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IMP 140 Non classé

« Discuter » la place de l’éducateur dans l’IMP 140 (ITEP), une nécessité de la construction du soin.

L’IMP 140 est encadré par de nouvelles règles qui permettent de répondre davantage aux besoins d’un jeune et de sa famille. De l’accueil résidentiel, de l’accompagnement en famille, des interventions séquentielles dans l’ordre et la durée qui correspondent aux besoins du jeune et à sa famille. Des modalités de prises en compte qui s’efforcent de s’adapter aux besoins. Nous mettons ces pratiques en oeuvre depuis longtemps, les règles (mesures d’accompagnement puis POI à l’ AviQ, code « M » en AAJ) le permettaient déjà.

Aujourd’hui, malgré l’« ingénierie » qu’instaure le système de subvention « à points »,  l’IMP est invité à adapter le parcours du jeune dans son service en lui permettant de bénéficier de ces différentes modalités en fonction de ses besoins et des compétences de sa famille. Une volonté d’assouplissement motive ces changements de cadre.

Ces vents nouveaux sortent les interventions de l’éducateur de la seule préoccupation d’harmoniser au mieux la vie de jeunes en difficultés en collectivité. Tâche noble et bien difficile. Jadis il lui était demandé une grande maîtrise de soi, une aptitude au commandement et des dons d’animateur polyvalent.

Le centrage sur les besoins des jeunes, l’écriture du Projet Personnel ou du projet thérapeutique Individuel en équipe pluridisciplinaire invitent à passer de l’action éducative à la clinique éducative. La question du soin devient centrale, elle interroge la place de l’éducateur dans le projet élaboré par l’ équipe dans le plan de traitement.

La pratique de la thérapie d’ambiance, de la thérapie institutionnelle  m’a amené, il y a bien longtemps, à positionner l’éducateur, par la pratique du quotidien, comme le porteur du message thérapeutique élaboré en réunion clinique, réunion de synthèse, réunion de cas… au « nom » du service.

Ce message s’élabore dans l’interdisciplinarité du service voulue par l’AViQ.  Cette rencontre métabolise les ressentis, les observations, les résonnances de chacun entendues, accueillies dans une valeur diagnostique. Il en ressort des lectures empathiques, triangulées, qui indiqueront les messages soignants que distillera l’équipe à destination du jeune en difficulté.

La quotidienneté, la rencontre autour des besoins fondamentaux,  posent l’éducateur dans une relation transférentielle.  Cette relation de soins « basiques » fait de lui le porteur du message thérapeutique du service . Il partage des  instants privilégiés qu’offre cette proximité particulière. A titre d’exemple, le  fait de se poser sur le lit au coucher, juste avant d’éteindre la lumière, en posant la main sur l’épaule du jeune au dessus de la couette, les mots proposés viennent rencontrer un besoin, une demande dans l’ instant de fragilité qu’est l’endormissement parfois douloureux de l’enfant.  Instant qui réveille chez les jeunes des absences, des carences, des manques, de l’indifférence…..

Le « travail en chambre », en équipe, grâce à une saine tiercité circulante, interdisciplinaire permet à l’éducateur de nourrir son intervention de cette dimension soignante que le service doit à cet enfant blessé. Un instant qui se débarassera progressivement des méconnaissances de l’enfant et de l’éducateur sur le vécu angoissant que peut représenter l’instant qui précède l’endormissement.

En aucun cas, ce regard sur le métier d’éducateur spécialisé n’exclut les acteurs du service de participer chacun dans leurs pratiques spécifiques à distiller d’autres messages soignants.  Bien au contraire, d’autres « métiers » participeront à aider le jeune à démêler les liens, à dénouer et libérer sa relation à l’éducateur des émergences du passé dans la rencontre avec son éduc.

Et si l’éducateur soutient les interventions de l’équipe pluri, l’accueil qu’en fera  le jeune sera d’autant plus « puissant » que l’éducateur « l’autorise » quand il partage sa réjouissance de voir le psy ou l’AS, la psychomot ou le psychotérapeute réussir avec le jeune une rencontre, et bien entendu,  vice et versa.

Il est donc question d’ « équiper » l’éducateur pour qu’il soit porteur de la puissance thérapeutique du service. Je n’évoque pas une conquête de reconnaissance professionnelle, j’évoque le soutien qu’il recoit pour la charge que représente quotidienneté et travail en groupe, deux composantes qui rendent son intervention si particulière et si forte, si joyeuse et si le métabolisme institutionnel, interdisciplinaire ne fonctionne pas,  si douloureuse.

