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Formations IMP 140 Protection de l' Enfance

Equiper l’intervenant psycho-médico-social

La contenance dans tous ses états : une équipe pour l’intervenant psycho-médico-social (TS)

 

La réussite de la relation d’aide, qui prend soin du « client » autant que du TS, nécessite l’exercice d’une saine  tiercité circulante. C’est une des fonctions du team que d’offrir à chacun de ses membres l’indispensable tiercité qui est techniquement nécessaire à chacun. Il est question de s’offrir des informations sur ce qui pose, souci dans l’approche d’un collègue dans sa rencontre avec la personne ou dans sa participation au travail d’équipe. Souci de nature à maintenir le client du service dans le non-changement et à conduire le collègue à s’abimer dans le travail.

La contenance d’un service nécessite que chaque membre de l’équipe contribue à l’élaboration de cette capacité d’accueillir les difficultés du public. Si ce dernier ressent la déstabilisation du professionnel il y a fort à parier qu’il s’abstienne de laisser voir ses difficultés, de peur d’un mésusage ou par souci de le ménager ou encore par crainte de se faire rejeter…

Cet instant pourrait bien s’alimenter de taches aveugles communes aux protagonistes. Dans ce cas, la relation se met au service du non changement, la capacité contenante du service s’amenuise. C’est ici que l’exercice de la tiercité, qu’« équiper » le TS est indispensable. C’est aussi ici que se construit le soin de l’équipier, de la relation qu’il entretient avec le « client ». « Equiper » c’est donc offrir à chacun de voir de lui ce qu’il ne peut voir de lui même, c’est lui faire cadeau de cette information qui le prémunit de s’abimer dans la rencontre.

 

Lorsqu’il est question d’équiper ainsi l’équipe les représentations inconscientes, celles de soi, de l’estime de soi, celle de l’autre font barrage. S’y mêlent des éléments culturels, éducationnels qui « justifient » le silence de l’équipe.

J’emprunte à l’AT le concept d’ « enclos OK » pour éclairer cette retenue, inconsciente ou pas.

OK, traduit « Je suis une bonne source de bonnes choses pour moi-même et pour les autres »

Une position existentielle qui s’appuie sur cette conviction que la valeur à laquelle je m’estime, m’autorise à penser et communiquer sur ce que je vois, j’entends, je sens, je sais, peut être précieuse pour moi-même et pour l’autre. OK n’évoque pas un état de grâce ou de perfection mais définit que même si moi et/ou l’autre commettons des erreurs, des fautes, nous sommes en capacité de penser sur l’épisode, d’en tirer les leçons, et d’adapter notre comportement en fonction de cette capacité de penser sur soi.

Cette lecture des relations convient pour situer le débat au sein de l’équipe, éclaire les relations interpersonnelles et la position dans laquelle l’équipe qualifie son service, et le client.

En fonction de nos histoires, les situations de stress nous amènent à regarder notre fonctionnement, celui de nos partenaires et/ou celui du client dans une des positions 2,3 ou 4, avec une intensité plus ou moins forte. Y rentrer ne fait pas de nous de mauvais professionnels mais exercer à partir d’une de ces positions nous rend inefficace et confirme la prudence, la méfiance de nos clients face à l’aide que nous voudrions leur apporter. Il est donc nécessaire d’être « équipé » pour voir ces glissements émotionnels qui nous conduisent à penser et à nous comporter de façon étriquée…et désagréable, voire insupportable pour nos collaborateurs et « irréparable » pour nos clients.

 

C’est l’enchainement de méconnaissances, processus actif et non conscient de non connaissance, qui nous enferme dans ces positions d’inefficacité. Seul le croisement de regard, seul l’exercice d’une saine tiercité circulaire peut nous épargner cet enfermement destructeur pour chacun, pour le service et pour le client. Cette circulation n’a pas vocation de faire joli dans l’exercice de la relation d’aide. Il s’agit d’une nécessité technique qui augmente le potentiel soignant du service, si ses collaborateurs s’engagent positivement dans ce processus et que celui ci est soutenu par l’institution employeur et par les organismes qui en assurent la subvention et l’évaluation qualitative.

 

La mise en oeuvre de ce processus demande une attention de tous sur quelques recommandations.

  • Il convient que le service « priorise » l’écoute et la résolution des difficultés rencontrées par ses collaborateurs. La construction de Projets Personnels, Individuels, de plan de traitement s’en trouvent accélérés s’ils sont dépollués des difficultés interpersonnelles, institutionnelles qui souvent instrumentalisent, conflictualisent les situations abordées pour faire passer l’expression des ressentiments, des colères qui sourdent, plombent l’efficacité à penser et construire collectivement.

