Catégories
IMP 140 Protection de l' Enfance

Ecologie et travail social

Cette règle écologique et systémique s’applique à l’intervention d’aide et de soin en travail social. Malgré les référentiels, les logiciels l’intervention éducative et sociale peut imprimer des changements indésirables dans la famille. Le service a t il la maturité, la sécurité et la contenance qui permette à l’intervenant et à son équipe d’en faire une lecture impartiale, sans polluer la famille. Sans cela le TS enfonce la famille qui tente de sortir la tête de l’eau. L.F.  


sur un extrait de E.Morin-Changeons de voie, les leçons du coronavirus-Denoel juin 20

Catégories
Société

La jeunesse s’époumone dans la rue… on l’ étouffe

On est tous d’accord, le rapport qu’entretiennent les humains avec la nature est à l’origine de ces désastres qui nous menacent; climat, virus, économie, politique, guerres, rapports Nord-Sud…

Des cris des jeunes dans la rue … aux masques qui les font taire…tout cela est allé si vite.

Cette image de ces personnes qui se font refouler sur les quais d’Ostende, celle des jeunes qui se réunissent en masse à Flagey à la fermeture des bistrots, ces familles qui attendent les leurs coincés en Afrique du nord, les politiques qui se querellent avec les experts, les experts qui se contredisent, les politiques qui instrumentalisent la crise sanitaire, les réfugiés s’étouffent en avalant  la méditerranée et ceux qu’on chasse des quais de Paris et de Calais, les glaciers qui menacent les familles qui habitent à leur pied ….tout cela est devenu une réalité misérable et anxiogène, mondiale, dont je ne vois pas venir la fin. Et la peur couve, parfois explose et les « Grands » semblent en refuser la mesure. 

Nous suivons le joueur de flûte….nous sommes à quelques pas de la falaise dont nous n’ignorons pas l’existence. Mais nous y allons… feignant d’ignorer, ou ignorant que nous sommes embarqués dans une suicidarité mondiale, on y va… malgré les printemps arabes, malgré les défilés des collégiens durant les heures d’école. 

Ceci est aussi un objet de la santé mentale…trop individualiste. Elle ne contextualise pas suffisamment, elle n’est pas assez systémique. Et surtout, le monde de la santé mentale n’est pas politisé à la hauteur des enjeux qu’elle affronte. 

L’organisation sociétale, l’emprise de l’économie, la légèreté des politiques sur les questions environnementales et sanitaires, l’accès aux loisirs et à la culture, les démissions sur les questions du long terme, les inégalités et injustices… cette atmosphère lourde qui remplit nos poumons, notre coeur, notre esprit sont de nature à pousser les plus fragiles dans les couloirs de la souffrance mentale. Les actions sur les quartiers, la qualité des liens, le vivre ensemble…sont trop peu reconnues et soutenues par les autorités, si peu secouées, éclairées sur ces questions par les intervenants psy. Centré sur une clinique individuelle, avec des risques de médicalisation la santé mentale fait du replis stratégique sur des missions trop étroitement définies. Et, paradoxe, l’éducation et la culture pousse vers la santémentalisation des  » mal-être » du quotidien ? Notre culture vire du côté de la déliaison, du désengagement, du dédouanement. On refait régulièrement les débats sur l’éthique, mais on ne les marche pas suffisamment.

Toutes ces analyses sont connues. B ientôt centenaire, E. Morin nous fait des propositions. Elles sont écologiques, politiques, économiques, philosophiques, démocratiques…

Il serait bon que les élus, les candidats, les militants, ceux qui croient encore que c’est possible, ceux qui vacillent au bord de la falaise, lisent et s’approprient les directions que ce sage nous propose dans « Changeons de voie, les leçons du coronavirus » sorti en juin 20 chez Denoel.  

