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IMP 140 Société

Le COVID en appelle à l’éthique… entre école et IMP 140

Il tousse ce matin. Son éducateur d’hébergement, après comptabilité des symptômes déclarés, le pousse dehors dans le groupe d’enfants scolarisés. La mine sombre et toussant dans le coude comme il l’a bien appris, il entre dans l’école. Repéré, sans explication, il est renvoyé à l ’« hébergement ». Le directeur l’a entendu renifler

Cet enfant fait l’objet d’une mesure de placement dans un IMP140, SRJ de l’AViQ et est renvoyé de l’école spécialisée qui accueille la majorité des enfants de ce service.

Il est baladé dans un déni complet de ce qu’il peut ressentir, si par bonheur, parce qu’il ne va pas trop mal, il ressent encore. Pour d’autres, plus précocement meurtris, dans une méconnaissance de l’impact de ce rejet qui confirme, si besoin en est, une identité d’objet relégué. Dans l’épisode si dessus la qualité de lien affirmé à cet enfant ne fait que confirmer cette déliaison contre laquelle il construisit très tôt des remparts de protections que l’on qualifiera à minima de troubles de l’attachement.

Les deux services concernés sont sous tutelle d’autorités de subventions différentes, de cultures et de qualité d’engagements. Un modus vivendi est établi depuis longtemps entre eux, une hostilité parfois, gère des contentieux, sans doute hypothétiques, de risques que l’un des partenaires prenne l’ascendant sur l’autre. Chacun se repliant sur une de ces compétences, l’instruction pour l’un, le soin pour l’autre. Dans ce cas, l’élève perd la qualité de sujet et se moule dans une identité d’objet. Il se spécialisera, aux frais des autorités, dans l’expression de cette identité que tôt, il l’avait expérimentée pour se protéger des absences douloureuses, des manques qu’il dut apprendre à maitriser, contrôler, combattre, méconnaitre…

Cette posture historique des services et des autorités bien en peine de penser les besoins spécifiques de ces enfants dans la transversalité, dans une co-construction entre le niveau Communautaire et le niveau Régional, le projet, le soin de l’enfant se pense rarement dans le lien entre services.

Il s’est installé dans cet entre-deux une symétrie entre le dysfonctionnement des institutions et les mécanismes de défenses, la pathologie de ces enfants qui manifestent des troubles du lien. Il ne sera jamais possible de soulager des enfants et des familles des souffrances de ces troubles de l’attachement « soutenus » par les difficultés d’élaborer des plans de soins soutenus par chacun des partenaires.

C’est cette absence d’éthique qui permet que l’enfant, puissamment, conforte ses remparts, alimentant et s’alimentant des carences de ces institutions. La pandémie, par les directives multiples et variées qu’elle produit, fait caisse de résonnances des carences, de ces aveuglements de nos institutions, écoles et services. 

Avec vous je reconnaitrai que cette photo ne montre à voir qu’une fraction de la réalité. Elle n’est de toute façon pas supportable. Elle nous oblige à prendre la mesure du degré d’éthique dans les rapports entre nos services et le politique, et dans le cas présent, dans les instances entre elles. Elles doivent prendre en compte ces carences qui, « victimisant » davantage ces enfants, les spécialisent dans leurs difficultés.

Luc Fouarge

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Société

Le covid nourrit le « machinement » des institutions

« Le machinement est un néologisme qui vient signifier la façon dont un ensemble d’éléments constitutifs de l’environnement d’une personne ou d’une institution viennent déposséder celles-ci du sens à être ; il désigne une fabrique des orientations dont le mode d’emploi est pensé par d’autres que les acteurs concernés. Cette forme de modelage de la présence de l’être au monde conduit au renoncement de soi et à une capitulation face au devenir du sujet » Ph. Gaberan 

Renoncement et capitulation sont constitutifs de « méconnaissance », processus actif et non-conscient de non-connaissance. Symétriquement, complémentairement « clients » et soignants, intervenants, infirmiers, éducateurs… la relation de soin s’installe alors, insidieusement dans une tache aveugle commune. On évoquera les résistances chez l’un, les projections chez l’autre, on tournera dans le rond-point sans possibilité d’en sortir comme dans le sketch de Raymond Devos. 