Le service « équipe » l’éducateur pour que celui-ci passe de l’action éducative à une clinique éducative. Dans ce « faire équipe », l’éducateur ne manquera pas de soutenir les relations soignantes que le jeune rencontre dans l’interdisciplinarité qui lui est offerte.

Educateur en IMP 140 est donc bien autre chose « parentale » substitutive centrée sur la protection, la permanence, la permission. C’est aussi l’acceptation d’une transformation permanente, sous le regard bienveillant du service, qui offre au jeune l’opportunité de modifier les messages toxiques, ingérés auparavant.

Le jeune ne s’y autorisera que s’il expérimente la bonneveillance que l’éducateur partage avec son équipe « pluri » à l’égard de sa famille, particulièrement si celle-ci s’est montrée critiquable au regard de la justice. Un regard qui différencie la personne de son comportement.

Luc Fouarge

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IMP 140 Protection de l' Enfance

Co-contenir pour accompagner l’enfant TA

Les enfants de parents en souffrance ne montrent pas ce qu’ils sont.                    Ils montrent les compétences qu’ils ont développées pour « distraire » leurs parents de leurs souffrances… ce qu’ils reproduisent avec les éducateurs, les soignants.

C’est la qu’il devient indispensable d’accueillir, d’observer et d’élaborer des « protocoles » dans l’interdisciplinarité. La capacité contenante nait du succès de cette capacité d’un service d’assumer et de réussir cette rencontre où la contribution de chacune des personnes, chacune des professions est reconue comme nécessaire à la contenance du service. 

La contenance institutionnelle n’est pas l’addition des capacités de ses membres. Elle résulte d’une rencontre réussie des angles d’analyse, des références professionnelles et personnelles des personnes assises pour ensemble l’édifier. Rencontres productives si  elles se font sous l’égide de la tiercité circulante dans une culture d’équipe qui participe de l’intervision. Cette attitude d’engagement et de don qui permet de marcher cette parole : Tu peux voir de moi ce que je ne peux voir moi-même de moi et j’en accepte le cadeau que tu m’en fais.

L’incapacité de fonctionner dans ce processus de rencontre sera utilisée dans de stériles conflits dont les passes d’armes affirment les identités, les territoires, les personnalités … et affectent durablement la capacité contenante de l’institution. Mieux tu travailles, mieux je suis en mesure de développer mon potentiel soignant, serait la devise indispensable à la construction du soin en équipe.

Lire et décoder les troubles que présente un enfant sera efficient si l’équipe écoute et accueille avec bonneveillance les résonnances qui affleurent dans les lectures des uns et des autres. La déconstruction du rendement de ces troubles fait soin. Ce qui me fait dire que le passage de l’action éducative à la clinique éducative est directement proportionnel à l’écoute bienveillante qui reigne dans l’équipe. Humainement cet effort nécessite engagement et don. 

Il n’est possible de remercier l’enfant du dévouement à l’égard des siens que si le trouble qu’il manifeste est lu à travers ce prisme. Il n’y aura pas soin sans cette reconnaissance pour son sacrifice qu’il découvrira dans le climat d’une équipe. Elle lui représentera de nombreuses fois cette nouvelle compréhension de la vie sans entrer dans la symétrie. Il s’agit par ce travail collectif de protéger le soignant, de participer à l’invitation qui lui est faite de prendre la pose, le geste, la parole du parent qu’il tentait de distraire. 

Cette approche est caricatuellement visible dans l’accompagnement des troubles de l’attachement et des conduites abandonniques. Face à cet enfant qui tient la commande du siège éjectable, l’institution doit organiser le TENIR. Elle doit penser la capcité contenante dans l’anticipation. Elle ne peut s’engager dans ce défi de soin qu’assurée qu’elle ne lachera pas. Il n’est pas rare que pour réussir dans le TENR l’équipe ait besoin d’élargir sa capacité contenante avec le recours de partenariats, pré-établis avec des partenaires qui acceptent d’entrer en co-construction de cette nécessité thérapeutique. 

Un projet qui nécessite de l’engagement sur un protocole préconstruit à plusieurs de telle sorte que, même hors du lieu de résidence habituel, le jeune continue à expérimenter l’attachement indéfectible de ce lieu d’accueil.

Luc Fouarge

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IMP 140

L’entrée du 2.0 en institution

Le N° 19 d’ IMP 140, La Revue est dans vos murs. Outils informatiques: Anges ou démons ?