 

  • Les équipiers doivent souscrire à l’engagement de « réagir » aux difficultés qu’ils constatent. Le but est de se prémunir des risques que l’un ou l’autre pratique la politique de l’autruche qui les confirmerait dans les positions existentielles inefficaces au service de croyances toxiques que le système est « foutu ». Ceci les dédouane d’analyser les éventuelles carences de l’équipe, voire d’eux-mêmes.

 

  • En équipe, les bruits de couloir permettent d’évacuer les tensions, malaises qui s’expriment difficilement en équipe. Accueillons-les mais engageons-nous à les restituer dans les réunions de travail institutionnel susceptibles d’y apporter des solutions.

 

  • Intervenir pour t’aider à voir de toi ce que toi-même tu ne peux pas voir de toi, doit devenir routinier. Mais ce geste ne peut être efficace que s’il est offert dans un canal de communication inspiré de l’amour pour autrui. Dans le cas contraire, il ne peut être entendu que comme de la persécution. Ce qui donne de bonnes raisons de disqualifier les confrontations OK-OK les plus utiles.

 

  • Ces propositions, si elles font joli dans les relations de travail, ne peuvent conduire à la réussite que si la « bonneveillance » devient le ton majeur dans les échanges au sein du service et que si le processus est soutenu par un sentiment d’égalité de valeur dans l’interdisciplinarité. L’entrée dans ce fonctionnement est fastidieuse, elle demande de la tolérance et du courage pour s’installer dans l’équipe.

 

  • Ce processus, la mise en oeuvre de ces propositions, appartiennent au processus d’intervision. Il est question que cette « culture d’entreprise », cette culture institutionnelle imprègnent dans les rencontres de l’équipe. Le leadership de ce modèle relationnel appartient à chacun des membres. Il n’est pas sous la responsabilité du chef d’équipe ou de l’animateur de la rencontre. Chacun y contribue à la hauteur de ces possibilités.

 

  • Par le bon usage de la confrontation saine, OK-OK, nous établissons dans le service un processus permanent, transversal d’intervision. Il consiste à la mise en oeuvre d’un engagement de chacun, par delà les statuts et les métiers, à s’offrir et à recevoir toute information qui aide à voir de soi ce que l’on ne peut voir soi-même en raison de nos taches aveugles, des croyances que nous avons ingérées au cour de notre éducation. Ainsi nous nettoyons les regards que nous portons sur nos interventions, épargnant nos clients des risques de l’auto-référencement de l’intervenant.

 

  • Ainsi décrit, ce processus d’intervision se limite à offrir à notre collaborateur cette information qui le protège de s’abimer dans la rencontre avec le client. Il se peut qu’il répète cette difficulté bien involontairement. Une supervision individuelle peut l’éclairer sur ces répétitions en lien avec des croyances, méconnaissances ancrées dans son passé. Dans quelques cas, un passage en psychothérapie permettra de sortir de ces répétitions dans lesquelles nous nous abimons et polluons la relation d’aide et de soin.

 

Luc Fouarge

 

 

 

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ITEP/IMP140 Le contexte

PDF  Clic ==> ITEP_IMP140 Le contexte…

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Société

CRéSaM – Ecole et santé mentale

PDF Clic ==>  Semaine de la santé mentale 2016 – Points d’attention & pistes d’action

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IMP 140 Protection de l' Enfance

Gouvernance en IMP140 et ITEP…et autres services d’hébergement, adultes et enfants.

Il existait jadis le CEAH, Commission d’Avis de l’Accueil et l’Hébergement. Grâce à une présidence ouverte, il était possible d’y exprimer des points de vue, hors OJ, qui commentaient l’air du temps dans le secteur. S’y évoquaient les tournants de la culture d’entreprise de l’administration, des cultures institutionnelles régnantes dans les services, les bonnes et moins bonnes pratiques dans l’accueil des jeunes et des habitants de nos services. Y siégeaient des membres de l’administration, de futurs ou anciens membres de cabinets ministériels, des représentants de secteur. Ces échanges mettaient le spot sur les innovations et les pratiques parfois ignobles qui avaient cours dans le secteur et chacun repartait, avec des représentations un peu plus complètes du fait institutionnel.

Cette activité informelle était riche. C’est parce qu’elle était « autorisée » par ses présidents et l’administration que je me suis porté volontaire, au nom du groupement 140 , durant plusieurs mandats.

La culture régnante prend des tournants qui font tâches d’huile. Le contexte de compression budgétaire est un vent favorable qui se gonfle de logiques gestionnaires. Faire plus avec moins en est le leitmotiv.

Les services de petites tailles pourraient ainsi disparaitre tandis que des « gourmands » prennent la direction. L’administration se frotte les mains en voyant arriver des gestionnaires à la tête, elle-même accroit la complexité des modalités de subventions.