Luc Fouarge

Catégories
IMP 140 Protection de l' Enfance

De l’inter-institutionalité pour accompagner le jeune en situation complexe

Collaboration IMP 140/Hopital psy ados//v.calameo.com/?bkcode=001089972fd55ab0dd3c5Publish at Calameo

Catégories
Société

#Intégration #inclusion

Intégration//v.calameo.com/?bkcode=001089972b9b26def4f61Publish at Calameo

Catégories
Protection de l' Enfance

Quand débute l’accompagnement auprès de la famille de l’enfant placé

Aussi nécessaire qu’elle puisse l’être, la décision de placement est une attaque du lien. Prendre en considération cette dimension dès la mise en œuvre du placement, et même avant si c’est possible, aidera à son maintien, sa transformation pour autant que les professionnels veillent à ne pas humilier les parties, à ne pas dénigrer ce qui s’est construit, sans pour autant valider les comportements néfastes qui ont amené la famille au Palais.

Il faudra d’entrée de jeu multiplier les offres de services pour soutenir l’exercice d’une parentalité qui continue d’exister. Les négligences des professionnels, encombrés, fatigués, émus sans trop le savoir, défendus, figent le lien dans une forme rigide qui empêchera tout transfert vers de nouveaux liens nécessaires. Rattraper ces  humiliations, quoi que que vous fassiez, sera fatiguant, épuisant si l’offre vient trop tard. La puissance de la loyauté s’est trouvée fortement amplifiée par l’attaque du lien. L’objectif est double, ouvrir la famille sur la parole, la mentalisation du vécu et, l’adresse à l’enfant d’une permission de recevoir l’amour d’autres personnes. Aller à la rencontre de l’expertise du vécu des parents à l’égard de leur enfant est une voie d’accès à ces processus….et peut-être entreront ils dans un exercice de pensée sur leur propre histoire.

Je vous l’accorde, dans les situations de graves maltraitances , il est possible que la Justice nous empêche d’agir ainsi. L.F.

Catégories
IMP 140 Protection de l' Enfance

Enfant placé….et lien tel avec la famille

Un éducateur spécialisé d’un service résidentiel, relevant du secteur psycho-médico-social, de type ITEP en Belgique, partage avec moi son inquiétude face à l’application de directives de régulation de contacts entre mère et fils. Celle-ci appelle chaque jour. En cas de refus, les manifestations de détresse (ou autre chose, émotions vites nommées) sont impressionnantes. « Il faut discipliner cette mère, c’est deux appels par semaine maxi »

La « machine » institutionnelle asphyxie la réflexion. Cette maman répond peut-être davantage à ses besoins qu’à ceux de son enfant (?). Dans cette hypothèse, l’enfant devient l’objet de la mère. Nous avons pour mission de l’aider à construire cette rencontre mère-fils pour que celui-ci devienne sujet, et donc, que plus tard il grandisse non-dépendant, libre. L’attitude de l’équipe, ainsi décrite, renforce le lien dans la douleur qui « impose » de prendre soin de l’autre, soit l’inverse de la clinique éducative et renforce l’équipe dans la menaçante toute puissance. Pour s’en sortir par le haut, accueillons cette maman pour lui apporter l’aide qui réponde à ses besoins (libérant par le même coup l’enfant) et à ceux de son enfant. Veillons à faire en sorte que chaque partie participe à la réflexion sur la meilleure façon de répondre aux besoins de l’enfant, hors de toutes tyrannies. En nous arrangeant pour que la maman prenne une place prépondérante dans cette recherche de régulation des contacts, d’une distanciation où chacun se sent protégé, reconnu, aimé et garantissons que dans ses légitimes tristesses l’enfant sera bien accueilli. Y faire participer l’enfant, honore et encourage sa capacité de penser, le rassure sur la bonneveillance de l’équipe à l’égard de sa mère et lui ouvre la porte vers sa propre vie. 

Luc Fouarge

PS: ce problème est connu également dans le placement familial

Catégories
Société

Avortement. Dépénaliser et parler.

De la compassion, de la rencontre, sans jugement. De l’humanité d’abord pour elles, venues seules ou accompagnées, mais aussi pour l’équipe soignante. Que ces femmes et les soignants soient dégagés de la culpabilité qui ferait de l’IVG un acte caché, exécuté à la sauvette.

