Voici une magnifique présentation de la zone de confort. Elle contient de nombreuses clés pour l’avenir. Les ados apprécieront (et leurs parents aussi). Discutons-en tous ensemble !
Source : Zone de confort : une vidéo géniale à montrer aux ados
Voici une magnifique présentation de la zone de confort. Elle contient de nombreuses clés pour l’avenir. Les ados apprécieront (et leurs parents aussi). Discutons-en tous ensemble !
Source : Zone de confort : une vidéo géniale à montrer aux ados
Les « droits culturels » se proposent, entre autre, de favoriser le pouvoir d’agir des personnes. La convention de Fribourg rassemble l’ensemble des énoncés des conventions internationnales qui traitent des droits d’accès à la culture.
Les droits culturels invitent à considérer les problématiques posées à la société non plus en termes de besoins à satisfaire, mais de capacités, d’échanges de savoirs, de liens internes et externes à développer et à tisser. Ils impliquent une mise en dialogue qui reconnaît les valeurs de l’un et de l’autre, chacun étant pris en compte dans sa singularité et dans son environnement de vie. (Culture t citoyenneté)
Ce qui m’intéresse dans le propos de la convention de Fribourg , travaux menés par P.Meyer-Bisch, c’est la volonté de garantir les droits d’accès à l’information et à la formation. Dans le travail psychosocial, il serait bon que nous interrogions l’accès que les professionnels donnent aux personnes auprès desquelles on les mandate pour leur venir en aide. Nos institutions sociales, AAJ, AVIQ, CPAS se présentent-t-elles de sorte que le citoyen utilisateur ne s’enferme pas dans une posture de consultation d’un guichet social ? Une posture qui le fait consommateur > que consommacteur.
Cela va plus vite, cela permet de répondre à la demande de « productivité » des cadres de l’administration. Cela met à l’abri d’une rencontre. Celle qui fait « mouiller la chemise », celle qui qui fait que nos odeurs se mélangent, que nos différences culturelles se heurtent, celle qui fragilise les certitudes du travailleur social réfugié derrière un bureau, un guichet, une table sans café. Cette rencontre qui se termine par « faites bien ce que je vous ai dit de faire, nous évaluerons comment vous progresser ».
C’est cette rencontre qui se construit sur une entrevue de « sachant » à « usager ». Très loin de ce concept de développement du pouvoir d’agir du public en droit, ou en obligation, de subir une intervention sociale. (Placement)
Partant des droits culturels le travaileur psychosocial s’attardera sur une aide d’accès à l’information, voire à la formation, qui permettra à la personne de développer, à distance du service, des compétences qu’il ignorait. Il s’agit bien là, pour partie, d’une configuration que les systémiciens ont nommé la position basse. Cette humilité qui fait qu’on ne fait pas, qu’on ne sait pas à la place de la personne ce qu’elle est en capacité d’énoncer elle-même si on lui permet l’accès à l’information.
La question du droit se pose donc bien avant celle de la stratégie relationnelle qui met le pied à l’étrier de la personne. Droit et psychologie se joignent donc pour enjoindre au travailleur psychosocial une posture qui le place dans un rapport de citoyen à citoyen. Une posture particulière qui autorisera l’émergence du pouvoir d’agir de la personne si elle le veut bien.
Je plaide donc, comme le fait « réseauculture21 » pour une pratique de la relation d’aide qui épargne la personne d’avoir à se soumettre au « sachant ».
La « conférence familiale » agit dans ce sens. Le travailleur social suggère à la famille de le rencontrer en la présence des personnes ressources qu’elle souhaiterait inviter dans et hors de la famille. Dans cet exemple qui pourrait se passer au SAJ, au SPJ ces personnes se retrouvent autour du professionnel pour faire l’inventaire de ses compétences, de ses difficultés et dysfonctionnements. Des informations sur les aides, informations, formations s’échangent. Après cet échange, le(s) professionnel(s) laisse(ent) les personnes élaborer entre elles ce qu’il conviendrait qu’elles fassent pour pour sortir de la situation critique qui les a conduites au service. Le temps nécessaire passé, les professionnels reviennent prendre connaisance de la production du groupe.
Selon les missions, les impératifs d’un Tribunal de la Jeunesse, famille et professionnels actent le décisions prises pour la conduire à un changement satisfaisant.
Ici le pouvoir d’agir est respecté et les valeurs culturelles des uns et des autres pris en cause.
Il me semble que ces institutions gagneraient tant en efficacité qu’ économiquement si elles se modifiaient après être passées au crible des droits culturels. L’information est- elle disponible, la mettons-t-elle à diposition des personnes, prend-t-elle le temps de permettre à son public d’élaborer les propositions qu’elle peut élaborer avec l’aide de son propre réseau… Si cette attitude est plus lente dans l’apparence, ce que je ne crois pas, elle génère de changements plus durables. Elle épargne également le travailleur social de charges inutilement lourdes dont l’accumulation pourrait bien conduire à l’épuisement professionnel.
Toute approche qui favorise le pouvoir d’agir du publique oeuvre dans le sens des droits culturels. Cette approche sera « rentable » dans l’ensemble des services subventionnés. Faire l’examen des approches « qui font à la place de » pour une productivité augmentée maintient celui qui en « bénéficie » dans la passivité à laquelle parfois il aspire pour un pseudo confort. Dans certains cas, cela pourrait bien se passer comme une alliance entre professionnel et personne autour du non changement.
Un examen des services au crible des droits culturels entendus ainsi garantirait une augmentation de la qualité de ceux ci bien supérieur que les « certifications qualités » qui sont utilisées pour augmenter la carte de visite de service dont on siat peu ce qu’il s’y passe dans une quotidienneté qui banalise par méconnaissance les heurs, les heures difficiles qu’y vivent de nombreux pensionnaires.
