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L’épi-scénario

Un autre compréhension du fonctionnement psychologique des personnalités dites « pervers narcissique ».

En lutte contre un système qu’elle perçoit comme hostile, elle entre dans une complicité avec une employée. Celle-ci, honorée ne perçoit pas qu’elle est sous emprise. Elle est invitée à mettre en œuvre des conduites vindicatives à l’égard dudit système.

Encouragée dans cette voie par la première, nourrie par cette reconnaissance elle pourrait bien commettre des actes qui lui seront défavorables. Elle agit « à la place » de la première. Elle en serait le bras armé.

 

Cet épisode d’épi-scénario est bien décrit par l’analyse transactionnelle d’Eric Berne.

Le scénario est ce plan de vie que nous construisons très tôt dans la vie de façon inconsciente sur base de ce que nous entendons, percevons, interprêtons. Cette construction est inconsciente. Elle nous limite dans notre rapport au monde. Ce scénario filtre les éléments de la réalité qui ne contribuent pas à sa réalisation. Il nous conduit à « préférer » la construction de liens avec des personnes qui contribueront à nous faire progresser dans ce scénario limitant.

L’épi-scénario est la mise en œuvre de ces conduites par personne interposée. Celle-ci accomplira la démarche scénarique de la première et en subit les conséquences.

Il m’apparaît que cette mécanique relationnelle inconsciente dans le chef des personnes qui en sont partenaires entre bien dans la compréhension de certaines personnalités dite « pervers narcissique ». « Repérée » cette personne lachera la seconde. Les effets sur cette dernière peuvent se limiter à des désagréments émotionnels … mais peuvent conduire jusqu’à la décompensation qui la conduira jusqu’à des soins psychiatriques.

 

Dans l’actualité je ne peux m’empêcher d’associer cette réflexion à ces jeunes « radicalisés » qui, pour partie, sont peut être passés à l’acte, conduis par cette mécanique infernale. Parallèlement à la sanction indispensable, un travail sur leur scénario sera indispensable si l’on veut qu’ils touchent l’empathie, l’altérité et une construction d’une morale personnelle qui puisse peut-être les réintégrer.

Luc Fouarge

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Colloque sur le Burnout dans le travail social Tournai

https://www.youtube.com/playlist?list=FLa20jikuHUFuu5eoM2Ibw2A

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… Jeunes, handicapés, seniors…. en boîte !

Lieux de vie, lieux d’accueil et d’hébergement… dans ces services, lieux de travail du non-marchand, on entend souvent ; « dans ma boîte »… Boîte évoque ce lieu où travaillent infirmiers, éducateurs, paramédicaux… et où vivent des personnes. Le mot boîte véhicule une dépersonnalisation des rapports humains orientés sur des objectifs de production, de rendement.
Lorsque l’objet de la tâche est production, compétition, concurrence les concepts habituellement portés par le vocabulaire commun lié à la « boîte » n’affectent éventuellement que les personnes embauchées et les objets ou services produits. Que la qualité de production soit enrobée dans un langage peu édifiant des personnes qui y travaillent ne gène généralement pas clients et actionnaires.
Mais les personnes qui vivent et séjournent dans ces lieux de vie, qui justifient la prestation de service qu’elles méritent pourraient bien mal vivre que les prestataires qui les accompagnent se distancient d’elles, que de Sujet elles deviennent l’objet d’une organisation de travail récupérée dans un langage de production.
Ces travailleurs qui participent par la qualité humaine qu’ils mettent dans les gestes techniques qu’ils posent en faveur des personnes… je les invite à résister. Le langage module nos postures, attitudes, ouvertures. Je les invite donc à refuser le langage qui « chosifie » les personnes que nous prenons en compte (et pas en charge).