Il s’établit ainsi une connivence entre auteurs des complexités et ceux qui s’ingénient à en tirer les meilleurs partis, les gestionnaires. Un jeu qui m’est tout autant antipathique qu’inutile mais qui alimente une caste nouvelle de professionnels pollués par de l’ « ingénierie sociale ». Et donc émergent des personnalités qui se spécialisent dans l’expansion. Le XXL devient tendance, un club de dirigeants fait surface.

Je ne peux m’empêcher de faire le rapprochement avec le monde politique et particulièrement avec les intercommunales. Les directions mammouth sont sorties du bois et dansent les réformes avec les auteurs de la complexification réglementaire.

Si les qualités relationnelles des services y gagnaient j’entrerais avec bonheur dans la danse.

Hélas, cette dynamique  donne le signal d’un éloignement des têtes pensantes des personnes accueillies et des personnels qui les accompagnent. Par phénomène en cascade il est à craindre que le personnel prenne à son tour distance vis à vis de ces personnes ce qu’on justifiera par la « bonne distance ». Une mesure qui échappe aux normes ISO.

L’engagement émotionnel, le don finiront bien par se dissoudre insidieusement. Cela ne pourra qu’intensifier la production de symptômes des personnes et enfants accueillis qui devront « crier » un peu plus fort pour que leurs besoins trouvent réponses chez les accompagnateurs en proie aux « menaces » de cette culture moderne.

Ces nouveaux directeurs ont des bureaux éloignés du personnel, ne prennent pas leurs repas avec les personnes. Ils sont en communication avec des cadres intermédiaires, et ceux-ci avec les représentants des travailleurs qui sont entrés dans la même danse, même si c’est, bien entendu, avec d’autres visions.

Comme en politique, nous devons entrer en résistance. Renoncer à un fatalisme qui nous empêcherait d’intégrer la dimension du coeur dans nos actions. Une dimension indispensable et exigeante qui suppose une métabolisation collective par un temps de travail en équipe qui, à son tour, pourrait bien être victime du passage à la rape du financier, là où se pratique cette construction collective d’une clinique éducative.

L’éthique est sous-jacente et permanente dans ces réflexions. Mais loin… trop loin, dans sa mise en chantier, tant dans les services qu’à l’administration. En son temps, une commission d’éthique devait prendre un peu de hauteur sur ces questions. Feu le CEAH que j’évoquais y touchait régulièrement et signalait des questions à mettre à l’étude dans une commission d’éthique attendue. L’une des premières questions sur laquelle je la solliciterais s’intitulerait ; « Ethique et subvention ». Existe-t-il des modalités de subventionnement qui soient plus ou moins éthiques que d’autres ? Les modalités de « gouvernances », administrations et directions de services, impactent-elles la qualité d’accueil des personnes, établir un relevé des bonnes pratiques… Je vous invite à prendre connaissance de mon texte sur la bientraitance sur ce site  et sur Linkedin.

 

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IMP 140 Société

« Droits culturels » et relation d’aide

Les « droits culturels » se proposent, entre autre, de favoriser le pouvoir d’agir des personnes. La convention de Fribourg rassemble l’ensemble des énoncés des conventions internationnales qui traitent des droits d’accès à la culture.

Les droits culturels invitent à considérer les problématiques posées à la société non plus en termes de besoins à satisfaire, mais de capacités, d’échanges de savoirs, de liens internes et externes à développer et à tisser. Ils impliquent une mise en dialogue qui reconnaît les valeurs de l’un et de l’autre, chacun étant pris en compte dans sa singularité et dans son environnement de vie. (Culture t citoyenneté)

Ce qui m’intéresse dans le propos de la convention de Fribourg , travaux menés par P.Meyer-Bisch, c’est la volonté de garantir les droits d’accès à l’information et à la formation. Dans le travail psychosocial, il serait bon que nous interrogions l’accès que les professionnels donnent aux personnes auprès desquelles on les mandate pour leur venir en aide. Nos institutions sociales, AAJ, AVIQ, CPAS se présentent-t-elles de sorte que le citoyen utilisateur ne s’enferme pas dans une posture de consultation d’un guichet social ? Une posture qui le fait consommateur > que consommacteur.

Cela va plus vite, cela permet de répondre à la demande de « productivité » des cadres de l’administration. Cela met à l’abri d’une rencontre. Celle qui fait « mouiller la chemise », celle qui qui fait que nos odeurs se mélangent, que nos différences culturelles se heurtent, celle qui fragilise les certitudes du travailleur social réfugié derrière un bureau, un guichet, une table sans café. Cette rencontre qui se termine par « faites bien ce que je vous ai dit de faire, nous évaluerons comment vous progresser ».

