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L’#école, bien malgré elle, devient aussi un #lieu_de_soin

L’école, bien malgré elle, devient aussi un lieu de soin

Elle est complémentaire à l’éducation familiale. Elle participe à la construction psychique des jeunes.

Cette longue pandémie perturbe cette construction et il est admis aujourd’hui qu’il nous faut craindre des manifestions de troubles, de symptômes psychiatriques. 

Pas question d’attendre qu’elles débordent pour répondre. 

La communauté scolaire est associée à cette attitude soignante dont ils ont besoin. 

Plus que jamais, l’école doit s’équiper sur les terrains de l’instruction, mais aussi de l’éducation, et aujourd’hui du soin. 

L’essentiel de ce temps de soin réside en des temps d’expression émotionnelle. L’expression de sentiments doit être sollicitée, accueillie par les pairs et par les enseignants dans un espace « contenant ». Les émotions les plus désagréables, anxiogènes doivent être autorisées pour qu’elles se disent et qu’elle diminuent ainsi l’impact sur la vie psychique. Accueillir et commenter sans que l’enfant n’ait à se taire parce qu’il protégerait l’adulte d’avoir à entendre les hantises qui le traversent, ou s’installent.

« Le programme ProDAS veut permettre aux jeunes de s’impliquer positivement dans le développement de leur efficience personnelle, de leur confiance en eux-mêmes et de leur compréhension des causes et des effets régissant les relations interpersonnelles. » 

Cette approche pensée pour l’école dès la maternelle aidera l’enseignant à occuper cette place. Cette méthode est expérimentée depuis très longtemps. Elle induit un changement de posture de l’adulte que l’école ne soutient pas forcément surtout si elle se replie sur sa fonction enseignante. Il est donc urgent de leur apporter le soutien qui leur offre à eux aussi cet espace « contenant » dont ils ont besoin comme toutes personnes en charge de soin.

Luc Fouarge

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IMP 140

Merci Monsieur Mony Elkaim

j’aime beaucoup cette métaphore des instruments à cordes que vous utilisez dans la rencontre entre deux personnes, entre le client et l’intervenant lorsque vous enseignez votre concept de résonance.

Face à face ils sont comme deux instruments à cordes dont le son entre dans la caisse de l’autre. 

Des deux côtés le son en ressort différent, transformé par la caisse de l’autre. 

Se crée ainsi une mélodie nouvelle qui nous fait nous découvrir, qui nous augmente si nous écoutons ensemble ce que nous produisons à deux.

Je vis avec ces sons nouveaux.

Mony Elkaim pousse la métaphore plus loin. 

La vibration de mes cordes fait aussi vibrer celles de mon client dont le son se modifie et cette nouvelle vibration, en retour, me fait produire également un son que je découvre. Et je me découvre…si je m’exprime et si je suis à l’écoute de moi tout en écoutant la personne devenue ainsi partenaire.

Cette alchimie nécessite l’exercice, l’expérience mais aussi l’écoute et le regard aimant et bienveillant que mes pairs, mes collaborateurs et collègues, veulent bien m’offrir à l’écoute de ces sons qui se sont échangés et transformés. 

En passer par les cordes évoque le lien, le son, les émotions. 

Le concept de résonance conceptualisé par M.Elkaim en contient d’autres tels le transfert, l’identification, la projection identificatoire, l’engagement le respect, l’humanité, la foi dans l’humanité de l’autre…l’amour et tout un travail de métabolisation qui fait soin.

Luc Fouarge

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Alysson, alerte

Béatrice Delvaux, éditorialiste au Soir, évoque le drame en utilisant le concept de glissement. 

La suite d’un trauma, dans ce cas les dommages collatéraux de la pandémie, la  crise économique comme  révélateur… conduit à ce glissement évoqué, agi en suicide ….                       De quoi cet épouvantable drame est le révélateur ?

Cet acte est-il un aboutissement d’une difficulté à vivre ? Est-il symptôme d’une expérience personnelle, est-il signal d’un dérèglement sociétal ? 

Je ne lis pas dans l’âme de cette jeune personne, je ne suis donc pas capable de donner la réponse qu’elle nous donnerait si elle le pouvait encore. 