Quand l’hôpital,le home, la maison d’enfants sera une « boîte », les concepts de production, mesurés, minutés dans des référentiels ne nous permettrons plus de nous attarder à écouter les états d’âmes des personnes qui y séjournent pendant que nous accomplissons un geste technique encodé, minuté. Dans cette période de compressions budgétaires ces outils pourraient affecter la disponibilité que demande la relation soignante. Elle ne sort pas d’une boite et ne se distribue pas dans une temporalité chronométrée.

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Le voile nous mène en bateau

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Les réseaux en quête de sens

Dans la Belgique fondée sur la subsidiarité de l’état, entendons que l’état ne fait pas ce que l’associatif peut mieux faire que lui, tant dans les soins que dans l’enseignement, les milieux chrétiens ont été majoritaires. Les laïcs ont pris une large place dans ce secteur, les religieux sont retraités.

Jusqu’il y a peu, la tension entre les deux secteurs se mesuraient entre autre, sur la transmission des valeurs, traduites dans ces dernières institutions par des postures de dons et contre dons. Un plus reconnu aux institutions scolaires et hospitalières chrétiennes.

Ce Plus est-il encore perceptible ?

Dans les hôpitaux, la logique gestionnaire prend le pas sur les directions médicales. Dans un couloir d’hospitalisation j’ai saisi des échanges entre infirmières, aides soignantes dénonçant le minutage attribué à telle ou telle intervention de soin. Un des actes ainsi encodé consiste en une intervention en chambre. L’une des plaignantes signalait que le temps entre l’appel du patient et le trajet pour s’y rendre n’était pas compté.

Cette réflexion me fait craindre que le temps que demande le réconfort qu’offre l’aide soignante ou l’infirmière à l’occasion d’un soin ne figure pas dans la liste des actes à encoder avant toute exécution. Cela, en dépit d’une réalité largement défendue, le climat psychologique, l’accueil, la compassion, le soutien et même l’affection font partie intégrante du soin.

Réflexions qui m’incitent à penser que cette logique gestionnaire est le cancer des soins de santé. Et si j’associe cette observation au concept de maladie iatrogène, je crains.

Récemment je participais à un souper organisé par le comité de parents d’une école « libre ». J’ai pris la mesure du clivage, partiel, entre ce comité de parents et le corps enseignant qui jadis ameutait toute sa famille pour remplir la salle. Plus d’un enseignant était absent. En son temps, le comité de parents était très actif dans la mise en actions de la communauté scolaire. Un climat de service qui unissait parents et instituteurs tant dans la réflexion sur les objectifs pédagogiques et éducatifs, que sur la réfection de l’équipement scolaire et les bâtiments.

Un juge me disait combien la déférence du jeune justiciable à l’égard des magistrats s’étiolait comme le respect à l’égard des enseignants… des personnes dont la mission doit s’exercer avec un minimum d’autorité, de respect. Qu’en est-il de la fonction éducative de l’école ? L’instituteur qui se mêle à la partie de foot de la récré serait d’un autre temps, participation au jeu qu’aujourd’hui on tolèrerait au « surveillant » éducateur.

Il se dit même que l’école n’aurait pas à intervenir dans l’éducation renvoyée aux parents. Dans les nouvelles familles l’éducatif est mis à mal. L’école semble démissionner de sa fonction régulatrice des disparités éducatives. Penser l’enseignement ne peut pas « désinclure » l’éducatif. L’école a un rôle à jouer dans la socialisation des jeunes pour soutenir leurs intégrations dans une société solidaire.

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Indispensable et douloureuses adolescences – Colloque ENSSYCOFA Lille – oct 14

L’autonomie est la capacité de gérer ses dépendances.                                                                 Les dépendances alcooliques restent très mal connotées.

Même dans les milieux de l’éducation spécialisée et du soin des « ressentis » chargés de colères ferment les dernières ouvertures vers une relation d’aide.

 

Les ados envahis par le doute sur leur image, en questionnement identitaire, peu sur d’eux sont des proies faciles pour les « vérités » qui closent le débat intérieur par les « prêts à penser » et les consommations magiques.

L’attrait de ces « prêts à penser » est mis en évidence de façon hurlante pour ces trop nombreux jeunes qui répondent à l’appel des sirènes djihadistes.