Fiction

Ses épaules l’empêchaient peu à peu de tenir sa tête droite, son visage ne prenait plus le soleil depuis longtemps. Le silence l’habitait, l’étouffait . Elle déambulait les yeux rivés sur le sol comme s’il avait le projet de l’engloutir comme ce… que l’infirmière avait emporté.

Le même silence dans lequel la stagiaire l’avait installée dans une aile de l’hôpital où elle seule occupait une chambre. Des plastics fermaient l’accès à ce couloir pour protéger le service des poussières des travaux en cours. On l’y avait conduite silencieusement pour éviter que le couloir du service ne s’empare du mal-être. Isolée, pour éviter que des rapaces de la presse ne viennent voler des photos pour vendre des larmes.

La nuit s’était installée peu après que le spécialiste lui avait fait cette injection à l’aide d’une seringue munie d’une grande aiguille pour atteindre ce bout de viande étrangère qui avait pris place dans son ventre. Une telle intervention au-delà des 18 semaines mettait tout le monde dans l’embarras. Sans doute est-ce pour cela qu’on l’avait faite venir à la nuit tombante, qu’elle fut conduite dans une salle d’examen dans la plus grande discrétion, sans même passer par les guichets de l’hospitalisation.

Après l’intervention à laquelle personne n’assista, l’infirmière stagiaire l’avait conduite dans sa chambre à l’étage des travaux, là où personne ne la croiserait. Mariem ne dit rien, ne demanda rien. Le masque du médecin avait retenu toutes expressions, il n’avait rien dit. Il s’était adressé à la stagiaire, mal à l’aise, pour lui dire que l’expulsion démarrerait dans quelques heures, qu’il allait se coucher et qu’elle l’appelle une fois le travail terminé pour faire un curetage. Mariem avait pris quelques pas d’avance quand la jeune femme en tablier blanc la rattrapa. Elle aurait voulu dire quelque chose. Elle ne le put.

Une fois la barrière de plastic franchie, elles étaient dans le noir. Le courant avait été coupé dans le couloir. C’est presque à tâtons que l’infirmière put ouvrir la porte de la chambre de deux lits dans laquelle il n’en restait qu’un. Seule la lumière de la salle d’eau éclairait un peu la chambre. Les tentures enlevées laissaient percevoir un léger reflet lumineux dans les vitres.

La jeune femme en blanc, effrayée, ne put rien dire. Mariem s’est allongé, tournée vers la nuit, tournant le dos à la stagiaire qui, fébrile, quitta la chambre en disant qu’elle repasserait pour vérifier si celle-ci n’avait besoin de rien. Dans cette pénombre, Mariem ne put ni s’endormir, ni penser à ce qui venait de se passe, elle oubliait déjà. Au loin, les lumières clignotantes d’un avion… sans bruit, invitent au voyage. Puis, plus rien, personne. Pas un rêve, pas un songe. Un vide sidéral, comme un bouclier, la protège.La jeune stagiaire revint, maladroitement, lui proposer de l’eau. Le silence la fit fuir, discrètement, sans un bruit. Franchissant la porte, elle invite Mariem à appuyer sur le bouton d’appel, dès que le besoin s’en fait sentir.

Une douleur dans le dos, puis dans l’abdomen font réagir Mariem. Elle se redresse, se met en position assise, les jambes pliées. Instinctivement, regardant l’écran noir de la fenêtre, ses mains repoussent un peu plus loin ce qui sort de son corps. Mariem s’essuie une main sur le drap et appuie sur le bouton d’appel.La jeune femme arrive vite, comme si elle attendait derrière la porte et découvre la chose sur le lit. Instruite par le médecin, elle pince le cordon, le coupe avec une mimique de douleur. Elle dépose l’objet mort dans le haricot préparé sur la table de nuit, elle l’emporte, sans mot dire, sans espoir de croiser les yeux de cette femme dont le regard reste figé sur l’écran noir. Elle ne saura jamais ce que Marien y projette.

Quittant la chambre, tremblotante, elle dit qu’elle téléphone de suite au médecin et qu’elle revient ensuite pour la conduire dans la salle d’intervention.