Le geste désespéré d’Alysson me met au travail sur toutes les hypothèses comme chacun. Politiques ou acteurs de santé mentale, parents ou enseignants, amis ou citoyens nous devons revisiter nos agir à la lumière de cet acte.

Je n’aborde pas la dimension personnelle de ce choix. J’interroge le contexte propice à des passages à l’acte qui nous concernent tous. Ce suicide s’inscrit dans une suicidarité ambiante[1]

Les dérives du système économique, politique sont connues et signalées depuis longtemps. Nous y contribuons en répondant à l‘appel des sirènes du marché, nous élisons des politiques qui méconnaissent les alertes. Nous qualifions les cris des jeunes et des séniors[2] qui font le choix du suicide comme le résultat d’histoires personnelles qui se finissent mal, comme l’aboutissement de dépressions, de pathologies mentales, de glissements… si tout cela n’est pas faux, cela ne peut nous épargner un regard sur les modes de vie auxquels nous participons. 

Le « vivre ensemble » à besoin que nous nous attablions pour le redéfinir. Pour que nous soyons à même d’équiper nos jeunes à construire ce monde nouveau. Il se prépare dès l’école. Après la famille, elle est le premier lieu d’apprentissage de construction du lien, de préparation à exercer l’humanité dans notre environnement, notre économie, l’accès à toutes les richesses, à la culture, à la santé, la formation… 

Une gouvernance ascendante et non pas exclusivement descendante comme l’actuelle crise le dénonce. 

Ce qui « fait santé mentale », ce qui soigne c’est le lien. 

Nous voyons tous venir à grand pas les régimes autoritaires, les dictatures. Le « chacun pour soi » est le terreau des régimes fascisants, le mésusage des réseaux sociaux nous prépare à accueillir ces régimes, les politiques ne s’activent pas à créer ce nouveau monde, ils se (nous) préparent à des dépenses insurmontables pour rattraper l’ancien.

Dans ce contexte qui nous conduit dans le mur, d’autres cris « inaudibles » viendront nous secouer.

Les évoquer, seulement, comme des troubles de la santé mentale, 

les médicaliser participent à cette folle tentative de récupérer ce monde moribond. 

Luc Fouarge, 


[1] https://lucfouarge.com/2020/04/26/pour-en-sortir-parlons-de-cette-suicidarite-mondiale/

[2] Les deux catégories d’âge ou l’ont se suicide le plus

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Santé mentale, le soin est politique

C’est bien plus qu’une mélancolie, qu’une fatigue d’être soi qui conduit au symptôme.        Nos parents, nous -mêmes avons répondus aux sirènes aveuglantes et assourdissantes de l’économie, du capitalisme qui épuise la terre, asphyxie notre atmosphère et déglingue le climat. Le covid 19, et ceux qu’on nous annonce, éclosent dans ce contexte. 

Il en faudra des cadeaux de St Nicolas, de Noël pour illusionner nos enfants, petits-enfants, pour les nourrir d’espoir artificiel et plastifié. 

Le covid révèle la destructivité de notre économie. 

Des lanceurs d’alertes, des scientifiques nous ont avertis depuis très longtemps.                        Mais les sirènes du « marché » en ont étouffé les cris. 

La santé mentale n’a jamais autant occupé les espaces des infos qu’aujourd’hui. 

L’émergence des troubles signale cette dérive sociétale mondiale.                                                Ce qui m’amène à contextualiser ces éruptions pathologiques comme une précieuse et indispensable alerte. Si lesdits malades ne voient pas comment nous nous saisissons de ces avertissements, ils en concluraient que leurs cris ne sont pas assez puissants, que leurs sacrifices ne sont pas à la hauteur. On pourrait voir le taux de suicide, symptôme sociétal, augmenter. 

Je propose que nous accueillions ces témoins, ces personnes dites fragiles, submergées par leurs émotions, en commençant par les remercier des cris qu’elles nous adressent.               Elles attendent que les psys rejoignent les ados dans la rue pour signaler aux gouvernants que le changement de route est urgent si nous voulons atteindre le cap, une société respectueuse des personnes, dans un environnement respecté et soigné. Hors d’un climat soigneux, globale, lesdits patients ne croiront pas en nos bonnes intentions à leur égard parce qu’ils savent notre refus de prendre en compte la réalité. C’est comme une inversion, comme si la maladie était au service de ceux qui ont trouvé les accommodements à l’injustifiable.         Les thérapeutes y perdent leur crédit, et la maladie aux yeux des premiers reste nécessaire. Mon propos est qu’il est illusoire de soigner si le travail sur le contexte sociétal n’est pas pris en soin…. auquel cas, les symptômes restent nécessaires comme soin de ce contexte malade que nous ne lisons pas ou auquel nous avons fait trop de concessions.  