Les recommandations consécutives à la pandémie appuient de toutes leurs forces sur cette mise en machine, ce machinement dans les institutions. La diminution des temps de travail commun, de réunion en présentiel diminue et/ou fait disparaître le processus « intervisonnel » qui n’exerce plus, ou moins, la vigilance sur la machine qui réduit le potentiel de pensée. On finirait par glisser vers le passage à l’acte.

Dans les services résidentiels, hospitaliers… cet épisode pourrait être dévastateur, la nécessité de communiquer sur la pente où nous entraine le machinement, s’affaiblissant. Les logiciels de type Osiris … , gestion des fiches patients, pourraient bien mordre du terrain sur l’émotion et la pensée dans le soin et ainsi disqualifier la fonction essentielle, nécessaire du lien ou se façonne le prendre soin. 

Oui il y a des managements qui étêtent les compétences des collaborateurs alignés sagement sur des référentiels numérisables. Cela ne diminue pas que la réflexion, cela prend en partie le contrôle des émotions de l’intervenant. Et voilà que l’émotion dans le travail social perd sa valeur d’indicateur, voilà qu’elle n’est plus de mise dans le « diagnostic » d’une situation vécue, voilà encore que les instruments du lien s’éteignent, les « résonances » ne sont pas de mises. Et, …qui facilite le contrôle par des concepts d’évaluations, du mesurable, du quantifiable… et nous entrons dans la quantophrénie, cancer des approches soignantes, d’accompagnement dans les approches psycho-sociales… et demain, comme cela existe déjà, l’éducateur, l’infirmier, le soignant devront encoder les actes commis en cours de journées….qui seront analysés, mis en fromages, et qui définiront les bonnes pratiques avec une « justesse » froide qui déniera les individualités chez le soignant, l’accompagnateur. Entrer dans ce métier nécessite que nous entrions en résistance.

Luc Fouarge

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Société

COVID et santé mentale

« … Il se manifeste aujourd’hui par une mise sous silence de la mort, une façon de la cacher, de ne pas y penser, avec pour conséquence une immense angoisse collective face à notre condition d’être humain vulnérable et mortel. »  Marie de Hennezel, « le Monde » du 04 mai 2020. 

J’ajoute que nous vivons dans un climat ambiant suicidaire. https://lucfouarge.com/2020/04/26/pour-en-sortir-parlons-de-cette-suicidarite-mondiale

Sur ces fonds à peine discrets que nous vivons au quotidien. Les infos quotidiennes enfoncent ces clous chaque demi-heure dans les « infos en continu » qui font échos des infos gouvernementales. Les désaccords, bienvenus par ailleurs, entre experts, entre ceux-ci et les autorités, les nuances dans les applications entre niveaux de pouvoirs cultivent le doute. Le citoyen trouvera dans ce fatras de contradictions toutes les occasions d’alimenter ce climat de peurs qui nait dans un productivisme sans égard pour notre environnement. Cela entraine une conscience de notre participation, via le consumérisme,  à une dangereuse évolution du climat. Dans cette lutte, le politique est dépassé. La puissance publique n’assure plus la protection de la population qui participe à sa propre destruction.

Les malaises, les inconforts et les déstabilisations de la santé mentale trouvent là un terreau fertile. Les pharmaciens, les psy, les HP devront faire face à des flambées de plaintes somatiques et mentales. 

Les professionnels de la santé mentale ne se retrouvent pas dans la rue comme l’ont fait le personnel soignant des hôpitaux, ils n’invitent pas la Première pour lui présenter leurs dos et signifier ainsi aux politiques l’urgente nécessité de faire face au climat ambiant délétère. 

