent de leurs expériences en ajouter cette louche qui aura pour effet d’encourrager le déversement, encore et encore de ses ranceurs et ressentiments qui immobilisent. Après viennent le mouvement, la conscience et l’accepatation de la personne qu’on est. Ensuite, on pourra travailler sur le « pouvoir d’agir » parcequ’on pourra aider Mme A à entrer en contact avec la formation dont elle a besoin pour reprendre pied dans une réalité sur laquelle elle semble tanguer dans la plus grande insécurité. Cet enveloppement reconstruit de la conscience d’un soi respectable quand elle s’est crue méprisable toute sa vie. Elle est accompagné et entrainée à s’affirmer comme personne, citoyenne, digne de la même humanité que celle qui est en face d’elle.

Mme A entre à son tour dans les réunions parents/pro[8] d’ SOS PP. Dans ce cercle de co-formation, elle prend conscience que son témoignage touche l’assemblée mais plus encore, qu’il participe à transformer les postures des professionnels qui y participent. Elle y soigne les blessures qu’elle a encore et qui la convainquent que sa dignité retrouvée, elle peut s’exprimer devant un professionnel, devant le Juge et demain, de facon plus sécurisante devant son enfant.

Clin d’oeil :

Les choses se passent comme s’il était question de protéger l’enfant de la « sauvagerie maternelle » , l’ASE censée prendre la place de la bonne mère[9]. Il faut un père, disons un tiers, pour protéger cette relation. Et sachant que parfois « ça chahute entre TE, AEMO, ASE  avec AF et MECS quand ne s’ajoutent pas en fonction de besoins spécifiques de l’enfant DITEP, IME, CMPP et CMP… », c’est là que SOS Petits Princes intervient sans faire à la place de… en sauvegardant le pouvoir d’agir des familles, en les guidant si besoin vers des services et assos qui avec l’aide appropriée dans les services de droits communs permettent qu’elles gravissent les échelons de la dignité, de l’autonomie.

 

Cette réflexion soustend que le travail social soit empreint de « care[10] ». Une attitude soignante, humaniste qui sorte le travailleur socail de la posture de guichetier.

[1] Elle accède à cet énoncé quand elle se met au travail

[2] Elle doit l’énoncer car cela lui est présenté comme un interdit

[3] Je suis là pour l’enfant.

[4] Un fantôme convoqué par l’éventuel retour en famille

 

[5] Nous observons un grand turn over chez les professionnels « attachés » aux familes de SOS PP

[6] Elle puise dans l’empathie qui lui est adressée

[7] Les référents sont « livrés » à l’auto-référencement dès que les questions entrent en eaux troubles. Il leur est difficile de faire le deuil des attitudes qui les sécurise.

[8] Site SOS PP Journal 6 de Juillet 2011

[9] Sachant qu’une bonne mère est insuffisamment bonne, il y a espoir

[10] «Soigner. Donner des soins, c’est aussi une politique. Cela peut être fait avec une rigueur dont la douceur est l’enveloppe essentielle. Une attention exquise à la vie que l’on veille et surveille. Une précision confiante. Une sorte d’élégance dans les actes, une présence et une légèreté, une prévision et une sorte de perception très éveillée qui observe les moindres signes. C’est une sorte d’œuvre, de poème (et qui n’a jamais été écrit), que la sollicitude intelligente compose.»

Paul Valéry, Œuvres – Mélange, Bibliothèque de la pléiade, Éditions Gallimard, 1957, p.322.

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Société

L’école: Alerte de niveau 4 par Christophe Quittelier chez l’Harmattan

https://www.linkedin.com/pulse/christophe-quittelier-lharmattan-luc-fouarge

 

Il ne mâche pas ses mots.

Ch. Quittelier, dirige une école EPSIS T3 et T2, enseignement secondaire spécialisé pour jeunes présentant des troubles psychiques. De ses expériences d’instit, de directeur et de père, il met les mains dans le cambouis. L’École, il connait, il l’aborde avec une grande sensibilité et une capacité d’empathie héritée, cultivée… il la regarde, la respire à travers les yeux, le coeur des élèves, des profs… Il en est parfois triste, amer, faché même mais jamais destructeur. C’est parce qu’il a des propositions construites, pensées et éprouvées qu’il peut laisser libre cours à ses dénonciations d’erreurs, de fautes, de maladresses, de dérapages des professionnels, administrations qui composent avec les familles la « communauté scolaire »

 

Ce livre est donc une contribution précieuse à tous qui oeuvrent à la bonne tenue de l’enseignement; les inspecteurs, les politiques, les enseignants, les associations de parents, les familles, les syndicats, les fédérations d’entreprises, les administrations aux services de l’insertion professionnelles, aux magistrats de la jeunesse et aux services de l’AAJ et de la Protection de l’Enfance, aux dispositifs français ITEP, à la Santé mentale, SSM et CMP, à la pédo-psy….parce qu’il met aussi le doigt sur les contaminations des organisations et des freins qu’elles engendrent.