Que les « puissants »    se traitent de fous amplifie cette réflexion. La gouvernance n’a-t-elle pas comme objet de nous aider à vivre en sécurité.                                                                           Si aux dimensions cliniques et éthiques les soignants n’ajoutent pas la dimension politique, la maladie restera utile et nécessaire. 

L.F.

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… un climat suicidaire

Je pense qu’il faut lire les troubles de la santé mentale sur cet arrière fond là.
Une dimension philosophique, politique, un terreau dans lequel germe des mécanismes de défenses, des symptômes tout aussi compréhensibles qu’inadéquats
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COVID on cherche le pilote

Autant l’arrivée de Mme Wilmes, avec des pouvoirs spéciaux, en début de crise covid, a été rassurante pour le public, les politiques semblaient parler d’une seule voix, autant les tergiversations qui suivirent, les tensions entre les politiques, les différents niveaux de pouvoirs, les instances scientifiques, la communication girouette ont déstabilisé le public.

Cette deuxième vague a pris le pouvoir sur les décideurs et les conseillers. Par manque d’anticipation la panique s’installe, le public se sent mal, les médecins sont aux abois.                 Le barrage a cédé, sauve qui peut !

Les chambres, Régions et Fédérale assistent à cette tragédie du balcon. Les partis et nos élus ne nous rassurent pas. L’école a fait sa rentrée dans une grande instabilité, elle-même malmenée par cette déstabilisation ambiante, incapable de rassurer les enfants et les parents. 

Un niveau d’angoisse s’immisce dans le quotidien des familles, des citoyens. 

Sont apparus différents acteurs de décisions, représentants du peuple, politiques, partis, scientifiques qui externalisent la responsabilité, …  « Ce n’est pas moi, c’est l’autre » comme il est normal que cela se pratique à l’adolescence. 

Avant la pandémie nous pouvions nous réjouir que ces adolescents désertent l’école et occupent la rue pour crier le manque de courage des adultes en charge de la responsabilité face aux problèmes environnementaux. C’est encore du balcon qu’ils ont été regardés presque de façon amusée. 

Mais le pilotage de la société par des ados n’est pas la solution.

Nous les acteurs de santé mentale ne somment pas encore agités comme le sont les infirmières en hôpital, mais nous avons à craindre des réponses sous forme de passages à l’acte comme les décrivent les manuels de pathologie mentale des ados. 

Anticipons, sinon, nous aussi nous serons débordés.  Nous pouvons même craindre que leurs parents les précèdent dans l’expression de ces symptômes. 

Nous pourrions éviter le pire en instaurant rapidement des lieux, des temps de démocratie participative, des temps de paroles, de mobilisations, pilotés dans un climat de travail de groupe, travail communautaire. Nous devons en attendre un effet cathartique et de mobilisation des consciences et des comportements. Les risques les plus grands viendront d’un manque d’échanges ou d’échanges sur les réseaux sociaux ou marchent en tête des esprits peu rassurants.

Luc Fouarge

Président du CRéSaM

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L’islamisme n’est pas une religion

L’islamisme n’est pas une religionBien sur comme dans toutes les religions et mouvements spirituels laïcs il y a des dogmatiques qui filent du mauvais coton. En cela, ils ternissent les mouvements desquelles ils se revendiquent. Ici je questionne l’idées que des mouvements terroristes en recherche de pouvoirs, de marchés se déguisent en adeptes de l’Islam, une usurpation d’autorité en quelques sortes.

Sur les réseaux je lis des attentes, odieuses, que les musulmans s’en « excusent ». Adhérents ou non à une religion, quelle qu’elle soit, c’est à nous de répondre en temps que citoyen.