C’est cette rencontre qui se construit sur une entrevue de « sachant » à « usager ». Très loin de ce concept de développement du pouvoir d’agir du public en droit, ou en obligation, de subir une intervention sociale. (Placement)

Partant des droits culturels le travaileur psychosocial s’attardera sur une aide d’accès à l’information, voire à la formation, qui permettra à la personne de développer, à distance du service, des compétences qu’il ignorait. Il s’agit bien là, pour partie, d’une configuration que les systémiciens ont nommé la position basse. Cette humilité qui fait qu’on ne fait pas, qu’on ne sait pas à la place de la personne ce qu’elle est en capacité d’énoncer elle-même si on lui permet l’accès à l’information.

La question du droit se pose donc bien avant celle de la stratégie relationnelle qui met le pied à l’étrier de la personne. Droit et psychologie se joignent donc pour enjoindre au travailleur psychosocial une posture qui le place dans un rapport de citoyen à citoyen. Une posture particulière qui autorisera l’émergence du pouvoir d’agir de la personne si elle le veut bien.

Je plaide donc, comme le fait « réseauculture21 » pour une pratique de la relation d’aide qui épargne la personne d’avoir à se soumettre au « sachant ».

La « conférence familiale » agit dans ce sens. Le travailleur social suggère à la famille de le rencontrer en la présence des personnes ressources qu’elle souhaiterait inviter dans et hors de la famille. Dans cet exemple qui pourrait se passer au SAJ, au SPJ ces personnes se retrouvent autour du professionnel pour faire l’inventaire de ses compétences, de ses difficultés et dysfonctionnements. Des informations sur les aides, informations, formations s’échangent. Après cet échange, le(s) professionnel(s) laisse(ent) les personnes élaborer entre elles ce qu’il conviendrait qu’elles fassent pour pour sortir de la situation critique qui les a conduites au service. Le temps nécessaire passé, les professionnels reviennent prendre connaisance de la production du groupe.

Selon les missions, les impératifs d’un Tribunal de la Jeunesse, famille et professionnels actent le décisions prises pour la conduire à un changement satisfaisant.

Ici le pouvoir d’agir est respecté et les valeurs culturelles des uns et des autres pris en cause.

Il me semble que ces institutions gagneraient tant en efficacité qu’ économiquement si elles se modifiaient après être passées au crible des droits culturels. L’information est- elle disponible, la mettons-t-elle à diposition des personnes, prend-t-elle le temps de permettre à son public d’élaborer les propositions qu’elle peut élaborer avec l’aide de son propre réseau… Si cette attitude est plus lente dans l’apparence, ce que je ne crois pas, elle génère de changements plus durables. Elle épargne également le travailleur social de charges inutilement lourdes dont l’accumulation pourrait bien conduire à l’épuisement professionnel.

Toute approche qui favorise le pouvoir d’agir du publique oeuvre dans le sens des droits culturels. Cette approche sera « rentable » dans l’ensemble des services subventionnés. Faire l’examen des approches « qui font à la place de » pour une productivité augmentée maintient celui qui en « bénéficie » dans la passivité à laquelle parfois il aspire pour un pseudo confort. Dans certains cas, cela pourrait bien se passer comme une alliance entre professionnel et personne autour du non changement.

Un examen des services au crible des droits culturels entendus ainsi garantirait une augmentation de la qualité de ceux ci bien supérieur que les « certifications qualités » qui sont utilisées pour augmenter la carte de visite de service dont on siat peu ce qu’il s’y passe dans une quotidienneté qui banalise par méconnaissance les heurs, les heures difficiles qu’y vivent de nombreux pensionnaires.

Luc Fouarge

 

 

 

 

 

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Société

La psyfée

Dans ce village épargné du modernisme les gens vivaient heureux et en bonne santé. L’observateur regardait ces gens s’offrir sans compter des « doudouces » qu’ils sortaient d’un sac qui jamais ne se vidait.

Intriguée une féepsy tente d’y installer une consultation. Les gens l’accueillent bien comme ils le font avec tout un chacun, elle reçoit elle aussi profusion des doudouces… mais personne ne se présente à sa consultation.

Dépitée elle s’adresse à un homme qui contemple avec ravissement son épouse distribuant généreusement ces précieuses gentillesses. La féepsy se penche vers l’oreille du mari et lui suggère qu’il devrait craindre qu’à tant distribuer elle pourrait en manquer pour lui et ses enfants. Mais non dit-il, nous vivons ainsi depuis toujours, et nous n’avons jamais manqué.

Elle revint le lendemain et insidieusement relança son interrogation qui mina l’homme.