Les réponses devront être interdisciplinaires et interinstitutionnelles, la transversalité devra être la règle pour qu’ensemble, spécialistes, population, politiques, ONG et secteurs associatifs et public développent dans la  société une capacité de « contenir », càd accueillir dans la bienveillance les angoisses dites et surtout « non-dites ».

Le traitement de la pandémie par le politique s’est construit dans une « opposition entre eux et nous » Olivia Venet, présidente de la Ligue des droits humains.

Les acteurs de santé mentale, dans une perspective systémique, peuvent contribuer à lire ces évènements sociétaux et sensibiliser les acteurs politiques de l’urgence d’opérer le pas de côté dans la façon d’exercer la gouvernance. 

Les tergiversations des partis depuis quelques législatures jettent le doute sur la capacité des politiques d’assurer la protection de la population et dans la capacité de réguler le marché qui laisse sur le banc une bonne partie de la population. Nous le savons, la précarité est accélératrice des processus de déliaisons et de perturbations psychologiques. 

L’exercice démocratique n’est certes pas l’apanage des seuls politiques. Mais nous devons collectivement penser le passage du PNB au BNB. 

Le soin s’appuie sur un triangle de trois forces, l’éthique, la clinique et le politique. Les secteurs de la santé mentale se doivent de renforcer ce troisième axe. J’ai la conviction qu’une affirmation plus forte de l’axe politique augmenterait la capacité contenante des soignants. Les personnes en besoins d’aide y verraient un rapprochement des soignants vers elles. Le chemin à parcourir semblerait ainsi un peu plus court. Et les soignants n’ignorent pas que la construction du lien dans la relation de soin est parfois ardue, mais nécessaire. 

Sauf à occuper cette fonction dans une posture de gourou. 

Luc Fouarge

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Protection de l' Enfance

La nuit, le jour, l’inceste Mathilde Brasilier L’Harmatan

Comme un écrit fait pour soi, comme des confidences que l’on se fait à soi-même, intimiste, comme s’il avait été écrit secrètement pour ne jamais être lu, comme des phrases abandonnées sur un divan… on y avance lentement, pas à pas, pour en chemin respirer toutes les senteurs, pour en ressentir les vibrations, sans ce sentiment de regarder par le trou de la serrure….mais d’écouter, sûr que ça fait du bien à celui qui raconte.

Maud, la narratrice, au long de la première moitié de ce récit autobiographique romancé, ne décrit pas l’inceste, mais à la façon des pointillistes, elle nous fait découvrir comment ces viols par le P____ sur Fabien, son petit frère et elle, confisque l’enfance. Lignes par lignes nous entrons dans une démarche empathique sur le suicide comme issue d’une vie volée.
Ils ne doivent leurs survies qu’à l’amour que se vouent les deux enfants, dès cinq et quatre ans.
L’inceste est le pire acte d’humiliation. Il incruste cette idée que l’enfant serait mieux aimé s’il était mort, il installe le téléchargement constant d’un processus de suicidarité auquel Maud échappera. Il lui faudra longtemps pour vivre sans sourdine et sans bâillon.
« J’ai l’idée que l’on me met la main dessus, comme une main mise insupportable »
« L’inceste, c’est peut-être la perte de tous les droits alors qu’on les avait tous. C’est le ressentiment à la place de l’amour »