Si nous restons coincés sur la question religieuse, nous ne regarderons pas les tentatives de prises de pouvoir qui se faufilent dans notre dos. La mise à mort cruelle de cet enseignant révèlent que cela fait un bon moment que l’on ose plus critiquer les religions dans l’ école, que l’exercice d’une pensée libre s’y asphyxie.

J’essaye une réponse :

Les musulmans ne peuvent que nous dire que l’islamisme n’a à voir avec l’islam que le costume. Comme l’inquisition de l’ église catholique, et ses terribles assassinats, n’avait rien à voir avec le christianisme. Que le terrorisme n’a rien à voir avec la république, la nation, que la loi et la démocratie nécessitent notre vigilance, celle des journalistes.Que nous plaçons à la tête des gouvernements qui nous protègent, les politiques que nous élisons….

Ces terroristes islamistes ont-ils quelque chose à voir avec les musulmans ? Sans doute assez peu.

Ne fixons pas notre regard dans cette direction, car de l’autre côté, dans notre dos, ceux qui envisagent de tirer profit du terrorisme fourbissent leurs armes, nous risquons de ne pas les voir. Ceux-la recrutent des jouisseurs de violences, des casseurs, des assoiffés de sang encostumés dans des discours « arrangés » et exploitent la perversion à des fins de pouvoir.

Agissons pour avoir dans nos pays des religions dirigées de chez nous, en accord avec nos lois et pas dirigées de contrées lointaines sur lesquelles nos autorités n’ont pas de contrôle. Si nous en avons besoin, que les chapelles laiques, églises, mosquées, synagogues soient sous contrôle démocratique.

Analysons les parcours de ces recrues diaboliques et anticipons. Et, privons les partis extrémistes de l’exploitation de nos trouilles. Et que nos profs n’exercent pas en saignant.

La pensée est en panne. L’émotion se traduit en acte sans en passer par la pensée qui conduirait à une action. Une évacuation de l’émotion. L’intention traduit la différence entre l’acte et l’action. C’est là, que l’école doit opérer anticipativement. Accueillir l’émotion, l’écouter la partager, la contenir donc. C’est ce qu’il y a bien longtemps la méthode Prodas met en exercice dès la grande maternelle. Il convient de restaurer son apprentissage et sa pratique à l’école.

N’est-il pas naïf de s’arrêter à l’étiquette islamiste, (il l’est probablement mais pas que), quand on évoque l’assassin de Samuel Paty . Le « costume » dont on l’affuble, n’est-il pas l’encre de la sèche ? Quel groupe utilise la « folie », la soif de jouissance perverse de telles personnes ? Est ce que cette tentative de prise de pouvoir, d’instances que je n’identifie pas, n’adopte pas les attributs de l’islam comme un camouflage ? Jouer sur la frontière Islam/islamisme sert quelles monstrueuses ambitions de pouvoir ? Ces questions sont assez naïves, j’en conviens, mais je crains que nos sociétés ne s’arment pas contre le danger originel, qu’on se laisse distraire par les formes qu’un ennemi utilise pour avancer masqué en islamiste. La puissance de l’argent…par ex.

Est ce que des puissances, peu religieuses, n’empruntent pas le « costume » de l’islamisme pour s’en prendre à notre démocratie et dans l’avenir gagner des parts de marchés sur nos territoires, en y prenant le pouvoir ? Est ce qu’en restant enfermés dans la lecture d’une déviance, déformation d’une religion, nous ne détournons pas notre attention d’un danger plus grand ? Dans toutes les églises, chapelles, mosquées…nous devons veiller à l’application de nos lois.

Je fais l’hypothèse que ce genre  d’islamiste est à l’Islam ce que les Black Bloc sont au gillets jaunes. Forcément, les GJ rentrent chez eux dépités et freinés quand les BB, derrière eux, ont bouté le feu à la ville. Ils finiraient par ne plus crier leurs misères comme les profs pourraient mettre en veilleuse la critique des djiadistes. Mais oui, je pense aussi, comme le déclare le recteur de la Grande Mosquée, qu’une autre partie des islamistes est une maladie de l’Islam. Ce que je tente de débusquer, c’est quels intérêts de pouvoirs, quels groupes recrutent ces jeunes et arment ces pulsions de mort. Et chez nous quels intérêts se frottent les mains de l’impact de ces atrocités. 

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Il faut prendre soin des soignants

Depuis la pandémie cette évidence est répétée fréquemment.