Il invita sa femme à plus de parcimonie, à une dose de retenue. D’abord surprise, elle commença à compter ces dons pour les réserver à son mari et ses enfants. Elle était moins gaie, et les enfants se mirent en compétition pour obtenir ses gestes tendres et aimants. Le bruit s’était répendu dans les rues du villages. Les gens remplaçaient les doudouces par des gestes et parfois même des mots désagréables.

La consultation ne désemplissait pas. Les enfants devenaient malades et s’échangeaient beaucoup des gestes accompagnés de mots désagréables.

L’un d’eux dit qu’il se sentait malheureux, un mot qu’ils n’avaient jamais entendus.

Inquiets, états qu’ils ne connaissaient pas ils décidèrent de tenir un conseil à l’insu des parents. Le plus ancien de ses enfants se souvenait de cette époque où jamais les mots maladies, souffrances ne se prononçaient. A l’analyse ils se souvinrent qu’il était question d’un époque de bien avant l’arrivée de la fée qui s’enrichissait.

Il décidèrent de la chasser. Il se mirent à imiter les parents de cette époque où le mot malheur ne se prononçait pas chez eux. Ils échangèrent entre eux des doudouces sans compter. Ainsi ils « contaminèrent » les parents qui petit à petit imitèrent les enfants.

Le village retrouva sa beauté, les maladies disparurent, les enfants jouaient, le village de la joie s’échangeait à nouveau des doudouces qui jamais ne venaient à manquer.

 

Selon le conte des chaudouxdoux de Cl.Steiner

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Protection de l' Enfance

Je ne suis pas qu’un ventre

Un tiers pour la rencontre parents/agents de suivi de placement.

« Je ne suis pas qu’un ventre [1]»…. Cette mère, sans provocation, exprime son vécu face au « traitement » de son dossier par les services qui intervenaient jadis, dont certains sont encore en fonction aujourd’hui.

Ce vécu lui revient comme un boomerang quand sa grande fille, adolescente, placée depuis l’age de quelques mois, lui dit en présence de de la référente, agent de suivi de placement et de son AF, sa nounou, que secrètement elle appelle maman, lui renvoie : « je suis attachée à mon assistante familiale [2]».

La mère s ‘était émancipée, entendez s’étaient échappée de sa famille sous emprise de différentes addictions et de son cortège de violences quand elle allait avoir 17 ans, l’âge de sa fille aujourdhui. Dans ces tourments, elle se « retrouve » enceinte, son bébé lui est « enlevé » par les services sociaux. Elle est rebelle et sa révolte contient toutes les horreurs subies dans son enfance. A ce stade, elle ne se laisse plus aidée…elle est décourrageante, les professionnels se replient sur leur mission de Protection de l’Enfance[3]. L’énergie est mise sur l’épanouissement de la petite en accueil familial. Il faudra longtemps pour que la maman qui de dépressions en grossesses revit les mêmes douleurs, les mêmes « agressions », puisse un jours prendre distance vis à vis de ses propres troubles du comportement, boucliers contre la société qui ne cesse de l’humilier. Cet instant, tardif, ou elle pourra répondre à la question du sens des dérives qui justifient le placement de ses enfants.

Durant ces années, la petite a accepté les offres d’affection de sa nounou qu’elle appelle secrèrement maman. Les soins du quotidien le commandent. Cette heureuse rencontre tisse l’indispensable attachement nécessaire à la construction psychique de la petite.      Il y a fort heureusement de l’amour de part et d’autre… plus ou moins en se cachant. [4]         Tata, dans les relations qu’elle entretient avec le service gardien, autorité très forte, sait qu’ elle doit se faire discrète sur cet amour en raison de cette mission de l’ ASE qui veut réaliser, plus que jamais, le regroupement familial. La petite comprend qu’elle a une maman, qui l’aime, dans une intermittance fixée par le programme des visites qu’il arrive à la maman de  «schunter»…. elle comprend, cette petite, qu’elle a quelque chose à voir dans cette souffrance… et cette demande d’attachement de la mère ne parvient pas à porter les signes de cette sécurité que tous voudraient pour que se profile une éventuelle recomposition familiale.

Et le temps passe…. Il conduit cette maman dans les bras de SOS Petits Princes. Des parents qui ont vécu cette histoire la recoivent, écoutent patiemment les sentiments de colère, le vécu d’incompréhension, et les blessures ravivées par les attitudes des référents successifs[5] qui laissent entendre qu’il serait probablement illusoire de faire changer cette personne.