Dans les trois quarts d’heure, il rentre dans la salle cachant mal ce réveil brutal, il cherche un peu à croiser le regard de Mariem sans y parvenir. Il se limite à dire qu’il va maintenant procéder au curetage et qu’elle pourra ensuite retourner dans sa chambre, se reposer.

Rien d’autre ne s’échange, pas même une interrogation sur l’inconfort, la douleur qui semble bien absente dans cette rencontre qui ne se fait pas. Comme si elle n’avait jamais existé.L’infirmière en quittant la chambre annonce qu’elle viendra à la demande du Docteur pour vérifier que tout va bien. A chaque visite le silence devient un peu plus léger. Le sommeil s’est parfois emparé de Mariem.

Vers 6:30, une femme en blouse bleue, un plateau déjeuner dans les mains, rentre dans la chambre encore dans la pénombre, elle est vide. L.F.

Catégories
Société

A déboulonner le réel ne risquons-nous pas de perdre la tête ?

Un reportage sur le drame que vivent les enfants du Yemen, décharnés jusqu’à l’horreur, guettés par les charognards. L’autre sur ces milliers de familles qui vivent dans les tombes du cimetière de Manille.

https://www.tf1.fr/tf1/sept-a-huit/videos/sept-a-huit-philippines-familles-vivent-cimetieres.html

et ce reportage du jour dans les infos RTBF.

Une consolation, ces images horribles arrivent jusqu’à nous, des ONG impuissantes connaissent l’existence de ces cauchemars.

Dans ce cimetière, des familles occupent les tombes, y dorment, y mangent, y font des enfants qui à leur tours vont y vivre. Des tombes épiceries, des tombes écoles, des découvertes des os humains qui deviennent des objets de jeux de petits. Des jeunes qui dorment au dessus d’un grand père. Il y fait, la nuit, des températures qui dépassent les 30°. Trop peu ont l’électricité et la clim. Une ville dans le cimetière.

Parfois un enfant qui a appris à lire dans une tombe-école avec un prof d’ONG, pourra peut-être se rendre dans l’école de la ville, si les parents ont économisé sur les 3 € de revenus journaliers d’un papa taxi-moto qui a presté plus de dix heures.

Sur les os des enfants du Yemen, un peu de peau, pas de muscle. ils ne peuvent se tenir debout, encore moins se déplacer. Quelques centaines de milliers d’€ permettraient  aux ONG d’apporter de l’alimentation et des médicaments  qui leur épargneraient une mort atroce.

Les réfugiés meurent en Méditerranée, chez nous. 

Comment notre mental s’organise-t-il pour entendre ou voir ces réalités sans succomber ? Quelle mécanisme psychique s’installe-t-il qui nous permette ainsi de vivre notre vie quotidienne ? Quelle déplacement de ceci sur nos relations ? Quel impact sur notre santé mentale ? Quels accommodements avec la réalité ? Quelles méconnaissances (processus actif et non-conscient) font disparaitre de notre horizon ce réel insupportable ? Comment requalifions ce à quoi assistons de loin ? A déboulonner le réel, ne risquons-nous pas de perdre la tête ?

Catégories
IMP 140 Protection de l' Enfance

Diriger une équipe dans le psycho-médico-social

Diriger une équipe dans le psycho-médico-social

Dans ce secteur, la bonne adéquation d’un leadership  est le résultat d’un processus d’aller-retour entre un responsable et ses collaborateurs.  Il ne dépend donc pas des seules valeurs personnelles du responsable du service. Le leadership est au centre de la table et chacun y contribue selon ses expériences et ses besoins. La bonne occupation des places de chacun est nécessaire. Il est attendu du directeur qu’il exerce une vigilance toute particulière sur cette dynamique qui soutient le pouvoir d’agir de ses collaborateurs. Il est  dépositaire d’une autorité reconnue et soutenue parce que l’équipe contribue à sa construction.

Un chemin qui sort des voies descendantes, très à distance de l’autoritarisme.  

C’est le prix à payer pour entretenir l’énergie d’une équipe généralement outillée intellectuellement, pour analyser les méandres institutionnels. 