Bien qu’amateur, sur la pente de l’addiction du 2.0 et des réseaux…je soutiens le propos de Luc LAURENT qui se demande si l’ordinateur n’est pas le cheval de Troie dans nos services. Comme lui je pense que nous devons entrer en résistance… non pas en refus ou en rébellion de l’informatique mais nous devons entretenir cette conscience que ces merveilleux outils sont porteurs d’une dématérialisation de la rencontre humaine. La rencontre informatisée pourrait bien dissoudre la thérapie institutionnelle par la perte de lieu et de temps de rencontres où se métabolisent les « invitations » que nous @dressent les jeunes qui nous veulent partenaires de la « répétition », cette mise en lumière qu’ils font de nos parts d’ombre, ce qu’Elkaim développe dans le concept de « résonnance ». Ce temps précieux qui nécessite une rencontre non virtuelle dans laquelle nous puisons tout autre chose que dans les tableaux…. Le cheval de Troie serait que le 2.0 se mette au service de nos résistances quand devrait se déployer une tiercité circulante dans l’équipe. Cette préoccupation rejoint mes craintes des effets pervers des logiques gestionnaires dont s’emparent de nouvelles générations de directeurs. L.F.

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IMP 140

Discuter la place de l’éducateur dans le dispositif de soin pour construire la clinique éducative

L’IMP 140 est encadré par de nouvelles règles qui permettent de répondre davantage aux besoins d’un jeune et de sa famille. De l’accueil résidentiel, de l’accompagnement en famille, des interventions séquentielles dans l’ordre et la durée qui correspondent aux besoins du jeune et à sa famille. Des modalités de prises en compte qui s’efforcent de s’adapter aux besoins. Nous mettons ces pratiques en oeuvre depuis longtemps, les règles (mesures d’accompagnement puis POI à l’ AviQ, code « M » en AAJ) le permettaient déjà.

Aujourd’hui, malgré l’« ingénierie » qu’instaure le système de subvention « à points »,  l’IMP est invité à adapter le parcours du jeune dans son service en lui permettant de bénéficier de ces différentes modalités en fonction de ses besoins et des compétences de sa famille. Une volonté d’assouplissement motive ces changements de cadre.

Ces vents nouveaux sortent les interventions de l’éducateur de la seule préoccupation d’harmoniser au mieux la vie de jeunes en difficultés en collectivité. Tâche noble et bien difficile. Jadis il lui était demandé une grande maîtrise de soi, une aptitude au commandement et des dons d’animateur polyvalent.

Le centrage sur les besoins des jeunes, l’écriture du Projet Personnel ou du projet thérapeutique Individuel en équipe pluridisciplinaire invitent à passer de l’action éducative à la clinique éducative. La question du soin devient centrale, elle interroge la place de l’éducateur dans le projet élaboré par l’ équipe dans le plan de traitement.

La pratique de la thérapie d’ambiance, de la thérapie institutionnelle  m’a amené, il y a bien longtemps, à positionner l’éducateur, par la pratique du quotidien, comme le porteur du message thérapeutique élaboré en réunion clinique, réunion de synthèse, réunion de cas… au « nom » du service.

Ce message s’élabore dans l’interdisciplinarité du service voulue par l’AViQ.  Cette rencontre métabolise les ressentis, les observations, les résonnances de chacun entendues, accueillies dans une valeur diagnostique. Il en ressort des lectures empathiques, triangulées, qui indiqueront les messages soignants que distillera l’équipe à destination du jeune en difficulté.

La quotidienneté, la rencontre autour des besoins fondamentaux,  posent l’éducateur dans une relation transférentielle.  Cette relation de soins « basiques » fait de lui le porteur du message thérapeutique du service . Il partage des  instants privilégiés qu’offre cette proximité particulière. A titre d’exemple, le  fait de se poser sur le lit au coucher, juste avant d’éteindre la lumière, en posant la main sur l’épaule du jeune au dessus de la couette, les mots proposés viennent rencontrer un besoin, une demande dans l’ instant de fragilité qu’est l’endormissement parfois douloureux de l’enfant.  Instant qui réveille chez les jeunes des absences, des carences, des manques, de l’indifférence…..

Le « travail en chambre », en équipe, grâce à une saine tiercité circulante, interdisciplinaire permet à l’éducateur de nourrir son intervention de cette dimension soignante que le service doit à cet enfant blessé. Un instant qui se débarassera progressivement des méconnaissances de l’enfant et de l’éducateur sur le vécu angoissant que peut représenter l’instant qui précède l’endormissement.