Mais il est tard pour cette maman. Sa grande fille, avec mille précautions, s’est bien laissée approchée par sa mère…mais du bout des doigts…sans vraiment se laisser prendre parce qu’elle sent cette fragilité dans la construction de sa mère, qui « voudrait » faire d’elle sa mère. Il s’ajoute à celà qu’elle a encore besoin de Tata, cette tutrice de résilience, seule personne « sécure » dans l’accompagnement de la petite qui aujourd’hui pourrait bien être aussi grande que sa mère.

En arrière fond des textes légaux qui assurent la Protection de l’Enfance. Les dernieres retouches apprortées à mettent à l’avant plan les « besoins de l’enfant » là ou les précedents mettaient en avant le « droits des parents ». Ces textes enjoignent le JE à protéger l’enfant. Des protections contre les violences, les carences et ….. une définition qui enjoint au juge de s’engager sur le terrain glissant du danger.

Ils désignent le service gardien pour assurer, garantir et soutenir un accueil journalier qui comble autant que se peut les besoins de l’enfant. Certains de ces enfants en ont bénéficié tardivement et présentent déjà de solides carapaces qui ne permettent pas d’inscrire l’enfant dans la sécurité dont il a besoin. Un accompagnement spécfique de tous sera indispensable pour construire cette sécurité nécessaire à son bon développement.

Cette maman dont nous parlions évoque la difficulté qu’elle mesure dans un éventuel regroupement familial. Les acquis qu’elle a pu faire en empathie[6] lui permettent d’entendre le dilemme de sa grande fille. Et cette rencontre se fait quand elle devient majeure. Si elles sont aidées à en parler, il se peut qu’elles deviennent de grandes amies, respectueuses des épreuves et des succès vécus l’une sans l’autre.

Les écoutant je suis persuadé qu’accompagnée plus tôt elle pouvait réussir cette rencontre et recomposition avant l’adolescence de la petite.

L’absence de prise en compte des deuils[7], celui de la mère, celui de la fille, celui de l’ AF comme celui de la référente…et bien sur celui du JE, mais aussi le deuil des familles associées, soeurs et frères, grands parents….et peut être les TDC méconnus.

On ne se détache bien que si on a été autorisé à bien s’attacher. Permettre à la petite de s’attacher à la Tata, l’inverse également ce qui aurait permis à celle-ci le temps venu à anticiper cette rencontre mère/fille, le deuil de la mère pour qu’elle arrive au plus vite à sortir de la position de combat contre l’ ASE qui commit ce « rapt », le deuil de la référente formée à la protection de l’enfant mais peu encline à entrer dans une relation d’aide avec une personne qui la vomit, et aussi, le deuil du Magistrat qui ainsi questionnerait les carences constatées dans l’aide spécifique qu’il convenait de développer à l’intention de la mère. Mais toute ces professionnalités me semblent manquer de « contenance » dans l’accompagnement qu’on leur assure. Entrer en relation d’aide avec une personne qui semble vous hurler dessus tout ce qu’elle n’a pu gueuler à l’intention des ses parents maltraitants, rend la relation d’aide bien lourde si l’institution n’assume pas la capacité contenante qu’elle doit à son employé.

Les parents relais qui ont accueilli Mme A sont experts de ce vécu de révolte, d’incompréhension de l’ Institution, …. La hargne, la rage, le désepoir qu’ils entendent ne s’adressent pas à eu, mieux, ils peuvent de leurs expériences en ajouter cette louche qui aura pour effet d’encourrager le déversement, encore et encore de ses ranceurs et ressentiments qui immobilisent. Après viennent le mouvement, la conscience et l’accepatation de la personne qu’on est. Ensuite, on pourra travailler sur le « pouvoir d’agir » parcequ’on pourra aider Mme A à entrer en contact avec la formation dont elle a besoin pour reprendre pied dans une réalité sur laquelle elle semble tanguer dans la plus grande insécurité. Cet enveloppement reconstruit de la conscience d’un soi respectable quand elle s’est crue méprisable toute sa vie. Elle est accompagné et entrainée à s’affirmer comme personne, citoyenne, digne de la même humanité que celle qui est en face d’elle.

Mme A entre à son tour dans les réunions parents/pro[8] d’ SOS PP. Dans ce cercle de co-formation, elle prend conscience que son témoignage touche l’assemblée mais plus encore, qu’il participe à transformer les postures des professionnels qui y participent. Elle y soigne les blessures qu’elle a encore et qui la convainquent que sa dignité retrouvée, elle peut s’exprimer devant un professionnel, devant le Juge et demain, de facon plus sécurisante devant son enfant.