Dans les services d’accueil résidentiel, plus qu’ailleurs, ce qui apparait comme une vérité basique, reste bien souvent en rade. 

Si le service est accolé à une grosse structure cette carence s’amplifie.

Plus la structure est grosse, hôpitaux, séniories, résidentiels pour personnes, jeunes ou adultes, handicapées, plus les outils de mesure de la rentabilité, les procédures de gestion prennent de la place, plus les écarts entre décideurs et acteurs de soins souffrent de distanciations…plus le « care » est en souffrance. 

Il me semble que le care s’alimente, comme par phénomènes de cascade, des retombées du soin que le gestionnaire, le dirigeant, le directeur donnera (prendra) à ses équipiers. 

Le « machinement » conduit à un renoncement de soi et de l’altérité, ça va de pair, qui affecte d’abord le « prendre soin », le care,  dans  le soin. La mise au service de la machine, logiciel de contrôle, d’évaluation quantitative des soins, ne comptabilise pas l’indispensable entourage du soin par cette humanité dans le geste qui le rend digeste. 

J’observe que la machine n’est pas un sujet de soin dans les équipes qui se mettent à penser la clinique, happées, sidérées par le symptôme, ses variations d’amplitudes. Je fais ici l’hypothèse, que les personnes accompagnées en prennent inconsciemment la mesure, qu’elles jaugent l’insécurité, l’insatisfaction du soignant et réagissent, comme peut-être ils le firent jadis, en distrayant le soignant de cette  préoccupation devenue charge mentale faute d’être lui-même objet de la bonne attention de son institution, sujet d’un « prendre soin » qui rejaillira…ou pas.

Alors oui, amplifions cette découverte qui situe le soignant comme premier sujet de soin de l’institution. 

Luc Fouarge

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Journée mondiale de la santé mentale 2020

Mes vœux pour la wallonie

Des lieux « contenants » et soignants répondent comme ils le peuvent aux problèmes de santé mentale des jeunes. Ils sont divers et répondent aux exigences qualitatives et quantitatives d’instances tout aussi diverses des autorités fédérales, communautaires, régionales, provinciales et communales si on accepte de prendre en considération l’école comme lieu de développement, mais aussi de dépistages, de la bonne santé.

Les « résistances » aux soins trouvent dans la difficulté de ces niveaux de penser ensemble les politiques de santé, l’inefficacité de l’aide souhaitée quand familles et jeunes tentent d’ « éviter » leurs mal êtres. 

Des acteurs de ces champs d’interventions se sont volontairement et librement mis à table pour penser ces questions dans la transversalité, l’interdisciplinarité nécessaire tant pour les comprendre que pour agir de façon concertée….ce qu’exigent les troubles que nous évoquons mondialement aujourd’hui. 

Des acteurs d’éducation, de protection et de soin, de façon informelle et librement se réunissent dans les « Jardins pour tous ». Il en existe un par territoire, une structure faitière rassemble la créativité produite, les énergies afin de les redistribuer dans les provinces et de les porter aux autorités administratives et politiques. Ces lieux sont identifiés par leurs participants comme des temps de ressourcements pour leur propre santé mentale. L’abc d’un concept de soin quand il est question de relation d’aide. 

Ces mêmes autorités prises dans des rivalités « politiques » ont sabordé cette démarche. Sans doute parce que le « processus jardin pour tous », aux allures intervisionnelles, a-t-elle eu tort d’interroger un ministre sur une révision de règles en cours dans un de ces champs « pluriels » de la manifestation des troubles de la santé mentale.

Je m’exprime en mes qualités de clinicien et de président du CRéSaM, Centre de référence en santé mentale pour la Wallonie. A l’écoute de l’ AG de cette asbl, de ses chercheurs, des acteurs qui nous sensibilisent sur les politiques et pratiques en santé mentale des enfants et des adultes je formule le vœu que  les autorités administratives et politiques soutiennent toutes actions, réflexions qui s’élaborent dans ces lieux de croisements des champs de santé, de l’amont et de l’aval, de l’école aux hôpitaux en passant par toutes les structures intermédiaires et l’indispensable apport des experts du vécu.

Luc Fouarge

Président de l’ asbl CRéSaM, 

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Empowerment et Protection de l’ Enfance