 

En aucun cas, ce regard sur le métier d’éducateur spécialisé n’exclut les acteurs du service de participer chacun dans leurs pratiques spécifiques à distiller d’autres messages soignants.  Bien au contraire, d’autres « métiers » participeront à aider le jeune à démêler les liens, à dénouer et libérer sa relation à l’éducateur des émergences du passé dans la rencontre avec son éduc.

Et si l’éducateur soutient les interventions de l’équipe pluri, l’accueil qu’en fera  le jeune sera d’autant plus « puissant » que l’éducateur « l’autorise » quand il partage sa réjouissance de voir le psy ou l’AS, la psychomot ou le psychotérapeute réussir avec le jeune une rencontre, et bien entendu,  vice et versa.

Il est donc question d’ « équiper » l’éducateur pour qu’il soit porteur de la puissance thérapeutique du service. Je n’évoque pas une conquête de reconnaissance professionnelle, j’évoque le soutien qu’il recoit pour la charge que représente quotidienneté et travail en groupe, deux composantes qui rendent son intervention si particulière et si forte, si joyeuse et si le métabolisme institutionnel, interdisciplinaire ne fonctionne pas,  si douloureuse.

Le service « équipe » l’éducateur pour que celui-ci passe de l’action éducative à une clinique éducative. Dans ce « faire équipe », l’éducateur ne manquera pas de soutenir les relations soignantes que le jeune rencontre dans l’interdisciplinarité qui lui est offerte.

Educateur en IMP 140 est donc bien autre chose « parentale » substitutive centrée sur la protection, la permanence, la permission. C’est aussi l’acceptation d’une transformation permanente, sous le regard bienveillant du service, qui offre au jeune l’opportunité de modifier les messages toxiques, ingérés auparavant. Le jeune ne s’y autorisera que s’il expérimente la bonneveillance que l’éducateur partage avec son équipe « pluri » à l’égard de sa famille, particulièrement si celle-ci s’est montrée critiquable au regard de la justice. Un regard qui différencie la personne de son comportement.

Luc Fouarge

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Une vision…pour les IMP 140 et les ITEP

Clic ==> http://www.groupementimp140.be/2018/03/20/en-quete-de-sens/

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IMP 140

Vers un dispositif d’accompagnement et de soins

Clic ==>http://www.groupementimp140.be/2018/03/28/un-dispositif-daccompagnement-et-de-soins-en-faveur-des-jeunes-en-difficultes-psychologiques/

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Jardin Pour Tous (JPT) des réseaux provinciaux (Pedo-psy)

Ce qui différencie le Jardin Pour Tous (JPT) des réseaux provinciaux (Pedo-psy)

JPT, mis en oeuvre à la suite d’accord de coopération entre les administrations de l’Aide à la Jeunesse (CFWBxl), L’AViQ branche Handicap et branche Santé autour des enfants et des jeunes dits « en situation complexe ». Ils ont besoins de réponses concertées, co-construites dans les champs du social et de l’aide à la jeunesse, du handicap et de la santé (Secteur santé mentale).

Un JPT Faitier rassemble des professionnels de ces champs et des JPT Locaux. Le JPT F synthétise les réflexions posées par les groupes locaux. Il est courroie de transmission vers les administrations et cabinets concernés, les JPT Locaux et si besoin le public.

Localement participent les acteurs concernés motivés et volontaires par des échanges sur des bonnes pratiques. Le plus souvent, ces groupes fonctionnent sur le modèle de l’auberge espagnole. Les participants s’enrichissent de bonnes pratiques. Ces groupes sont non-décisionnels, ils n’ont ni mandat ni devoir de représentation, ils n’engagent pas de pratiques concertées, ils n’ont pas d’objectif à atteindre autre que celui de se former, de créer des liens, de connaitre les forces en présence sur le territoire, et mettre en lumière librement les ecueils rencontrés par les participants.

Au JPT C, Charleroi-Centre, les échanges se font à partir d’exposés de situations anonymisées et à propos de thématiques repérées comme problématiques. Les participants adhèrent à une charte de confidentialité et de respect des personnes, présentes et de jeunes et familles évoqués. Les secteurs résidentiels et ambulatoires s’y fréquentent et pourront mieux identifier les besoins pour soutenir cette foi « que mieux tu travailles, plus efficace sera mon action et inversément ». Les éventuels PV n’ont d’autres objectifs que de retenir les questions qui se posent à chacun soucieux d’augmenter son efficience avec et par le croisement des regards. Rentrant dans leurs services, les partenaires pressentis participeront à l’établissement d’un protocole de coopération avec les services identifiés, présents ou pas à la rencontre. Partage d’expériences plus que de l’intervision, ce processus tricote une nouvelle culture de travail dans les champs précités.