Clin d’oeil :

Les choses se passent comme s’il était question de protéger l’enfant de la « sauvagerie maternelle » , l’ASE censée prendre la place de la bonne mère[9]. Il faut un père, disons un tiers, pour protéger cette relation. Et sachant que parfois « ça chahute entre TE, AEMO, ASE  avec AF et MECS quand ne s’ajoutent pas en fonction de besoins spécifiques de l’enfant DITEP, IME, CMPP et CMP… », c’est là que SOS Petits Princes intervient sans faire à la place de… en sauvegardant le pouvoir d’agir des familles, en les guidant si besoin vers des services et assos qui avec l’aide appropriée dans les services de droits communs permettent qu’elles gravissent les échelons de la dignité, de l’autonomie.

 

Cette réflexion soustend que le travail social soit empreint de « care[10] ». Une attitude soignante, humaniste qui sorte le travailleur socail de la posture de guichetier.

[1] Elle accède à cet énoncé quand elle se met au travail

[2] Elle doit l’énoncer car cela lui est présenté comme un interdit

[3] Je suis là pour l’enfant.

[4] Un fantôme convoqué par l’éventuel retour en famille

 

[5] Nous observons un grand turn over chez les professionnels « attachés » aux familes de SOS PP

[6] Elle puise dans l’empathie qui lui est adressée

[7] Les référents sont « livrés » à l’auto-référencement dès que les questions entrent en eaux troubles. Il leur est difficile de faire le deuil des attitudes qui les sécurise.

[8] Site SOS PP Journal 6 de Juillet 2011

[9] Sachant qu’une bonne mère est insuffisamment bonne, il y a espoir

[10] «Soigner. Donner des soins, c’est aussi une politique. Cela peut être fait avec une rigueur dont la douceur est l’enveloppe essentielle. Une attention exquise à la vie que l’on veille et surveille. Une précision confiante. Une sorte d’élégance dans les actes, une présence et une légèreté, une prévision et une sorte de perception très éveillée qui observe les moindres signes. C’est une sorte d’œuvre, de poème (et qui n’a jamais été écrit), que la sollicitude intelligente compose.»

Paul Valéry, Œuvres – Mélange, Bibliothèque de la pléiade, Éditions Gallimard, 1957, p.322.

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Société

L’école: Alerte de niveau 4 par Christophe Quittelier chez l’Harmattan

https://www.linkedin.com/pulse/christophe-quittelier-lharmattan-luc-fouarge

 

Il ne mâche pas ses mots.

Ch. Quittelier, dirige une école EPSIS T3 et T2, enseignement secondaire spécialisé pour jeunes présentant des troubles psychiques. De ses expériences d’instit, de directeur et de père, il met les mains dans le cambouis. L’École, il connait, il l’aborde avec une grande sensibilité et une capacité d’empathie héritée, cultivée… il la regarde, la respire à travers les yeux, le coeur des élèves, des profs… Il en est parfois triste, amer, faché même mais jamais destructeur. C’est parce qu’il a des propositions construites, pensées et éprouvées qu’il peut laisser libre cours à ses dénonciations d’erreurs, de fautes, de maladresses, de dérapages des professionnels, administrations qui composent avec les familles la « communauté scolaire »

 

Ce livre est donc une contribution précieuse à tous qui oeuvrent à la bonne tenue de l’enseignement; les inspecteurs, les politiques, les enseignants, les associations de parents, les familles, les syndicats, les fédérations d’entreprises, les administrations aux services de l’insertion professionnelles, aux magistrats de la jeunesse et aux services de l’AAJ et de la Protection de l’Enfance, aux dispositifs français ITEP, à la Santé mentale, SSM et CMP, à la pédo-psy….parce qu’il met aussi le doigt sur les contaminations des organisations et des freins qu’elles engendrent.

Ch. Quittelier ne se pose pas comme clinicien mais il montre par les propositions qu’il est en mesure d’aider les équipes à passer de l’action éducative à la clinique éducative, de penser l’école comme productrice de bonne santé mentale alors que dans les constats il nous laisse voir ses côtés pervers.

« ….l’apprentissage de la parole qui parle de soi et des autres, celle qui permet de mettre le bon mot sur une inquiétude, une question, un doute, une blessure, un rêve. Oui, on doit apprendre à parler: ce n’est pas inné. Oui les communications non-verbales et l’écoute nécessitent un apprentissage au même titre que l’écriture et le calcul. » P 86-87

 Construire une autre école pour nos enfants. « Faire réfléchir le jeune sur son projet de vie dès sa rentrée dans le secondaire réduirait ces situations où l’élève sort essoufflé de l’obligation scolaire, sans projet de qualification»

 Si dans l’action politique, si sur le terrain on ne pense pas l’école dans ce qu’elle est instigatrice de développement personnel, pourvoyeuse de bonheur, de bien être dans le vivre ensemble et la citoyenneté, l’école sera boucémissairisée, rendue responsable de l’incapacité des jeunes à s’atteler à construire une société juste, sécurisante, solidaire, attachante et accueillante.