Luc Fouarge
Dans ce village épargné du modernisme les gens vivaient heureux et en bonne santé. L’observateur regardait ces gens s’offrir sans compter des « doudouces » qu’ils sortaient d’un sac qui jamais ne se vidait.
Intriguée une féepsy tente d’y installer une consultation. Les gens l’accueillent bien comme ils le font avec tout un chacun, elle reçoit elle aussi profusion des doudouces… mais personne ne se présente à sa consultation.
Dépitée elle s’adresse à un homme qui contemple avec ravissement son épouse distribuant généreusement ces précieuses gentillesses. La féepsy se penche vers l’oreille du mari et lui suggère qu’il devrait craindre qu’à tant distribuer elle pourrait en manquer pour lui et ses enfants. Mais non dit-il, nous vivons ainsi depuis toujours, et nous n’avons jamais manqué.
Elle revint le lendemain et insidieusement relança son interrogation qui mina l’homme.
Il invita sa femme à plus de parcimonie, à une dose de retenue. D’abord surprise, elle commença à compter ces dons pour les réserver à son mari et ses enfants. Elle était moins gaie, et les enfants se mirent en compétition pour obtenir ses gestes tendres et aimants. Le bruit s’était répendu dans les rues du villages. Les gens remplaçaient les doudouces par des gestes et parfois même des mots désagréables.
La consultation ne désemplissait pas. Les enfants devenaient malades et s’échangeaient beaucoup des gestes accompagnés de mots désagréables.
L’un d’eux dit qu’il se sentait malheureux, un mot qu’ils n’avaient jamais entendus.
Inquiets, états qu’ils ne connaissaient pas ils décidèrent de tenir un conseil à l’insu des parents. Le plus ancien de ses enfants se souvenait de cette époque où jamais les mots maladies, souffrances ne se prononçaient. A l’analyse ils se souvinrent qu’il était question d’un époque de bien avant l’arrivée de la fée qui s’enrichissait.
Il décidèrent de la chasser. Il se mirent à imiter les parents de cette époque où le mot malheur ne se prononçait pas chez eux. Ils échangèrent entre eux des doudouces sans compter. Ainsi ils « contaminèrent » les parents qui petit à petit imitèrent les enfants.
Le village retrouva sa beauté, les maladies disparurent, les enfants jouaient, le village de la joie s’échangeait à nouveau des doudouces qui jamais ne venaient à manquer.
Selon le conte des chaudouxdoux de Cl.Steiner
https://www.linkedin.com/pulse/christophe-quittelier-lharmattan-luc-fouarge
Il ne mâche pas ses mots.
Ch. Quittelier, dirige une école EPSIS T3 et T2, enseignement secondaire spécialisé pour jeunes présentant des troubles psychiques. De ses expériences d’instit, de directeur et de père, il met les mains dans le cambouis. L’École, il connait, il l’aborde avec une grande sensibilité et une capacité d’empathie héritée, cultivée… il la regarde, la respire à travers les yeux, le coeur des élèves, des profs… Il en est parfois triste, amer, faché même mais jamais destructeur. C’est parce qu’il a des propositions construites, pensées et éprouvées qu’il peut laisser libre cours à ses dénonciations d’erreurs, de fautes, de maladresses, de dérapages des professionnels, administrations qui composent avec les familles la « communauté scolaire »
Ce livre est donc une contribution précieuse à tous qui oeuvrent à la bonne tenue de l’enseignement; les inspecteurs, les politiques, les enseignants, les associations de parents, les familles, les syndicats, les fédérations d’entreprises, les administrations aux services de l’insertion professionnelles, aux magistrats de la jeunesse et aux services de l’AAJ et de la Protection de l’Enfance, aux dispositifs français ITEP, à la Santé mentale, SSM et CMP, à la pédo-psy….parce qu’il met aussi le doigt sur les contaminations des organisations et des freins qu’elles engendrent.
Ch. Quittelier ne se pose pas comme clinicien mais il montre par les propositions qu’il est en mesure d’aider les équipes à passer de l’action éducative à la clinique éducative, de penser l’école comme productrice de bonne santé mentale alors que dans les constats il nous laisse voir ses côtés pervers.
« ….l’apprentissage de la parole qui parle de soi et des autres, celle qui permet de mettre le bon mot sur une inquiétude, une question, un doute, une blessure, un rêve. Oui, on doit apprendre à parler: ce n’est pas inné. Oui les communications non-verbales et l’écoute nécessitent un apprentissage au même titre que l’écriture et le calcul. » P 86-87
Construire une autre école pour nos enfants. « Faire réfléchir le jeune sur son projet de vie dès sa rentrée dans le secondaire réduirait ces situations où l’élève sort essoufflé de l’obligation scolaire, sans projet de qualification»
Si dans l’action politique, si sur le terrain on ne pense pas l’école dans ce qu’elle est instigatrice de développement personnel, pourvoyeuse de bonheur, de bien être dans le vivre ensemble et la citoyenneté, l’école sera boucémissairisée, rendue responsable de l’incapacité des jeunes à s’atteler à construire une société juste, sécurisante, solidaire, attachante et accueillante.
Ce livre va dans le concret des attitudes, des choix politiques, de la quotidienneté susceptible de mettre en marche cette société nouvelle que nous attendons, dans les faits, au-delà des discours. Cet ouvrage émerge d’une expérience humaine, d’un pragmatisme, d’une grande réflexion documentée et d’une éthique qui convient à nos aspirations.
Luc Fouarge