Dès que le directeur, désigné par un PO, sort de ce processus de construction du leadership, il entre dans une communication qui suscite incompréhensions, diminution de la motivation et ralentissement dans la poursuite des objectifs du service

Ces freins ressentis par chacun  pourraient inviter la direction à accentuer l’usage des attributs classiques de cette fonction.  Il est possible que, par mécanismes de défenses, des membres de l’équipe alimentent ce processus et le service alors se met à tanguer, les rames s’entrechoquent, l’embarcation quitte la route censée la mener à son cap. 

Le processus suggéré  se fixe pour but de soutenir l’intelligence de l’équipe.  Cette préoccupation sur l’adéquation du leadership n’est pas proposée parce que cela ferait plus joli, pas par séduction pour mettre l’équipe au travail, mais en raison d’une nécessité au regard de la « production » du service. Une bientraitance dont on est en droit d’attendre qu’elle rejaillisse sur le public. 

Le signe avant-coureur de difficultés apparait quand l’un ou l’autre des équipiers demande à voir les galons de son chef pour d’inutiles raisons, ou d’autres qui appartiendraient à l’histoire personnelle de cet équipier en l’invitant à escalader dans l’expression de l’autorité.               Ces  incidents appellent un processus d’Intervision. Processus où chacun est invité à partager sa lecture du dévoiement de l’exercice du leadership. Dans la bonneveillance,  les échanges  permettront à l’auteur de voir de lui ce qu’il ne peut voir de lui, dans cet épisode infructueux et vite désagréable s’il persistait. 

Le directeur est donc également membre de l’équipe.  Dans cet instant, il veillera, juste un peu plus que les autres, à ce que l’équipe ne faillisse pas à ce besoin de bonneveillance. 

Pour aller plus loin en avant : https://wp.me/p19zX5-kC  « Equiper » le travailleur psycho-médico-social.

Luc Fouarge

Catégories
Société

Trop de ministres pour les jeunes en difficultés

Des vies familiales accidentées, des repérages tardifs, des accompagnements manqués… plein d’émotions débordent de ces enfants, de ces jeunes et se manifestent par des troubles du comportement. Philippe Jeammet, pédopsychiatre, dans « Quand nos émotions nous rendent fous » nous dit bien que l’intensité de ces émotions peut donner aux comportements de ces jeunes des allures de pathologie mentale qui les fera entrer dans des classements, des structures, des institutions dont ils pourraient se passer si les parents, les enseignants, les psy, les éducateurs, les assistants sociaux, juges de la jeunesse croisaient leurs regards, partageaient leurs inquiétudes…bref si ensemble, ils organisaient autour de l’enfant, avec les familles et les professionnels de l’ordinaire, l’accompagnement d’éducateurs spécialisés, des stratégies pour TENIR face à ces troubles qui s’estomperaient si ces jeunes étaient envisagés dans une co-construction de toutes ces personnes qu’ils effrayent. Eux-mêmes ayant peur et s’enfermant dans une vision hostile du monde à leur égard. 

Mais les questions, les problèmes posés dépendent d’un trop grand nombre de pouvoirs de tutelle différents qui se renvoient la patate chaude dans le champ de compétence voisin. Et voilà que les acteurs au plus proche du jeune retournent la balle sous prétexte qu’il ne relève plus de ses compétences. 

Le TENIR soignant ne peut se construire que dans une transversalité des compétences de terrain, administratives et politiques. Pour l’organiser cette « contenance » il faut autour de la famille des acteurs de l’école, de la protection de l’enfance, de la santé mentale, des hôpitaux pédo-psy, des acteurs culturels, sportifs et de mouvements de jeunesse, du soin et de l’éducation dans un savant mélange. Il convient pour cela de penser ces politiques d’aide avec les cabinets de la Santé, de la Justice, de l’Enseignement, de l’Aide à la Jeunesse, du Handicap… cette magie de la transversalité ne s’opérera que si ce monde désigne l’un d’entre eux pour rassembler dans une énergie commune les politiques en faveur des familles en difficultés avec leur enfant.

Luc Fouarge