Ce témoignage est précieux pour les professionnels de l’enfance qui souhaitent accompagner ces enfants victimes d’agressions, de viols, de climat incestuel au sein de la famille. Comment se déroule cette prise de pouvoir sur la pensée de l’enfant, le réduit au silence et à vivre une vie faussement vivante ?
Comment ce drame qui ici ne concerne que les deux derniers des cinq enfants, réclame-t-il le silence de la famille, ici en particulier de la mère ?
Cette lecture aidera à regarder l’invisible, à écouter l’indicible, à regarder là où il semble que rien ne se dit, à écouter ce qui ne se voit pas ?
Hormis la mère, peu maman, qui aurait pu dévoiler un tel drame ? Un médecin « pique » régulièrement Maud au Valium, anesthésiant ainsi toutes émergences de plaintes ? Le symptôme de l’insomnie est endormi.
Comment le petit frère devient tuteur de résilience de Maud dans une famille où les places sont vacantes, inter changées ?
Un récit écrit, sur une trame poétique, sur un fond philosophique qui alimentera puissamment les séminaires de formation des professionnels de la relation d’aide. A offrir avec « Bord de mer » de V. Olmi aux futurs travailleurs sociaux, psychothérapeutes, psychiatres mais aussi à toute la première ligne d’accompagnement de l’enfance, enseignants, médecins.
Luc Fouarge 

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Société

Politique… et nous ?

Plus besoin de proclamer les raisons de créer ce nouveau monde.  Nous attendons qu’il soit respirable et qu’il réponde à des espoirs de justice, de solidarités, de paix, d’amour. 

Nous sommes déjà dans le train infernal. Seules des décisions politiques qui reprendraient le pouvoir abandonné aux financiers, à l’économie, pourraient ralentir sa course.

Nos politiques battent des records d’irresponsabilités dans la cour de récré. 

Il n’y a que nous, vous et moi, qui puissions sonner la cloche. 

De la sphère État, de celle de l’entreprise et de la sphère autonome (nous et le secteur associatif) seule cette dernière est en mesure de faire craindre aux partis de perdre leur électorat. 

Nos silences, nos résignations sont pour eux l’autorisation de poursuivre leurs jeux entre eux. 

La même peur, qui à l’entrée dans l’épidémie les ont mobilisés pour un engagement de quelques mois. 

Le royaume, la république… c’est nous, vous et moi. Ce n’est pas ce corpus de valeurs entretenus par les partis et les élus qui l’entretiennent pour justifier la place qu’ils occupent sur une scène où ils ont abandonné le pouvoir à l’économie néo-capitaliste, aux lobbys…

Ce qui se passe aujourd’hui dans nos nations EU n’est possible que parce que nous avons démissionné de nos devoirs à l’égard de la démocratie. Attendre le changement de société par l’action des partis est illusoire.

Repérons dans les associations, les asbl, les ONG… celles avec lesquelles nous sommes capables d’intimider, les partis, les syndicats…

Nous savons que le temps presse, les modèles dictatoriaux reviennent en force.

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IMP 140 Protection de l' Enfance

Ecologie et travail social

Cette règle écologique et systémique s’applique à l’intervention d’aide et de soin en travail social. Malgré les référentiels, les logiciels l’intervention éducative et sociale peut imprimer des changements indésirables dans la famille. Le service a t il la maturité, la sécurité et la contenance qui permette à l’intervenant et à son équipe d’en faire une lecture impartiale, sans polluer la famille. Sans cela le TS enfonce la famille qui tente de sortir la tête de l’eau. L.F.  


sur un extrait de E.Morin-Changeons de voie, les leçons du coronavirus-Denoel juin 20

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Société

La jeunesse s’époumone dans la rue… on l’ étouffe

On est tous d’accord, le rapport qu’entretiennent les humains avec la nature est à l’origine de ces désastres qui nous menacent; climat, virus, économie, politique, guerres, rapports Nord-Sud…

Des cris des jeunes dans la rue … aux masques qui les font taire…tout cela est allé si vite.

Cette image de ces personnes qui se font refouler sur les quais d’Ostende, celle des jeunes qui se réunissent en masse à Flagey à la fermeture des bistrots, ces familles qui attendent les leurs coincés en Afrique du nord, les politiques qui se querellent avec les experts, les experts qui se contredisent, les politiques qui instrumentalisent la crise sanitaire, les réfugiés s’étouffent en avalant  la méditerranée et ceux qu’on chasse des quais de Paris et de Calais, les glaciers qui menacent les familles qui habitent à leur pied ….tout cela est devenu une réalité misérable et anxiogène, mondiale, dont je ne vois pas venir la fin. Et la peur couve, parfois explose et les « Grands » semblent en refuser la mesure. 