 

Ils se heurtent souvent à des discours catégoriques d’adultes paniqués usant de d’affirmations sentencieuses. Celles-ci tentent de camoufler le doute des adultes de références auxquels ils ne peuvent plus se cogner pour se construire.

 

La rapidité avec laquelle les adultes évoquent la dépendance aux nouveaux médias et réseaux sociaux traduit la méconnaissance des adultes repères face à ces nouveaux modes relationnels et/ou ces refuges. Les « éducateurs » sont dépassés par les jeunes dans cette modernité qu’ils ne savent pas encadrer.

 

L’ado sensible, anxieux à son insu, en quête de cadre ne reçoit donc pas les réponses qui lui permettraient de prendre la distance critique nécessaire quand il se hasarde et se perd dans des recherches de sens et de confort dans les consommations de produits et de médias.

 

L’adolescent est confronté à des adultes inquiets, anxieux. Les nouvelles réalités socioéconomiques, les peurs de l’avenir, l’insécurité, la déglingue politique et la déqualification de l’école qui fait un repli sur la fonction instruction larguant la fonction éducative …. tant que l’adolescent pourrait bien s’investir dans une quête de moyens de réassurer sa famille ou de la questionner. Dans les deux cas il est invité à une inversion des générations.

 

Avec ENSSYCOFA je souhaite que cette journée participe à proposer aux adultes des pistes pour penser avec les adolescents nos légitimes inquiétudes et de jeter un regard systémique sur les signes que nous adressent ces adolescents.

 

 

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« Ca va bien l’école ?  » Interview de Vincent CESPEDES, Philosophe.

http://www.ventscontraires.net/article.cfm/13669_vincent_cespedes___a_l_ecole_ca_ne_va_pas_du_tout_.html

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Faire mieux, faire plus…avec moins !

PDF Colloque Burn Out introduction LF 2 08.48.14

Quelques lignes pour introduire un colloque sur le burn-out chez les travailleurs du psycho-médico-social et de la santé mentale.

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Tournai – 21/11/12 – Colloque Franco-Belge sur le Burnout

PDF  Colloque_ENSSYCOFA-Nov2012

PDF  Colloque Burn-out Inscription-IMP140

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Intégration ou inclusion: « L’important n’est pas d’être comme les autres mais d’être parmi les autres » Daniel Tammet

En période de forum sur les risques de replis communautaires, il vaut mieux savoir de quoi on parle.

PDF  Integration-assimilation-exclusion

Le schéma pdf ci-dessus aide à situer le débat.

Le spirituel et le religieux touchent à l’émotion. L’intelligence est le résultat d’un subtil mélange de la raison et de l’émotion. Marre de ce discours qui au non de la rationalité nous voudrait coupé, clivé au nom d’un pseudo respect de l’intime. Le « djiad » du mouvement laïc s’écarte de son fondement qu’est la tolérance. Religieux ou non, dans le respect de la Loi, je nous souhaite la liberté de nous afficher avec nos émotions, nos intelligences qu’elles soient « confectionnées » dans une appartenance ou non. Je revendique la liberté pour tous de montrer ses filiations que ce soit au pied du beffroi, du clocher ou du minaret. Et je partage l’idée que les « prêt à penser », s’ils sont utiles pour certains, ne sont pas nécessaires.

Nous pouvons exiger l’assimilation des immigrés, dans ce cas ils doivent devenir nos semblables et nous ne changeons rien. Nous pouvons réclamer qu’ils soient inclus, dans cette hypothèse ils ne changent rien de leurs identités nous ne modifions rien à notre culture. Nous pouvons souhaiter l’intégration, dans ce cas, nous et eux nous modifions. Notre culture s’enrichit. Tout en gardant les valeurs universelles qui nous tiennent à cœur, nous enrichissons notre patrimoine de leurs apports. Pour ma part, je les remercie de ce qu’ils nous apportent, à notre demande.