Ch. Quittelier ne se pose pas comme clinicien mais il montre par les propositions qu’il est en mesure d’aider les équipes à passer de l’action éducative à la clinique éducative, de penser l’école comme productrice de bonne santé mentale alors que dans les constats il nous laisse voir ses côtés pervers.

« ….l’apprentissage de la parole qui parle de soi et des autres, celle qui permet de mettre le bon mot sur une inquiétude, une question, un doute, une blessure, un rêve. Oui, on doit apprendre à parler: ce n’est pas inné. Oui les communications non-verbales et l’écoute nécessitent un apprentissage au même titre que l’écriture et le calcul. » P 86-87

 Construire une autre école pour nos enfants. « Faire réfléchir le jeune sur son projet de vie dès sa rentrée dans le secondaire réduirait ces situations où l’élève sort essoufflé de l’obligation scolaire, sans projet de qualification»

 Si dans l’action politique, si sur le terrain on ne pense pas l’école dans ce qu’elle est instigatrice de développement personnel, pourvoyeuse de bonheur, de bien être dans le vivre ensemble et la citoyenneté, l’école sera boucémissairisée, rendue responsable de l’incapacité des jeunes à s’atteler à construire une société juste, sécurisante, solidaire, attachante et accueillante.

Ce livre va dans le concret des attitudes, des choix politiques, de la quotidienneté susceptible de mettre en marche cette société nouvelle que nous attendons, dans les faits, au-delà des discours. Cet ouvrage émerge d’une expérience humaine, d’un pragmatisme, d’une grande réflexion documentée et d’une éthique qui convient à nos aspirations.

Luc Fouarge

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IMP 140 Société

Jeunesse et transversalités Rapport GT AWIQ 2007

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Protection de l' Enfance

Comment s’y prendre pour être aimé ?

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C’est la première question existentielle que se pose l’enfant. Cette réponse s’inscrit sous forme de décisions qui le guideront au cours de son existence. Il découvre des solutions au travers des réponses qu’il reçoit à ces appels, à ses demandes, en observant le monde autour de lui en, en écoutant en interprétant…. Je suis aimé à condition que….

Et plus le milieu dans lequel il évolue est insecure et plus il exercera ses facultés d’observation. Cela devient une question de survie lorsqu’il est question d’éviter la désorganisation et les coups quand les adultes autour de lui sont sous influences de produits, sont terrassés par la dépression…

Dans cette dialectique, il élabore petit à petit les mécanismes de défense qui lui permettront de minimiser les inquiétudes, les frayeurs et les angoisses. Il développera les méconnaissances précieuses et utiles pour se maintenir dans un pseudo confort.

Dans ce contexte, le prix et la nécessité d’amour diminuent tandis que les symptômes augmentent. Ces symptômes qui diminuent le sentiment d’insécurité et celle qui le    rapprochent de ses parents, sources vitales pour diminuer les inconforts, au prix des coups, si besoin.

L’AF accueille cet enfant là. On lui confie sans grand avertissement sur les accomodements qu’il a du faire pour rester vivant. Son mode d’emploi est complètement différent des siens, de ceux que l’on décrit dans les réunions à l’école. Si elle l’accueille à 5 ans, l’expérience de cet enfant dans l’exercice de son mode d’emploi très particulier est déjà très ancré et puissant. Il semble qu’on lui dépose un enfant ordinaire avec juste un peu de tristesse, de colère, de peur. Celà devrait se normaliser après quelques semaines d’un accompagnement stable, lui dit-on.

C’est faire peu de cas de la profondeur du sillon sur son disque dur d’aménagements particuliers qu’il du prendre pour être là, plus ou moins en bonne santé, aujourd hui.