Nous suivons le joueur de flûte….nous sommes à quelques pas de la falaise dont nous n’ignorons pas l’existence. Mais nous y allons… feignant d’ignorer, ou ignorant que nous sommes embarqués dans une suicidarité mondiale, on y va… malgré les printemps arabes, malgré les défilés des collégiens durant les heures d’école. 

Ceci est aussi un objet de la santé mentale…trop individualiste. Elle ne contextualise pas suffisamment, elle n’est pas assez systémique. Et surtout, le monde de la santé mentale n’est pas politisé à la hauteur des enjeux qu’elle affronte. 

L’organisation sociétale, l’emprise de l’économie, la légèreté des politiques sur les questions environnementales et sanitaires, l’accès aux loisirs et à la culture, les démissions sur les questions du long terme, les inégalités et injustices… cette atmosphère lourde qui remplit nos poumons, notre coeur, notre esprit sont de nature à pousser les plus fragiles dans les couloirs de la souffrance mentale. Les actions sur les quartiers, la qualité des liens, le vivre ensemble…sont trop peu reconnues et soutenues par les autorités, si peu secouées, éclairées sur ces questions par les intervenants psy. Centré sur une clinique individuelle, avec des risques de médicalisation la santé mentale fait du replis stratégique sur des missions trop étroitement définies. Et, paradoxe, l’éducation et la culture pousse vers la santémentalisation des  » mal-être » du quotidien ? Notre culture vire du côté de la déliaison, du désengagement, du dédouanement. On refait régulièrement les débats sur l’éthique, mais on ne les marche pas suffisamment.

Toutes ces analyses sont connues. B ientôt centenaire, E. Morin nous fait des propositions. Elles sont écologiques, politiques, économiques, philosophiques, démocratiques…

Il serait bon que les élus, les candidats, les militants, ceux qui croient encore que c’est possible, ceux qui vacillent au bord de la falaise, lisent et s’approprient les directions que ce sage nous propose dans « Changeons de voie, les leçons du coronavirus » sorti en juin 20 chez Denoel.  

Luc Fouarge

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IMP 140 Protection de l' Enfance

De l’inter-institutionalité pour accompagner le jeune en situation complexe

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Société

#Intégration #inclusion

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Protection de l' Enfance

Quand débute l’accompagnement auprès de la famille de l’enfant placé

Aussi nécessaire qu’elle puisse l’être, la décision de placement est une attaque du lien. Prendre en considération cette dimension dès la mise en œuvre du placement, et même avant si c’est possible, aidera à son maintien, sa transformation pour autant que les professionnels veillent à ne pas humilier les parties, à ne pas dénigrer ce qui s’est construit, sans pour autant valider les comportements néfastes qui ont amené la famille au Palais.

Il faudra d’entrée de jeu multiplier les offres de services pour soutenir l’exercice d’une parentalité qui continue d’exister. Les négligences des professionnels, encombrés, fatigués, émus sans trop le savoir, défendus, figent le lien dans une forme rigide qui empêchera tout transfert vers de nouveaux liens nécessaires. Rattraper ces  humiliations, quoi que que vous fassiez, sera fatiguant, épuisant si l’offre vient trop tard. La puissance de la loyauté s’est trouvée fortement amplifiée par l’attaque du lien. L’objectif est double, ouvrir la famille sur la parole, la mentalisation du vécu et, l’adresse à l’enfant d’une permission de recevoir l’amour d’autres personnes. Aller à la rencontre de l’expertise du vécu des parents à l’égard de leur enfant est une voie d’accès à ces processus….et peut-être entreront ils dans un exercice de pensée sur leur propre histoire.

Je vous l’accorde, dans les situations de graves maltraitances , il est possible que la Justice nous empêche d’agir ainsi. L.F.