Les participants y viennent volontairement dans des aménagements d’horaire avec leurs services qui tirent tout bénéfice de ces rencontres en terme de connaissance de réseaux, de limites et de potentiels d’éventuels partenaires. Il n’y a ni permanent, ni salarié attaché ou détaché, ni contractuel attaché au JPT.

Cette démarche procure le sentiment de participer à un processus créatif qui n’a de compte à rendre qu’à lui-même. Les rencontres sont légères, déchargées de toutes obligations de résultats, elles se pérénisent grâce à l’intérêt qu’elles suscitent, hors cadre réglementaire codifié. Ouvert, le JPT C accueille les personnes « détachées » par les dispositifs de réseaux initiés par la nouvelle politique en pédopsychiatrie. Une participation qui garantit de s’épargner des actions doublons. Les participants ne paient aucune adhésion, il en ressorte avec le sentiment d’augmenter leur formation. La convialité (boissons et sandwich)est offerte par l’administration.

La création des réseaux provinciaux visant l’aide et les soins en santé mentale pour les enfants et adolescents répond à un prescrit gouvernemental relayé par le SPF Santé Publique. Une impulsion de politiques de santé dont les objectifs doivent être atteints: ils sont évaluables et mesurables. Le déploiement de cette politique a pour but une efficacité accrue dans la détection précoce des problématiques d’ordre psychique, leur diagnostic et leur traitement. Il s’agit aussi de favoriser l’inclusion des jeunes concernés dans tous les domaines de vie ainsi que les échanges entre professionnels et la valorisation d’expertise. La priorité est donnée aux soins au plus près du milieu de vie avec l’objectif de limiter le recours aux soins hospitaliers.

Les agents qui en ont la charge sont engagés contractuellement (via des conventions de mise à disposition) pour atteindre les justes et nobles objectifs définis par cette politique qui se veut intersectorielle. Des agents « fils rouges », case-managers sont désignés pour activer des protocoles pensés dans l’inter-institutionalité lors de rencontres décisionnelles. Cette étape suppose une prise de décision qui concernera une personne, un groupe cible…

Les représentants des partenaires des réseaux provinciaux ne choisissent pas de venir ou pas dans les différents groupes et comités mis en place. Ils sont mandatés par leurs institutions et viennent à la hauteur de leurs disponibilités, ils participent (ou pas) aux décisions mettant en œuvre les pratiques de réseau et se retrouveront pour en évaluer les réussites, les écueils…

Participant (ou pas) au JPT Local, l’agent contractuel du réseau peut puiser dans le JPT les ressources qui seront précieuses pour apporter un élément de solutions. Il peut y présenter une situation pour laquelle il souhaiterait d’autres regards et inversément, il peut porter à la connaissance des participants JPT les ressources nouvelles de la province dans les compétences qui sont les siennes.

Au JPT, il est permis de rêver (pas que) en terme de coopération, d’équipement et dans ce rêve peut naitre la créativité.

Le réseau, nous le souhaitons tous , inscrit ses actions dans le réel.

Le JPT ne fera pas face à la famille comme ressource pour faire évoluer une situation.

Le réseau répond au besoin du public tandis que le JPT répond davantage aux besoins des professionnels, et nous savons qu’ils sont en résonnance avec les besoins du public.

JPT et Réseau ont donc des zones de recoupement et la connaissance du terrain nous permet d’identifier des professionnels actifs des deux côtés.

Il serait donc malvenu de mettre ces deux approches en concurence.

Enfin, le JPT ne coûte pas, ne réclame ni subvention ni directive, c’est sa condition d’existence et de succès. Il travaille sur son initiative.

Quoique, de tous petits moyens pour que le JPT F crée un blog ouvert aux JPT L permettraient d’augmenter les échanges d’expériences entre Tournai, Liège et Arlon.

La pratique de réseau prescrit se doit d’être évaluable et devra rendre compte de son activité…mais nous espérons qu’il ne sera pas atteint par une forme de quantophrénie paralysante qui monopoliserait l’énergie de ses agents rémunérés.

Luc Fouarge,

Membre du JPT F et JPT C.

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Bientraitance

Le quotidien méconnu – Lanceur d’alerte ou délation

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Impliquer les jeunes en psychothérapie

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JAVA, la transition des jeunes adultes et/ou vieux mineurs

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