Ce livre va dans le concret des attitudes, des choix politiques, de la quotidienneté susceptible de mettre en marche cette société nouvelle que nous attendons, dans les faits, au-delà des discours. Cet ouvrage émerge d’une expérience humaine, d’un pragmatisme, d’une grande réflexion documentée et d’une éthique qui convient à nos aspirations.

Luc Fouarge

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Jeunesse et transversalités Rapport GT AWIQ 2007

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Protection de l' Enfance

Comment s’y prendre pour être aimé ?

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C’est la première question existentielle que se pose l’enfant. Cette réponse s’inscrit sous forme de décisions qui le guideront au cours de son existence. Il découvre des solutions au travers des réponses qu’il reçoit à ces appels, à ses demandes, en observant le monde autour de lui en, en écoutant en interprétant…. Je suis aimé à condition que….

Et plus le milieu dans lequel il évolue est insecure et plus il exercera ses facultés d’observation. Cela devient une question de survie lorsqu’il est question d’éviter la désorganisation et les coups quand les adultes autour de lui sont sous influences de produits, sont terrassés par la dépression…

Dans cette dialectique, il élabore petit à petit les mécanismes de défense qui lui permettront de minimiser les inquiétudes, les frayeurs et les angoisses. Il développera les méconnaissances précieuses et utiles pour se maintenir dans un pseudo confort.

Dans ce contexte, le prix et la nécessité d’amour diminuent tandis que les symptômes augmentent. Ces symptômes qui diminuent le sentiment d’insécurité et celle qui le    rapprochent de ses parents, sources vitales pour diminuer les inconforts, au prix des coups, si besoin.

L’AF accueille cet enfant là. On lui confie sans grand avertissement sur les accomodements qu’il a du faire pour rester vivant. Son mode d’emploi est complètement différent des siens, de ceux que l’on décrit dans les réunions à l’école. Si elle l’accueille à 5 ans, l’expérience de cet enfant dans l’exercice de son mode d’emploi très particulier est déjà très ancré et puissant. Il semble qu’on lui dépose un enfant ordinaire avec juste un peu de tristesse, de colère, de peur. Celà devrait se normaliser après quelques semaines d’un accompagnement stable, lui dit-on.

C’est faire peu de cas de la profondeur du sillon sur son disque dur d’aménagements particuliers qu’il du prendre pour être là, plus ou moins en bonne santé, aujourd hui.

Je comprends aisément que les AF en arrivent très vite à conclure qu’il ne prend rien. Ce qui signera la fermeture à une empathie ciblée sur la spécificité de la construction psychique de cet enfant. Ils pouraient bien s’engager dans un aménagement d’une distance émotionelle qui les protège tous les deux du risque de la proximité. D’autant plus que dans la représentation de l’accueil familial l’idée qu’il vaudrait mieux ne pas s’attacher persiste toujours. Un arrangement qui pourrait bien satisfaire l’enfant qui se défend et l’assistante familiale qui ne découvre pas comment lui donner ainsi que les services ASE relativement éloignés de la question des troubles de l’attachement. Un accomodement   « a-attachement » à un âge où l’enfant est encore en période de tentative d’accordage. Mais voilà que la porte vient de se refermer.

Il est possible de grandir sans un authentique attachement, mais au prix de mettre en couveuse de réelles pathologies de l’art de la relation humaine. Je vous peine peut-être en vous affirmant qu’ainsi nous participons à fabriquer les troubles du comportement qu’il nous sera compliqué d’atténuer.

C’est donc dans l’accompagnement des professionnels de l’ASE, des AF en priorité, par des éducs « contenants » qui ne s’effondrent pas, qui ne se défendent pas, qui en savent long sur leurs propres expériences d’attachement que nous devons investir. Ici s’infiltrent les questions de résonnances, de transferts, de projections…. qui demandent que les personnels participent à des rencontres qui misent sur le processus d’intervision. Sans cette tiercité, l’expérience de l’enfant pourrait bien supplanter le désir de l’AF et du TS d’offrir à l’enfant des réponses à ces besoins.   Pire, lui donner sans ménagement l’amour contre lequel il lutte pourrait bien le faire vomir et en faire un spécialiste du désamour.

La résilience repose sur le concept de tuteur de résilience. N’accèdent à ce statut que les intervenants qui bénéficient d’un regard tiers. Une tiercité qui les éclaire sur ce qu’ils ne peuvent voir d’eux même (résonnances et méconnaissances). Tiercité, si elle s’exprime dans la bonneveillance indispensable.

C’est en pensant aux réponses à ces questions que nous avons construit cette journée qui augmentera notre capacité à panser ces blessures du désamour

Luc Fouarge – Introduction à la conférence