Je comprends aisément que les AF en arrivent très vite à conclure qu’il ne prend rien. Ce qui signera la fermeture à une empathie ciblée sur la spécificité de la construction psychique de cet enfant. Ils pouraient bien s’engager dans un aménagement d’une distance émotionelle qui les protège tous les deux du risque de la proximité. D’autant plus que dans la représentation de l’accueil familial l’idée qu’il vaudrait mieux ne pas s’attacher persiste toujours. Un arrangement qui pourrait bien satisfaire l’enfant qui se défend et l’assistante familiale qui ne découvre pas comment lui donner ainsi que les services ASE relativement éloignés de la question des troubles de l’attachement. Un accomodement   « a-attachement » à un âge où l’enfant est encore en période de tentative d’accordage. Mais voilà que la porte vient de se refermer.

Il est possible de grandir sans un authentique attachement, mais au prix de mettre en couveuse de réelles pathologies de l’art de la relation humaine. Je vous peine peut-être en vous affirmant qu’ainsi nous participons à fabriquer les troubles du comportement qu’il nous sera compliqué d’atténuer.

C’est donc dans l’accompagnement des professionnels de l’ASE, des AF en priorité, par des éducs « contenants » qui ne s’effondrent pas, qui ne se défendent pas, qui en savent long sur leurs propres expériences d’attachement que nous devons investir. Ici s’infiltrent les questions de résonnances, de transferts, de projections…. qui demandent que les personnels participent à des rencontres qui misent sur le processus d’intervision. Sans cette tiercité, l’expérience de l’enfant pourrait bien supplanter le désir de l’AF et du TS d’offrir à l’enfant des réponses à ces besoins.   Pire, lui donner sans ménagement l’amour contre lequel il lutte pourrait bien le faire vomir et en faire un spécialiste du désamour.

La résilience repose sur le concept de tuteur de résilience. N’accèdent à ce statut que les intervenants qui bénéficient d’un regard tiers. Une tiercité qui les éclaire sur ce qu’ils ne peuvent voir d’eux même (résonnances et méconnaissances). Tiercité, si elle s’exprime dans la bonneveillance indispensable.

C’est en pensant aux réponses à ces questions que nous avons construit cette journée qui augmentera notre capacité à panser ces blessures du désamour

Luc Fouarge – Introduction à la conférence

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Protection de l' Enfance

L’inter-institutionalité se tricote…. Atelier MèTIS-Europe

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Protection de l' Enfance

En Protection de l’Enfance, le travailleur social a besoin d’être équipé

POWER POINT

Ce power point est le support de la conférence que j’ai proposée aux journées nationales de l’ANPASE à l’IRTS de LOOS le 13/10/16. Il m’avait été demandé d’évoquer les souffrances liées à l’attachement. J’ai retenu l’option d’évoquer la souffrance des TS d’AEMO et d’ASE… qui seront missionnés pour contenir la souffrance des enfants placés.
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Société

Intégration ou inclusion

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Formations

Repérer, comprendre et gérer la violence

L’institution est souvent une caisse de résonnance des violences retenues, enfouies chez les professionnels comme chez les « usagers ». Comme une symétrie.

 Elle est donc un lieu privilégié si elle élabore de la pensée sur les émotions. Construire un cadre contenant est bien plus que de réfléchir à l’arsenal éducatif sanctionnel, bien plus qu’une recherche de cohérence de réponses institutionnelles.

 Cela nécessite d’interroger collectivement, dans l’inter-disciplinarité, les « méconnaissances », processus actif et non conscient de non-connaissance, individuelles et collectives.

 Au cours de ces deux journées, nous partagerons quelques éléments théoriques qui aident à « voir venir » et à anticiper.

 Nous analyserons les processus institutionnels repérés par les participants.

 Partant d’exemples vécus, nous nous éclairerons du décodage
d’ anamnèses.

 Nous évoquerons les éléments de la culture d’équipe qui feraient frein à l’anticipation de la violence.

 Nous élaborerons autour de ces éléments de la culture institutionnelle qui nous préviennent d’entrées en escalade symétrique.

 Nous aborderons les questions qu’il convient de se poser lors des maintients physiques, des invitations symbiotiques qui nous amènent à la confusion, à la sidération.

 Nous expérimenterons le maintien physique protecteur et aimant.

 

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Protection de l' Enfance

Intervention sur la Protection de l’Enfance – CD 08 – Lac des vieilles forges

Power point